‹ Recherches sur l'excrétion chez quelques annélides;Chapitre 12 sur 19 · RÉSUMÉ DE LA PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DE LA PREMIÈRE PARTIE

Donnons, en terminant celte partie du mémoire qui traite du Lombric, un résumé très concis des faits que nous avons établis et que nous grouperons dans un ordre autre que précédemment :

1° On rencontre chez le Lombric, comme produits de réserve, de la

1 Ce terreau a été prélevé en même temps que les vers.

2 Le dosage du platine a donné une teneur de 43,5 °/,, résultat qui, malgré son inexactitude, rend cependant très probable l'identification de la substance avec la méthylamine, car c’est celle-ci qui, parmi les amines, fournit le chloroplatinate le plus riche en Pt (41 LH) 9/0)

3 Un accident ne nous a pas permis d'obtenir, par comparaison du poids des cendres des vers avec celui des cendres d’une quantité connue de terreau, le poids approximatif du contenu des intestins. La grande disproportion qui existe entre les nombres obtenus permet néanmoins une conclusion sûre.

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graisse et du glycogène ; la première, constituée surtout par de l’oléine, est localisée dans les cellules ciliées de lépithélium intestinal ; le glycogène s’observe dans des cellules péritonéales et fournit, comme dérivé, de la dextrine.

2° On trouve chez le même animal, comme produits de désassimilation, de la guanine (dans les cellules chloragogènes, le tube moyen et le tube large des néphridies), de l'acide urique (dans des cellules péritonéales et des éléments de même nature situés entre les fibres musculaires de la paroi du corps), de la cholestérine (probablement dans tous les tissus).

Les cellules chloragogènes accumulent de façon continue des granulations de guanine et ne manifestent que périodiquement des phénomènes d'excrélion consistant en un rejet de substances solubles dans la cavité cœlomique. Accidentellement, leurs extrémités détachées tombent dans le cœlome et sont phagocytées par les amibocytes du système plasmatique.

Les cellules uriques constituent un « rein d’accumulation »; les cristaux mis en liberté accidentellement sont aussi capturés par les globules cœlomiques.

3° En général, les corpuscules solides qui normalement ou artificiellelement sont introduits dans le système plasmatique, sont éliminés par l’intermédiaire d’amibocytes de ce système: ceux-ci émigrent isolément à travers les tissus pour aboutir à l'extérieur, ou se fusionnent en nodules plus ou moins volumineux qui s'accumulent dans la cavité cœlomique, surtout dans les derniers segments et dans les vésicules séminales,

4° Les amibocytes du liquide hématique fonctionnent aussi comme éléments dépurateurs; chargés de produits d’excrétion, ils émigrent dans l’épithélium intestinal, y constituent les « cellules jaunes » décrites par les auteurs et tombent finalement dans la cavité du tube digestif,

5° Les parois de la néphridie excrètent exclusivement des matières solubles. Il ne pénêtre dans le canal béant de l'organe que du liquide cœlomique en faible quantité; mis en mouvement par le revêtement ciliaire de

diverses régions du tube, il entraine les produits puisés dans le système plasmatique par les cellules du segment moyen et de lampoule.

De plus, celles-ci sont susceptibles de reprendre au liquide du canal néphridien les substances assimilables provenant du plasma cœlomique entrainé.

6° Un amas phagocytaire, attaché au pédoncule du pavillon ciliaire, se

désagrège sur place; ses débris liquides et solides sont expulsés par le cana' néphridien.

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