GÉNÉRATION; — ENFANTEMENT; — SOINS AUX NOUVEAU-NÉS
L’opinion que la semence émane de la femme comme de l’homme se fait déjà jour (1). (c Quand le dieu ( Agni~Soma) , dit le poëte, s’étend pour le bonheur des hommes et développe avec force son énergique virilité, lui-même, invincible héros, façonne le sein de sa fille (la flamme ou la science sacrée). Alors, entre le ciel et la terre, ils se rapprochent, et le père devient l’époux de la fille ; ils laissent échapper dans l’air quelques gouttes de leur semence féconde et le foyer du sacrifice en est arrosé. »
C’est encore dans le Rig-Vécla que se rencontre, certainement pour la première fois, l’opinion que les enfants naissent à dix mois (2), opinion que nous rencontrerons désormais si souvent sur notre route : « Maître des bois sacrés (3), sors de ta prison comme l’enfant sort de la matrice de sa mère. O Aswins, écoutez mon invocation et délivrez Saptavvadhri {y étincelle ou le feu renfermé dans le bois)\... Porté pendant dix mois, sors du sein de ta mère enveloppé par les membranes utérines. Le jeune enfant est resté dix mois dans le sein de sa mère, qu’il en sorte vivant et fort ; que le fils et la mère vivent heureusement ! »
On peut croire qu’on lavait le nouveau-né aussitôt après sa naissance ; du moins, cela semble dit pour les animaux (4). — Au chapitre quinzième du livre des Règles de la vie domestique (5), on prescrit pour le nouveau-né du beurre et du miel dans une cuiller d’or; à six mois, on donnait de la viande de chèvre ou de perdreau, du riz, sur lequel on versait du beurre, suivant les souhaits qu’on formait pour le corps ou pour l’esprit de l’enfant; et, ici, il est bien difficile de distinguer le symbolisme d’avec l’hygiène (6).