CHAPITRE I
Observations sur l’excrétion chez Nephelis vulgaris. A. — STRUCTURE ET FONCTION DES ORGANES CILIÉS. La structure d’un organe cilié ! de Nephelis peut se définir sommairement comme suit : une couronne de cellules ciliées reposant sur un cylindre
conjonctif creux, que des travées rattachent à la paroi de la vaste cavité sanguine sphérique environnante.
1 Nous emploierons ce terme, introduit par Bousius, pour désigner l’entonnoir devenu indépendant de la néphridie,
La forme compliquée des cellules ciliées exigerait une description fort longue ; le dessin ci-contre en donnera une idée satisfaisante. Il montre que chacun de ces éléments comprend un corps a, supportant un bourrelet cylindrique à triple courbure b; ce bourrelet est couvert de grands cils vibratiles. La figure 24 (planche IV), représentant une coupe transversale de l'organe cilié au niveau des cellules en question, en montre des sections à diverses hauteurs !.
Disposés en cercle, ces éléments constituent par leur ensemble la couronne terminale de l'organe cilié. Fait à remarquer, qu'a déjà signalé Bozsius et dont l’origine nous échappe, semblable groupement de cellules ciliées comporte ordinairement un nombre impair M6: # — Nephelis vul-
ee a k garis. — Cellule ciliée d'éléments ? : sept dans le cas que nous avons repré- 4, lentonnoir. senté figure 24.
Le cylindre conjonetif creux sur lequel est implantée cette couronne est de faible épaisseur. Sa surface interne est couverte de cellules globuleuses à gros noyaux, à protoplasma dense, surtout autour du corps nucléaire, et dont les limites, nettes du côté interne, sont imperceptibles du côté opposé ; elles forment une strate à surface mamelonnée qui se prolonge
supérieurement entre les bases non contiguës des cellules ciliées (fig. 24). Disons enfin que du tissu conjonctif émanant de la charpente du cylindre revêt, en couche très mince, la face externe du corps des éléments de la couronne.
Tout cet ensemble est rattaché aux parois de l’ampoule par un nombre variable de travées ou piliers grêles, souvent ramifiés, dont la substance se perd dans le tissu de même structure qui limite la cavité sanguine. Ils
1 Cette figure n’est pas un dessin synthétique, comme ceux que BoLsius a combinés (p. 143) pour représenter des couronnes complètes sur les planches de son mémoire concernant Nephelis. Les cellules sont numérotées de 1 à T7, et les coupes se rapprochent de plus en plus de la base de la cellule correspondante, quand on les considère dans l’ordre suivant : %, 3, 1, 5, 4, 6, 1.
2 A. Grar (p. 178) signale néanmoins deux cas où le nombre des cellules ciliées était de huit.