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tiques, avec des temps d’arrèt, des poussées aiguës oùles lésions affectent une marche rapide, au milieu de complications, locales. ou de voisinage, qui pour un temps les masquent on les dissimulent.
c). La congestion habituelle des organes du petit bassin, continue chez beaucoup de sujets (constipés, hépatiques : Reliquet}, accrue par les efforts (miction, défécation difficiles), entretenue par le manque d’exercice, repos au lit, etc., comme par les excitations génitales, entretient à son
tour la congestion prostatique ; celle-ci exagère l’hypersécrétion et la stagnation glandulaires. En outre, la stase sanguine a sur les tissus de la prostate déjà fragiles, l'influence nocive qu'elle aurait sur d’autres ; par une transition ménagée elle conduit aux :
20 Causes locales et inflammatoires
a). Les infections aiguës (prostatites aiguës), même dans un milieu ainsi préparé par l'hypersécrétion et la dilatation des glandes, par la congestion prostatique, qu’elles soient d'origine vénérienne (blennorrhagique à gonocoques) ou qu’elles relèvent d'une urétrite simple, d’une intervention septique sur l’urèthre profond, ne sont pas toujours suivie de l’état chronique qui insidieusement presque, aboutit un jour à la prostatite spéciale du vieillard. En effet les inflammations très aiguës, avec ou sans abcès ouvert à l'extérieur, mais surtout avec phlegmon périprostatiques, entraînent habituellement la destruction fonctionnelle rapide de la prostate. Après quelques mois, l'organe est petit, ferme, sans noyaux; la compression
digitale n’en chasse aucun liquide. On dirait et on dit parfois qu’il y a atrophie ; en réalilé, il s’agit de destruction glandulaire par sclérose totale et diffuse. Les prostatites aiguës n'ont point toutes les mauvaises conséquences ultérieures que leur assignaient Hunter et J. L. Petit ; les lésions qu'elles provoquent aboutissent, au contraire, à un état prostatique qui diffère essentiellement de lhypertrophie sénile, bien que dans les deux cas, il y ait sclérose et étouffement des glandes ; d'ailleurs, ce fait n’a rien d’absolu.
b). Les prostatites subaiguës.
c). Les prostatites chroniques surtout, et parce que l’inflammation a eu le temps de retentir sur la trame musculo-conjonctive de la prostate et lui a permis de réagir avec tous ses moyens de défense et parce qu'elles évoluent encore à un âge et dans des conditions où tous les autres éléments favorables à la sclérose se trouvent facilement réunis, ont une action beaucoup plus certaine. L'épreuve du traitement rationnel permet seul de dire quelquefois quand, à la prostatite banale, fait place la prostatite du vieillard. Mais, il n’est pas une prostatite qui ne puisse aboutir à l'hypertrophie ; certainement des conditions particuliéres sont d'absolue nécessité pour que les lésions progressent dans le sens de la sclérose périglandulaire : l’hypersécrétion et la stagnation associées aux facteurs d'ordre général ; et, tout ce qui provoque et entretient la congestion du réseau veineux prostatique, tout ce qui provoque et entrelient l’irritation aseptique et surtout septique des cavités flandulaires, provoque également à la longue et, tout au moins favorise l'apparition et