‹ Recherches sur l'évolution du signe de Babinski physiologique de l'enfantChapitre 6 sur 24 · AE PET LES · texte numérisé non relu

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tension, mais le réflexe est toujours vif, s’accompagnant habituellement de la contraction des fléchisseurs de la jambe.

Noïca (26) dit que, fréquemment, même à 6 mois, les réflexes cutanés, le réflexe plantaire notamment, . peuvent être analogues à ceux de l’adulte.

Zaïimowsky (27), d’après 220 observations, trouve un pourcentage d’extensions de 95 %, jusqu’à 6 mois, de 6 mois à 3 ans, cette proportion descend à 27 % contre 65 % de flexions, 8 % d’alternatives d’extensions et de flexions.

Krabbe (28) apporte une observation d’un fœtus de 4 mois #, chez qui l'excitation plantaire provoquait une flexion des 4 petits orteils, Le gros orteil restant immobile.

Rosenblum (30) recule jusqu’à 3 ans + les limites de l’âge où se produit l’extension, mais, après 1 an, rencontre de nombreux cas de flexion qui deviennent de plus en plus fréquents avec l’âge. Ses recherches portent sur 301 enfants. Dans ses tableaux, sur 24 sujets, de 1 à 2 ans, nous avons retenu 14 extensions nettes des 2 côtés; sur 17, au delà de 2 ans, il n’y a que 7 fois l’extension nette, 5 fois la réponse se faisait en flexion et était 5 fois variable.

Griffitch (31) accepte les conclusions d’Engstler et de Leri, le réflexe se produisant en extension, mais pense que la flexion plantaire peut apparaître avant 3 ans.

Bersot (32, 33) estime que la flexion est la règle; il la trouve chez des fœtus de 27 à 28 semaines, mais sans participation du gros orteil; de 34 à 36

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semaines, avec la flexion des 4 derniers orteils coïncide ou l’extension ou l’immobilité ou une flexion légère du gros orteil; il note, chez le fœtus, son extension spontanée. Chez le nouveau-né, mais seulement très peu après la naissance, l’excitation plantaire provoque la flexion des orteils qui étaient en extension, ainsi que celle du gros orteil. Mais bientôt, la réponse normale sera l'extension, qui subsistera jusqu’au neuvième ou douzième mois.

Mais il différencie, avec Minkowski, cette flexion du début de celle observée chez l’adulte, elle serait « une synergie de nature spinale, les relations de la moelle et du cortex sont trop rudimentaires pour qu'on puisse attribuer à ce phénomène une origine corticale. » Elle est de sens, mais non de type normal.

Minkowski (34, 35) examine 20 fœtus âgés de 2 à 5 mois, extraits par césarienne et placés pour l’examen dans une solution physiologique à 37 ou 40°. Il attire l’attention sur le fait qu’il n’existe pas, comme chez l’adulte, des réflexes isolés, mais des réactions qui se généralisent et sont très variables, pouvant prendre leur point de départ dans toute l’étendue des téguments. À 4 mois, il voit l’extension dorsale spontanée du gros orteil, mais il n’y a pas de réflexe plantaire.

Plus tard, la recherche de ce réflexe provoque la flexion plantaire des orteils, mais sans participation du gros orteil. Les réactions musculaires ne se limitent pas à un muscle, mais en gagnent d’autres plus ou moins proches. Une section haute de [a moelle laisse

subsister ces réflexes.

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Rudolf (37) trouve, pendant les 2 premières semaines, la réponse en flexion; après cette époque, elle se fait en extension, plus tôt chez les filles que chez les garçons. Le type adulte de la flexion s’établirait entre 2 et 3 ans.

Feldmann (38) recherche le réflexe cutané plantaire de 500 enfants et étudie, par des examens histologiques, l’influence du développement des voies motrices. Il admet qu’à la naissance la myélinisation est suffisante pour permettre la production du réflexe du type adulte en flexion, le signe de Babinski positif serait l’exception et dû à un contrôle cérébral insuffisant. [l considère comme réaction de défense la flexion dorsale du pied, avec ou sans extension du gros orteil.

Il n’obtient pas de réponse dans 15 % des cas; le rapport des cas de flexion à ceux d’extension est de 4 à 1 dans la première année, de 3 à 1 dans la seconde et la troisième. A partir de cet âge il ne trouve plus le signe de Babinski positif des deux côtés; sauf chez un enfant de 9 ans, capable de marcher correctement, mais qui marchait sur la pointe des pieds.

Recherchant l’influence du sexe, il trouve des résultats identiques chez les garçons et les filles, sauf dans la première enfance, où les cas de flexion sont plus nombreux chez les filles.

La prématurité donne plus de cas d’extension, mais seulement dans les premières semaines, cette influence disparaissant après 5 semaines.

L'extension est également plus fréquente chez les

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enfants mal développés, petits de taille et de poids. Mais il attribue ce fait à ce qu'il s'agissait souvent de prématurés.

Recherchant l'influence de l’alimentation et partant de ce fait que le lait humain est plus riche en lécithine que celui des animaux, l’auteur pensait, a priori, qu'il favorisait peut-être un développement plus rapide du système nerveux, mais obtient, dans ses recherches, des résultats contradictoires, puisque, dans le courant du premier trimestre, il note 41 % d'extension chez les enfants nourris au sein et 33 % seulement, chez ceux nourris au biberon.

Le froid et le sommeil sont deux facteurs contribuant à donner la prédominance numérique à l'extension.

Juster (39) établit un parallélisme entre le développement de l’enfant et l’évolution de son réflexe plantaire. L'extension est normale jusqu’à 9 mois, variable jusqu’à 2 ans & et devient pathologique après. Les variations sont surtout marquées après 13 mois.

Lantuéjoul et Hartmann (40) font porter leurs ‘observations dès le moment de la naissance.

Dans un premier groupe de 31 enfants, ne présentant à ce moment aucun mouvement spontané, ces auteurs, par une excitation très légère, n’obtiennent pas de résultat ou une flexion isolée du gros orteil; recherché, peu de temps après la naissance, le réflexe se manifeste en extension; une excitation plus énergique provoque des mouvements désordonnés des deux membres inférieurs et un retrait en triple flexion

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accompagné, le plus souvent, de la flexion du gros orteil et exceptionnellement de son extension.

L'extension isolée du gros crteil n’est apparue qu’ne réponse à des excitations assez fortes et coexistait souvent avec des alternatives de flexion.

Après 7 accouchements spontanés, les flexions duraient de 2 à 8 minutes.

Dans 6 présentations du siège, une excitation minima donnait la flexion, une excitation plus forte, l'extension du gros orteil.

Deux enfants, extraits après version, présentaient la flexion : dans un cas, par excitation minima; dans l’autre, où il y avait eu une chloroformisation assez prolongée, le réflexe était absent pendant 20 minutes.

Chez 11° enfants extraits par forceps, la flexion constante s’est, dans un cas, manifesté pendant 2 heures, dans un autre, pendant 4 h. &.

Après 9 césariennes, la flexion a été également observée. Chez un prématuré de 6 mois #, après la naissance, les extensions n’ont apparu qu’au bout de quelques minutes pendant lesquelles la flexion avait été notée.

Dans un deuxième groupe de 131 enfants, de 1 à 4 mois, ces auteurs trouvent, chez presque tous, le signe de Babinski.

La flexion est transitoire et n’apparaît que durant les premières minutes (10 à 15 environ).

De Angelis (41) s’attache à la recherche du réflexe cutané plantaire, pendant les premiers jours, chez 88 enfants. Il varie les conditions d’examen et constate qu’il n'existe pas de relations entre les résultats, le sexe, le poids et l’influence de la prématurité.

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La réponse normale est la flexion plantaire des orteils, mais cet auteur signale, cependant, que la première réponse accentue généralement la position des orteils au moment de l’excitation, cette position normale étant la flexion des 4 derniers orteils et l’extension du gros orteil. Les réflexes, toujours très marqués, manquent rarement et donnent un pourcentage de 57 % de flexions contre 43 % d'extensions.

Bolaffio et Artom (42) signalent la présence, chez le fœtus, de réflexes musculaires dès le troisième mois; ces réflexes lents ayant tendance à se généraliser . prédominent jusqu’au huitième mois et se produisent indépendamment du système nerveux central, qui a le pouvoir de les inhiber. Le réflexe plantaire fait son apparition au sixième ou septième mois et se présente sous deux formes : une superficielle, extension lente du gros orteil et une profonde, flexion lente de tous les orteils. La moelle, le bulbe et la zone motrice

sont excitables à la naissance.

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