‹ Recherches Sur L'Étiologie De La ProstateChapitre 16 sur 18 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

OBSERVATION I {(Résumée)

(Les glandes de l’urèthre, par ReLIQUET et Guérin, T. I, p. aide

M. A 65 ans environ, a eu des hémorrhoïdes fluentes quolidien-

nes, pendant plus de vingt-cinq ans qui ont cessé depuis sept ou huit

ans (novembre 1889) : rétention d'urine prostatique types, prostate

volumineuse et ballonnée, tendue, de consistance un peu rénitente,

sans induration ; au-dessus, accumulation fécale.

Les urines contiennent beaucoup d'acide urique.

Cathétérisme et lavage à l’eau boriquée et sonde à demeure. Evacuation de mucosités par-dessus la sonde. Puis on cesse l'emploi de la sonde à demeure, mais le malade continue à se sonder pour uriner.

Au bout de huit mois le malade urine seul, mais est obligé d’uriner toutes les heures et urine peu à chaque fois. Orchite avec suppuration. Reprise de l’usage de la sonde. Régime lacté absolu,

Au bout de dix-huit mois, le malade urine sans la sonde, il a des mictions abondantes et peu fréquentes, il lave sa vessie tous les soirs, la prostate est symétrique et très réduite, le malade en urinant vide presque complètement sa vessie.

29 décembre 1893. — A la suite d’un refroidissement le malade a un commencement de bronchite avec fièvre, les urines deviennent

plus rares et chargées d’urates, le malade est obligé de se sonder,

il est atteint à ce moment d’une orchite du testicule droit. « Au toucher rectal, la prostate est gonflée, légèrement tendue, la RELIQUET - 3

LH QUES par l’urèthre une

pression même légère sur la prostate, fait sortir Le dépôt d’urates

matière de consistance de blanc d'œuf, opaline ».

etles envies fréquentes d'urines persistent. 10 janvier 1894.— Au toucher rectal, on reconnaît que la pros-

tate a diminué, mais la pression fait sourdre un liquide jaune assez abondant. | se

17 janvier 1894. — Urines abondantes. Au toucher A on trouve que la prostate est diminuée et souple. Le liquide prostatique “est de transparence opaline. Les mictions ne se font plus que toutes. les quatre ou cinq heures. Ve

Le malade lave sa vessie tous les soirs.

OBSERVATION IL (Résumée).

(Les glandes de l'urèthre, par Rerrquer et Guérin, T. I, p. 295).

M. X..., 68 ans, 12 avril 1893. Urine fréquemment depuis deux ans, et se lève de quatre à huit fois pour uriner.

Depuis huit jours il n'urine qu'avec une sonde et urine ïe huit à douze fois par 24 heures. Ce malade, qui s’est sondé lui-même et sans consulter de médecin a eu pendant quatre jours de la fièvre et des frissons . |

« Au toucher rectal : grosse prostate avec saillies fluctuantes ; muco-pus sortant immédiatement après par le méat ».

Traitement : sonde à demeure et lavages de la vessie à l’eau bori: quée.

Le muco-pus prostatique sort par-dessus la sonde. On vide la vessie seulement toutes les trois ou quatre heures. | |

Au bout de dix jours la prostate est revenue sur elle-même, on enlève la sonde à demeure. Nouvelle apparition du mucospus en plus grande abondance, mais qui ne dure qu'un jour.

24 avril 1893. Traitement : quatre capsules de santal Midy, le malade urine seul et rend un gravier urique gros comme une lentille. Le

liquide prostatique devient opalin. La vessie supporte 250 centimètres cubes. On continue le massage de la prostate.

pr 1et mai 1893. — L'écoulement prostatique a cessé presque complétement et le malade urine seul mais continue les lavages de la

vessie.

OBSERVATION III (Résumée).

CT 6 | (Les Glandes de l’urèthre, par Reuquer et Guérin, T. I, p. 207).

5 0e M. X..., 64 ans, février 1894.

AS ++. Depuis quatre ans, urine souvent et parfois difficilement, surtout la Le :2 ;. nuit. Il continuait malgré son âge à coïter deux fois par semaine. Il À x y a quatre mois, le malade devient veuf et cesse de coïter. I1y a trois mois, rétention d'urine complète, le malade n'urine qu'avec une LT sonde et vide sa vessie trois ou quatre fois par jour. Douleur et sen- | sation de chatouillement allant de l'anus à l'extrémité de la verge. Écoulement purulent de liquide prostalique s'’accumulant en arrière k du méat. . ; 1 « Au toucher rectal : prostate ballonnée très volumineuse, des + mucosités prostatiques épaisses, purulentes et abondantes sortent par | le méat, surtout lorsque le malade est relevé après le toucher rectal. . Pas d’induration dans la prostate ; matières fécales grenues, dures, ‘0 dans le rectum ». -

Traitement : grands lavements et suppositoires (jusquiame et iodoforme).

‘1 27 février. — Accès de fièvre violent le matin, urines chargées £ de bourbillons muqueux prostatiques.

Le massage prostatique fait sortir du muco-pus.

Régime lacté absolu.

28 février. — Section du frein et débridement du méat qui laissait difficilement passer une sonde n° 18.

La prostate a diminué de volume ét la sonde passe facilement.

H n’y a plus de bourbillons:

de AE

| L 16 mars. — La prostate est très diminuée et souple, sauf au.

niveau des cornes et du bord postérieur.

A la pression digitale, on fait sourdre un liquide prostatique

presque normal.

Le malade est obligé de continuer à se sonder trois ou quatre fois

par vingt-quatre heures.

OBSÉRVATION IV. ECTS

(Les Glandes de l'urèthre, par Baugue et Guies, T. L 2 210).

« Voici le fait d'un homme de 84 ans, ayant une prostate énorme,

faisant saillie au périnée. Il était venu antérieurement depuis plu-

sieurs années, nous consulter à différentes reprises. On put chez lui

* | suivre la progression des troubles de la miction, à mesure que la Feng prostate augmentait de volume, I refusait toujours toute interven- . tion et n’acceptait même pas les grands lavements, bien que recon- à " naissant que lorsqu'il allait à la garde-robe, il en éprouvait du mieux, Homme très grand, très fort, très beau vieillard, ayant passé toute. OR sa vie dans une activité complète, physique et intellectuelle. Au premier examen, je reconnus de suite qu'il avait un prépuce très étroit,

bridant fortement le gland, étroitesse qui a toujours existé, mais qui a augmenté beaucoup avec l’âge; le méat. est étroit... Ce. malade | reste ainsi trois ans refusant tout traitement, ayant des envies fréte quentes d'uriner, et ce n’est que lorsque les douleurs en urinant te deviennent intolérables, surtout par leur fréquence, qu il se décida à | se faire soigner. Je fais d'abord le débridement du prépuce et du méat avec la cocaïne. A la suite de cette intervention, le malade

urine plus facilement, mais encore toutes les heures au lieu de toutes

les demi-heures. à PT

. Six jours après, je passe une sonde en caoutchoue, je retire très lentement un litre d'urine ; je laisse dans la vessie de l’eau tiède. Le

malade n’est sondé que toutes les cinq heures : de là un repos consi-

dérable. Chaque fois on laisse de l’eau boriquée dans la vessie. |

Tous les soins” aseptiques pour les sondes et le cathétérisme sont

- pris avec la plus grande rigueur. I n’y a pas la PART réaction

fébrile, Les mucosités prostatiques s’évacuent graduellement, spontanément, les bourbillons sont un peu épais, mais il n'y a pas de pus. Il y a près de lui un homme soigneux qui a parfaitement compris la nature et la minutie des soins à donner. Les grands lavements sont pris matin et soir régulièrement, de même les suppositoires (iodoforme et juéquiame) sont mis malin et soir, le grand lavement étant rendu. ; ue: | Tout va bien, le malade va à son cercle, y reste trois et quatre heures, et cela pendant un mois, jusqu’au jour où on se sert d’eau boriquée mal préparée pour injecter dans la vessie et laver l’urèthre. Alors apparaît brusquement un gonflement douloureux et considé- . rable de la prostate qui était revenue sur elle-même ; par le toucher, la compression de l'organe fait sortir par l’urèthe du pus; la vessie, au Jieu de se dilater, nécessite un cathétérisme de plus en plus fré-

quent, toutes les deux heures, toutes les heures. Il y a de la fièvre:

On est obligé de mettre la sonde à demeure, de maintenir le régime lacté absolu 11 se produit une orchite ; l'infection générale augmente de plus en plus et la mort arrive ».

« Cet exemple montre, de la façon la plus nette, que même chez

© Jes vieillards dont la prostate est très volumineuse, on peut voir se

produire la rétraction de cet organe par l'évacuation des produits de

la sécrétion glandulaire en rétention. On peut voir aussi ce fait, c'est que les tissds périphériques aux glandes peuvent revenir sur euxmêmes et que, même à un âge avancé, ils ne sont pas toujours arrivés à un degré de sclérose qui ne puisse être combattu (1) ».

(1) Reriquer et Gyépix : Les glandes de l’urèthre.

OBSERVATION V A e

è i a (Les glandes F. l'urèthre, par RRLIQUET et Guivix, T T. I, p. 249).

X..., 02 ans. Fièvre intense et orchite du côté gauche, la prostate Fe “est volumineuse et sensible au toucher. Le malade ne peut uriner | sans sonde depuis trois ans. Il a eu plusieurs hématuries. EL

Toucher rectal : prostate dure, mamelonnée, très tendue. La pres-

sion ne fait pas sourdre de liquide prostatique. État fébrile très net, traitement : lavages de la vessie et DE la-

vements. : à f. Î Huit jours après, le malade a évacué du muco-pus par lurèthre et

en évacue par la pression digitale. Le testicule est revenu sur lui-

HAN même. | A k

Le malade ensuite se met à uriner seul, ce qu li n'avait cposi fait de- En | puis trois ans, el continue à laver sa vessie. 5 ]

ir ; OBSERVATION VI (Résumée).

: | (Les glandes de l'urèthre, par RELIQUET et DHEA FE p.219) \ X..., 77 ans, a toujours eu une ne santé, et été un [gros man- PA geur. : \

Depuis deux ans, urine difficilement. RE | PERTE Depuis six mois, il urine presque continuellement, et les mictions sont très pénibles.

À Toucher rectal : prostate énorme, régulièrement augmentée de VO- S . lume. Traitement : sonde à demeure. > Ecoulement de liquide prostatique par-dessus la sonde à demeure

- que l'on supprime. La prostate diminue. re

Six mois après, le malade urinait quatre fois seulement par jour,

mais toujours avec la sonde et avait repris son régime habituel, :

OBSERVATION VII (Résumée). .

(Les glandes de l'urèthre, par Reriquer et Guérin. T. [, p. 7).

M. X..., 50 ans. Vient consulter le 7 juillet 4880. Il se plaint de mictions fréquentes et d’érections pénibles et prolongées, surtout la nuit. Il a eu plusieurs blennorrhagies.

Exploration de l’urèthre : rétrécissement au niveau du bulbe et de la portion membraneuse. Région prostatique très sensible.

. Toucher rectal : prostate volumineuse demi-molle, très douloureuse à la pression. En arrière du lobe gauche, on trouve une masse dure, conique, dont le sommet s'applique sur la muqueuse rectale, et qui donne la sensation d'un caleul.

Traitement : dilatation du rétrécissement et lavages vésicaux avec grands lavements. Ce traitement amène une amélioration rapide.

La prostate a diminué de volume, et la saillie du lobe gauche beaucoup moins dure, donne la sensation d’une vésicule séminale pathologique. dr

L'amélioration s'arrête dès les premiers jours d'août, c'est-à-dire au bout d'un mois. Le malade à de nouveau des érections pénibles et rend par son canal, en dehors des mictions, des masses muco-puru-

lentes et sanguinolentes.

La difficulté de la miction devient plus grande avant l'expulsion des

mucosités et des urines boueuses. :

- Le malade pratiquait depuis plusieurs années le coït incomplet. Orchite droite suppurée. Les mictions deviennent plus fréquentes. 1er juin 1881. L’expulsion, par la pression digitale, des substances

contenues dans la saillie placée derrière le lobe gauche de la prostate

amène une amélioration de deux jours.

La saillie prostatique se reproduit, et on prévoit qu’elle va s'ouvrir dans le rectum. Les mictions deviennent plus fréquentes et plus douloureuses, puis la tumeur s'ouvre dans l'intestin, et les troubles vési-

caux s’amendent.

e ( M ; { a FA RARES à GE AU nl é AE) Eee , de Nr AT

€ Dans ce fait, le début glandulaire et le peu d' extension du néoplasme en dehors des glandes elles- mêmes, ne nous paraissent point Are

discutables.

L'état glandulaire accompagnant l'évolution de la tumeur prosta= % “tique était seul perceptible. D'ailleurs, toutes les fois io 'artificielle- | ÀF . ment, par la pression du doigt. ou par le traitement, ou spontanément par l'ulcération de la tumeur vers le rectum, les phénomènes de stagnation et de rétention dans les glandes, des produits de sécrétion peu ou très modifiés, ont été supprimés, il y a eu une amélioration É notable dans les troubles fonctionnels de la vessie (1).

FREE | = OBSERVATION VIII Gémés). Re fr” sal l

te ARE (rés glandes. de l'urèthre, par ReuQUEr ET Gun, 1h IL, p. 13).

i re 4 À

M. Ko 65 ans, ancien médecin FA marine.

. En mai 1893, rétention d'urine complète. Il avait depuis HIS IenrAS RE mois des mictions fréquentes devenues à ce moment très douloureuses et presque continuelles. Il y avait de la constipation, de l'inappé tence et un amaigrissement progressif. / | Le cathétérisme avec une sonde molle est facile. On trouve au toucher rectal: une prostate volumineuse, tee et sensible à la tu pression, les urines sont troubles.

aie ; Le malade est soumis aux grands teens aux lavages de vessie. Régime lacté. ,

. Au bout de quelques jours il se produit un écoulement uréthral | abondant qui n'a pas cessé depuis, la prostate est moins tendue et Je moins volumineuse.

l La pression du doigt fait sortir du muco- pus. Amélioration si notable que le malade songe à reprendre ses occupations.

Juillet 1893. — Rechute. Rétention comme la première fois et

la pression sur la prostate ne fait rien sourdre au méat, Etant don-

Page 1