‹ Recherches sur l'état sénile du crâneChapitre 11 sur 20 · C. Homme de 39 ans · texte numérisé non relu

C. Homme de 39 ans

M. Femme de 82 ans. . .

D. femme de 62 ans.

N. Femme de 83 ans. . .

E. Femme de 64 ans.

O. Femme de 84 ans. . .

Une autre série de crânes entiers, tous placés dans les mêmes conditions, nous a donné :

Femme de 40 ans.. . .

Femme de 55 ans.. . .

Femme de 45 ans. . .

Homme de 60 ans.. . .

Femme de 45 ans. . .

Homme de 60 ans.. . .

Homme de 45 ans. . .

Homme de 60 ans.. . .

Homme de 48 ans.. . .

Femme de 63 ans. . . .

Femme de 50 ans . . .

Homme de 65 ans.. . .

Femme de 50 ans.. . .

Homme de 70 ans. . .

Homme de 50 ans. . . .

Homme de 70 ans. . .

Femme de 55 ans. . . .

Homme, môme âge. .

Nous pouvons établir que, d’une manière générale, la densité est plus grande après 50 ans, quoiqu’elle ne s’accroisse nullement avec l’âge d’une manière proportionnelle ; ce qui fait, comme nous l’avons écrit plus haut,

.que pour les uns il y a' augmentation, pour les autres diminution dans la densité. « Chez les vieillards, dit Ribes, la grandeur des cellules du tissu spongieux est augmentée, la pesanteur et la densité des os sont diminuées...» et plus loin le même auteur ajoute : « en général... contre l’opinion généralement admise, j’ai observé que les os des vieillards sont moins denses, moins pesants et moins blancs que ceux des adultes ; la substance compacte dont ils sont formés extérieurement a diminué d’épaisseur; les cellules du tissu spongieux sont plus amples; les lames qui en forment les parois sont amincies, et les canaux veineux des os sont plus grands. » Mais Ribes se hâte d’ajouter : « Cependant, j’ai quelquefois trouvé les os du crâne épais, denses, pesants, blancs presque comme de l’ivoire, et les canaux veineux à peu près nuis... C’est une exception à la loi générale de l’ossification, et qu’on ne rencontre que très rarement... Ce n’est ordinairement qu’après la quarante-cinquième année que l’on commence à remarquer les altérations du système osseux. » MM. Briand et Chaude se bornent à dire que le tissu osseux « est plus dense, plus, sec, plus fragile. » Béclard admet aussi que « les os des vieillards sont plus denses, plus durs et plus fragiles que ceux des adultes, » et que « le tissu osseux devient plus dense par les progrès de l’âge, c’est-à-dire qu’il pèse davantage sous le même volume, ou encore qu’un volume déterminé d’os renferme un plus grand nombre de molécules osseuses. » D'une opinion opposée sont MM. Cruveilhier etLorain; d’après ce dernier auteur, « chez les vieillards les os sont moins durs, plus légers, plus friables. » Ces deux résultats en sens inverse, obtenus par des observateurs également consciencieux, tiennent évidemment à ce qu’on n’a pas suffisamment distingué l’atrophie proprement dite, par

disparition du diploé, que nous devons étudier dans la seconde partie de ce travail, de l’atrophie des lames occasionnée par le développement exagéré des cellules du diploé; or, il est évident que dans ce dernier cas la densité doit diminuer, tandis qu’elle augmentera nécessairement dans le premier. C’est ce qui a fait écrire à M. Sappey que « le poids spécifique des os atteint son maximum dans l'âge adulte. A mesure que nous avançons vers la vieillesse, il diminue, ainsi que le poids absolu, phénomène qui reconnaît pour cause la raréfaction croissante du tissu osseux. En disparaissant sur certains points, ce tissu laisse à sa place des cavités que remplissent des cellules adipeuses, et celles-ci se multipliant et s’agrandissant par les progrès de l’âge, il devient de plus en plus léger.... De 90 à 92 ans, les os subissent une raréfaction considérable. Le tissu compacte passe tout entier à l’état de tissu spongieux, de tous côtés envahi par les cellules adipeuses. » D’un autre côté, et dans ce cas il y a nécessairement augmentation de la densité, il peut se faire consécutivement, comme l’a indiqué Kollikër, un dépôt de substance osseuse dans la profondeur de l’os (sclérose), comme aux os plats du crâne. « En effet,' tandis que les phénomènes dont nous parlons ont pour effet la disparitiou du diploé dans les os du crâne du vieillard, les espaces formés se remplissent quelquefois d’une nouvelle masse osseuse, les sinus veineux et les orifices émissaires s’oblitèrent et l'os devient plus dense. »

Quant au poids du crâne, en considérant une série suffisante, on constate qu’il ne change pas sensiblement, la différence n’étaDt que de + 0,87, quantité tout-à-fafi négligeable. Chaque série comparée directement l’une à l’autre donne une augmentatation de 1,74 après 50 ans. Les hommes fourniront une perte de — 3,87, tandis que

chez les femmes l’augmentation sera de 9,34, ce calcul fait en mettant chaque série en parallèle; les résultats seront en sens inverse si l’on compare la moyenne de chaque sexe, après oO ans, à la moyenne totale; pour les hommes, en effet, on aura + 29,17, et pour les femmes — 29,43. Pour plus de détails, on peut consulter le tableau n° 10. De quelques recherches, Tenon et Dupuytren avaient conclu que le poids du crâne diminuait dans la vieillesse; nous venons de dire que ce fait n’a rien d’absolu.

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