‹ Recherches sur l'état de la médecine durant le période primitive de l'histoire des IndousChapitre 12 sur 15 · USAGE SUPERSTITIEUX DES PLANTES · texte numérisé non relu

USAGE SUPERSTITIEUX DES PLANTES

Telle est la première période, ou, si l’on aime mieux, la première phase de la médecine chez les Aryas ; quelques termes vagues d’anatomie; très-peu de physiologie; deux ou trois noms de maladies; nulle mention de moyens thérapeutiques; une seule allusion à un médecin; mais non plus ni dieu spécial de la médecine, ni prêtres médecins, et, par conséquent, ni temples dont on essaye de faire des cliniques, ni jongleries qui simulent un traitement (5). On y remarque seulement une foi pure, simple, naïve, enfantine en la puissance des agents du monde extérieur invoqués sous la personnification divine; un abandon absolu^ et certainement désastreux, du malade et de la maladie, non pas aux forces bien dirigées de la nature, mais à tous les hasards du mouvement pathologique. Cette première période de l’histoire de la médecine devrait plutôt s’appeler l’ahsence de toute médecine; cependant ce n’est pas, tant s’en faut, l’état sauvage; on entrevoit même durant ces siècles sans date quelques germes qui préparent à une intervention plus réelle et plus efficace de l’homme dans le traitement de ses maladies. Par exemple, dans les dernières sections du Rig-Véda^ l’invocation aux plantes prend un sens plus médical, quoique ce soit le prêtre qui fasse office de médecin, et que l’action des plantes soit en quelque sorte soumise à la prière du prêtre; toutefois, il ne s’agit pas seulement des plantes qui servent à alimenter le feu du sacrifice ni à fabriquer le Soma; du moins on en peut trouver la preuve dans l’hymne suivant que je prends plaisir à citer tout entier (6) •

(2) YIII, IV, 5; 14.

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