‹ Recherches sur l'état de la médecine durant le période primitive de l'histoire des IndousChapitre 8 sur 15 · PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE, — IDÉE DE LA VIE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE, — IDÉE DE LA VIE

La physiologie indoiie n’est pas moins indécise que la médecine ; cependant, on y peut remarquer la trace de quelques notions qui se développent et prennent corps chez les Grecs. 11 semble que l’essence même de la vie, dans le Rnj-Yéda, comme dans Homère , soit V air; la vie s’échappe à travers l’atmosphère , soutenue et conduite par les vents à sa dernière demeure, et quelquefois rappelée par la puissance des dieux (3). Les Vasous {huit demi-dieux : feu, lune, etc.) mettent un souffle de vie ( asounjam) dans Agni, et, en plus d’un passage, il serait question ^esprit vital, de force vitale (4). Ce sont aussi le ciel, la terre et l’air qui rendent le souffle vital (5). On entrevoit aussi une théorie humorale où le souffle, mis au nombre des humeurs, remplace le sang (6) et où ne figure pas la bile noire. Plus tard, cette

(L) Indische Hansreoeln {Règles de la vie domestique), dans Abhandl. fur die Kunde des Morgenlandes, t. IV, cah. I, 1865 ; trad. du sanscrit par Stenzler : iii, 6, et iv, 1 .

(2) Voy. Pictet, Orig. indo-europ., 2® partie, p. 485 et suiv., sur la droite et la gauche, le sud et le nord. Nous retrouverons cette question à propos des philosophes anté-socratiques, et même a propos de l’incubation dans les temples d’Esculape.

(3) VIII, I, 13. — Cf, Weber, TÂttérat. indienne, p. 98; Pictet, Orig. indo-europ., 2® partie, p. 539-

(4) V, II, 4; 6. — Cf. IV, vi, 4; 2 strength verily, Wilson). — V, i, 13; 1.— V, iii, 2; 7. Je n’avance ces propositions, et je n’allègue ces citations que sous toutes réserves, car je me suis aperçu qu’en deux passages, par exemple (II, vu, 4; 4. — IV, vu, 2; 2), Langlois traduit esprit vital là où il n’en est pas question dans le texte, si je m’en rapporte à \Vilson. — Le feu vital, c’est le feu artiste, Agni-Twachiri (espèce de Prométhée) qui assemble et donne les formes (VI, vu, 5; 8), et qui, air chaud, les anime. — Cf. VIIL VIII, 42; 1. — C’est lui aussi qui procure la fécondité : V, i, 14; 19. — Le germe est en puissance dans l’homme comme le feu (Agni; ignis) dans Yarani ou bois du sacrifice; ce sont les agitations, les frottements qui dégagent l’un et l’autre ; cela ressort d’un grand nombre de passages. — Au moment où je corrige ces feuilles, la Gazette hebdomadaire (25 janvier) m’apporte un article de M. le docteur Liétard sur la génération et la vie, d’après le Rig-Véda, et j’y vois avec plaisir que nous arrivons à peu près aux mêmes conclusions. A mon sens, celles de M. Liétard sont peut-être trop positives ou trop exclusives, et l’ingénieux auteur ne tient pas assez compte, pour certaines parties du Rig- Véda, de l’intervention de Yair dans l’explication de la vie.

(6) Langlois traduit quelque part : Les mortels atrabilaires (III, ii, 1; 15); mais il n’y a rien de cela dans le texte, d’après Wilson.

théorie modifiée joue un grand rôle dans la pathologie, et c’est, comme on voit, à une date bien reculée qu’il faut en faire remonter les premiers indices.

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