‹ Recherches sur l'état de la médecine durant le période primitive de l'histoire des IndousChapitre 5 sur 15 · LES MÉDECINS ET LA MAGIE · texte numérisé non relu

LES MÉDECINS ET LA MAGIE

C’est seulement dans une des sections les plus récentes du Rig-Véda qu’on rencontre un passage qui peut se rapporter aux vrais médecins. Le poëte, s’adressant à Soma, s’écrie, dans un hymne qui rappelle certains mouvements de la poésie élégiaque grecque : « Nos vœux sont variés, les œuvres des hommes sont diverses : le charron veut du hois, le médecin une maladie, le prêtre des libations (6). »

Dans la septième, et surtout dans la huitième section du Rig-Véda, on voit apparaître la magie ou les opérations artificieuses et trompeuses {déceptive, Wilson), mais non pas encore la magie qui usurpe les droits de la médecine. Il y en a de deux sortes : la bonne et la mauvaise; la bonne à laquelle président les dieux (7), et qui sert à combattre la mauvaise, celle des Rackasas et des Souras (8). Mais c’est surtout dans V Atharva-Véda que nous voyons la magie, ou du moins les jongleries sacerdotales (c’est-à-dire les imprécations et les actes conjuratoires , au lieu de la simple prière confiante et résignée), intervenir pour le traitement des maladies (9).

(1) V, IV, 19; 1. — V, IV, 20; l.— VI, IV, 3; II.— VII, IV, 7; 43. — VII, IV, 6; 16.— V, I, 13; 2. — Cf. VII, IV, 6; 16. — Vil, III, 10; 1. Par Tensemble de ses vertus, le Soma liqueur, et déification de cette liqueur, semble un rèmede tantôt physique, tantôt moral, tantôt naturel et tantôt surnaturel.

(2) VIII, V, 6; 10 ; Les vaches du sacrifice (c’est-à-dire les libations) sont un remède utile. — Voy. sur les sens multiples de ce mot vache, Langlois, t. I, p. 249, note 36; Pictet, Origines indo-europ., 2' partie, p. 57-73; et surtout Benfey, Gloss, du Sâma-Véda; Leipzig, 1848. Voce gô.

(3) II, I, 1; 5.{White-tinded skin,Wihon.)

VIII, II, 2; 12, (Les maladies, l’impiété, la jalousie, l’avarice.) — Cf. VI, iv, 11; 5.

(5j VIII, VIII, 14; 31.

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