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(1) ReciQuer et GUÉPIN,
nés l’amaigrissement du malade et son teint jaune paille on redoute un néoplasme. |
Le malade s'améliore un peu, mais le malade urine toutes les trois heures et les urines sont chargées de pus. |
Septembre 1893. — La tuméfaction prostatique a ri onte le malade continue à se sonder. On constate de l’ædème de la cuisse gauche et la fosse iliaque g gauche est empâtée. Les envies d’uriner se rapprochent et le malade meurt après de terribles accès de suffocation accompagnés d’expectoration RON que l'on attribue Ce une généralisation du cancer. hs NE ÿ
OBSERVATION IX (Résumée).
- iQuérix, France médicale, du 40 juin 1898).
Cette observation a été rédigée en partie par le confrère qui en fait l’objet et poursuivie pendant dix ans (Reliquet et Guépin). Elle peut se diviser en trois périodes.
Première période. — Rétrécissement uréthral, coropérite, infection générale et manifestations rhumatismales.
2e période. — Uréthrotomie interne. Période où le Hanlace ne souffre plus et semble guéri. \
3e période. — Prostatite et hypertrophie de la glande.
Résumé de l'observation :
Première période.
M. X..., 55 ans (en 1887). Pas de syphilis.
En 1850, blennorrhagie qui devient chronique.
En 1851, empâtement du genou droit pendant six mois.
En 1853, rétention d'urines pendant 15 heures. L'écoulement uréthral persiste
En 1868, hydarthrose du genou g gauche pendant trois mois, avec rechute. Ecoulement uréthral grisàtre. Jet d'urine filiforme.
En 4870-74, le malade supporte bien les fatigues de la guerre.
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En 1876, myodinie de la région fessière et de la région plantaire
gauche. | En janvier 1882, hématurie pendant trois mois, avec douleur lom-
baire.
En 1883, hématurie beaucoup moins considérable. |
En 1881, myodynie dorso-lombaire et cervicale, puis douleurs artieulaires des membres inférieurs avec nn considérable dans le genou. Durée, deux mois. 3
En 1885, arthrite du genou droit. Augmentation de l'écoulement.
Mictions sont terminées par de petites hémorrhagies. Le jet est mince
et déformé et il y a parfois de l’incontinence après la miction. En 1886, quatre épididymites dont trois à droite. Le malade commence à s’infecter et s’affecte beaucoup. En juin 1887, il vient chez le docteur Reliquet qui fait le diagnos-
tie de rétrécissement pénien, coropérite, seplicémie urinaire conséeu-
ve è | ; Re » ñ . 2e période. — Uréthrotomie interne le 7 juillet 4887. Sonde à demeure no 17 pendant deux jours. Régime lacté et grands lave-
ments.
Les urines redeviennent claires et Kécoutement diminue, le malade ,
urine avec une sonde n°0 48.
Le malade reprend rapidement des forces et quatre mois après il a retrouvé son état de santé antérieur. Seul un léger écoulement urèthral persiste. :
Le malade cesse de se soigner et en 1888 fait deux orchites à gauche, puis s’infecte de nouveau et retombe dans l'inappétence et l’état nerveux dont l’urèthrotomie l'avait sorti. En 1893. Il recommence à se dilater et arrive au n° 21. 3e période. — Cette période commence en décembre 1896, le malade s’est négligé depuis cinq mois et les mictions sont fréquentes et douloureuses. Le malade a eu quelques petites hématuries à la fin des mictions, et a de nouveau un mauvais état général. f Toucher rectal : Prostate volumineuse, tendue et sensible. Cathétérisme facile avec une sonde no 49.
En avril 1882, nouvelle hématurie semblable à la première. F
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Traitement : sonde à demeure pendant quelques jours et. l'état général redevient satisfaisant. On supprime la sonde à demeure, mais le malade n’urine qu'avec une sonde. :
Juin 1897 : le malade a souvent de l'incontinence d'urine nocturne. ge
Cet état reste longtemps stationnaire : incontinence nocturne ; trop plein vésical facilement expulsé le jour par des mictions volontaires :
| urines claires ; appétit bon ; sommeil troublé par les douleurs dans les pieds et les douleurs à l’anus, dont les hémorrhoïdes sortent faci- __ : lement. La prostate est grosse et ferme mais peu sensible . En mars 1898, l'état général décline rapidement ; la langue se sèche, les forces diminuent, et la raideur des muscles du tronc augmente. Somnolence habituelle. Le malade meurt en quelques jours. « Nous avons voulu montrer l'évolution chez un même malade d’un __ rétrécissement urèthral et d’une hypertrophie prostatique ; l'infection de l'appareil urinaire, intense et chronique d'emblée ayant en somme persisté de 1850 à 1899 et entrainé à la longue la mort du malade ».
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