I, IV
(4) V. p. 22, note 1.
(5) Weber a publié, dans les Mémoires de l’Académie de Berlin, année 1858,2" partie, p. 313 et suiv., deux textes védiques sur les Omina et porienta, tirés, le premier, d’un des commeniaires (Adbhuta- Brâhmana) du Sama-Véda, le second, du xiir livre d’un commentaire {Sauçica sûtru) de VAikarva- Véda (cérémonies expiatoires pour différents prodiges, et présages). Dans le premier texte il y a (p. 321) un passage qui regarde la conjuration de certains symptômes précurseurs du mal : la perte d’appétit, les troubles de la digestion, l’insomnie, la somnolence, la faim canine, etc. l.es autres conjurations s’adressent aux accidents ou aux malheurs les plus divers de la vie.
(6) Vlll, V, 3. — On ne saurait déterminer dans quel sens les Eaux et les Plantes sont invoquées, VIII, II, 5; 10. — Cf. V, III, 15, 23 et V, iii, 16; 6.
Hymne aux Plante/s.
1. Je veux chanter les cent sept espèces de ces plantes antiques et brunes, qui, nées pour les dieux, ont vécu trois âges.
2. O mères, capables de cent œuvres merveilleuses, vous comptez cent espèces, vous comptez mille tiges. Préservez-moi de la maladie.
3. Réjouissez-vous, ô Plantes couvertes de fleurs ou de fruits. Telles que des cavales victorieuses, emportez-nous loin des maladies.
U. O Plantes, ô mères divines, voici ce que je vous dis : Pour vos présents, je donnerais mon cheval, ma vache, mes vêtements; je donnerais ton souffle même, ôPouroucha!
5. Votre demeure est dans l’Aswattha, dans le Palâsa. C’est de vous que nous tenons nos vaches et Pouroucha lui-même.
6. O Plantes, quand vous êtes réunies comme un conseil de rois, celui qui vous honore est à la fois prêtre et médecin ; il donne la mort aux Rakchasas, comme il chasse les Maladies.
7. Je chante pour raffermissement de notre santé toutes les Plantes, l’Aswâvatî, le Somavatî, roûrdjayantî, l’Oudodjas.
8. Telles que les vaches sortant du pâturage, telles sont les vertus de ces Plantes qui donnent tous les biens, qui inspirent ton souffle même, ô Pouroucha !
9. Vous avez pour mère Ichriti ; vous êtes faites pour la parure. Vous êtes vives et légères. Quand un homme est malade, c’est vous qui lui rendez sa force.
10. Tout ce qui nous entoure court à la maladie, comme le voleur de bestiaux court au pâturage. Les Plantes chassent la maladie loin de notre corps.
11. Quand, pour soulager la souffrance, ma main prend ces Plantes, l’esprit de la maladie périt, ainsi qu’autrefois Djîvagribba.
12. Telles qu’un roi entouré de son armée, ô Plantes, vous pénétrez dans nos membres, dans nos jointures, et vous en expulsez la maladie.
13. O maladie, tombe ainsi que le geai criard, le vent rapide ; meurs , ainsi que l’alligator.
iU. Réunissez-vous; prêtez-vous un appui mutuel. Toutes, d’un commun accord, écoutez
ma voix.
15. Qu’elles aient des fruits ou qu’elles n’en aient point, qu’elles soient couvertes de fleurs ou qu’elles en soient privées, toutes, enfants de Vrihaspati, qu’elles nous délivrent du mal.
16. Qu’elles me délivrent du mal que produit une imprécation, des liens de Varouna, des chaînes d’Yama, des fléaux que nous envoient les dieux.
17. J’ai chanté les Plantes qui descendent du ciel autour de nous. Que Pouroucha respecte notre vie.
18. O Somalatâ, tu es la reine de toutes ces Plantes abondantes et sages. Tu es la première parmi elles ; tu satisfais au désir et tu charmes le cœur.
19. O Plantes qui avez pour reine la Somalatâ, enfants de Vrihaspati, qui vous dressez sur la terre, donnez la force au malade.
20. Ne vous irritez point contre moi qui vous arrache, contre le malade pour lequel je vous cueille. Que chez nous bipèdes et quadrupèdes soient bien portants.
21. O Plantes qui entendez ma voix, et vous qui êtes éloignées , unissez-vous toutes pour donner la force au malade.
22. Les Plantes disent à Somalatâ, leur reine : « O reine, nous sauvons celui que nous recommande le prêtre. »
23. O Somalatâ, tu es la première parmi nous. Les arbres sont tes sujets. Qu’il devienne notre sujet celui qui nous attaque.