‹ Recherches Sur L'Étiologie De La ProstateChapitre 15 sur 18 · PATES D · texte numérisé non relu

PATES D

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le développement de l'hypertrophie prostatique, se traduisant par une prostatomégalie spéciale avec toutes ses conséquences urinaires.

3° Causes générales

Les causes générales ont pris désormais leur place ; on sait aujourd'hui qu’elles ne suffisent point à elles seules et que leurs effets nuisibles isolés n’ont jamais été indubitablement observés. |

Elles agissent par l'intermédiaire de la sénilité dont elles hâtent les manifestations sur tous nos organes à la fois et d'autant plus activement que ceux-ci sont déjà plus fatigués et plus malades. LS à

Les troubles de la nutrition, qui ont pour conséquence la régression scléreuse des tissus, sont des signes d'usure sans réparation possible.

Dans le cas particulier, l'état local dirige et spécialise la marche progressive des altérations prostatiques de la sénilité; il en est de même vraisemblablement partout. De cette facon, on interprète l'influence héréditaire et familiale (si complexe qu'une étude à part devra un jour en être faite), l’action défavorable des maladies générales, infectieuses ou non, des intoxications (tabagisme), de la syphilis, de la diathèse arthritique. Une vie sédentaire, des excès de table, des abus alcooliques, conditions d'existence très ordinaires chez les vieux prostatiques, ‘amènent la sénilité avant l’âge. Ainsi des hommes relalivement jeunes, avec ou sans artério-sclérose (mais déjà prostatiques), sont atteints d'hypertrophie sénile alors

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que des vieillards très scléreux y bas oht Entre 50 et 44

70 ans on est particulièrement exposé à la sclérose périglandulaire. Plus tôt ou plus tard, elle est exceptionnelle ; plus tôt, parce que les transformations de l'organe n’ont pas eu les délais suffisants pour s’opérer ou parce que toutes les conditions favorables nécessaires, locales etgénérales, ne sont point déjà réunies ; plus tard, parce que la prostate subit une régression simple, que l'activité sécrétoire des glandes qu ‘elle renferme s'éteint peu à peu, en même temps que leur vascularisation diminue et que leurs muscles disparaissent, parce qu’en somme, il y a

physiquement et anatomiquement atrophie.

. Les causes énumérées ci-dessus, rapidement envisagées dans leur essence et leurs effets, se réunissent, se COMbinent et s'associent chez un mème sujet pour aboutir à l'établissement des lésions de l’hypertrophie sénile.

La sclérose périglandulaire progressive débutant à la faveur de certains événements, dans un certain milieu, à un moment donné, est la conséquence directe des troubles sécrétoires et excrétoires des acini glandulaires. Tout vient démontrer la justesse de ces opinions et le traitement logique auquel elles conduisent (prophylactique, palliatif et parfois curatif) leur servirait de preuve; ses résultats pratiques, actuellement partout connus, répondent d’une manière exacte à ce qu’on était en droit d’en

espérer et d'en attendre ».

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