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MARCHE DU SOLEIL

3. [Le soleil], après sa marche d'hiver, [revient en sens contraire], aliantdedroile(àgauche) (')jiisqu'au [borée] (nord) pendant 180 jours. [Après avoir passé deux] jours au borée, [où il marque] le solstice d'été, il marche du borée vers le nolos (sud), de [la même manière, pendant] 180 jours, jusqu'à ce qu'il arrive au [notos]. Après y avoir passé trois jours (2) et y [avoir marqué] le solstice d'hiver, [il fait augmenter le jour aux dépens] de la nuit, depuis le solstice d'hiver, jusqu'à ce qu'il arrive à Vapéliote (est). Là, à l'apéliote, le jour devient [égal à la nuit]; c'est l'équinoxe du [printemps. [Marchant] de l'apéliote vers [le bor'ée, le soleil ajoute encore] au jour, aux dépens delà nuit, -— d'heure pendant 90 jours, et au borée, le jour devient de 1-4 heures, la nuit de 10 heures : c'est le solstice d'été {^).

4. Ayant marqué le solstice d'été, le soleil marche comme vers le libs (ouest) (*) pendant 90 jours, en augmentant maintenant la nuit < jusqu'à ce qu'elle redevienne égale au jour > ; c'est alors l'équinoxe d'automne. Marchant du libs vers le nolos pendant 90 jours, il continue à augmenter la nuit aux dépens du jour de /s d'heure et, au notos, la nuit devient de 14 heures, le jour de 10 heures : c'est le solstice d'hiver.

5. Ayant marqué les solstices d'été et d'hiver, les équinoxes de printemps et d'automne, le soleil recommence le cours des jours, ajoutant tantôt à la nuit, tantôt au jour, constamment la fraction régulière, -^ de jour.

(1) Cette indication du sens du mouvement est populaire (de même, dans Homère, l'observateur des augures se tourne vers l'orient), sinon orientale; les pythagoriens et Aristote rapportaient la droite au levant, la gauche au couchant.

(2) Cette singulière représentation de l'anomalie, d'après laquelle le soleil serait tout à fait stationnaire aux solstices pendant deux ou trois jours, tandis que le reste du mouvement s'opérerait avec variation uniforme des longueurs du jour et de la nuit, doit être antérieure à toute observation réelle de solstice.

(') Le climat indiqué est celui de la Basse-Egypte.

(*) Proprement, le libs serait plutôt le couchant d'hiver, l'ouest véritable appartenant au zéphyre. Quoique les divers vents indiqués le soient suivant le sens de !a marche du soleil, opposée au mouvement diurne, il n'y en a pas moins un abus évident dans cette fiçon de distinguer les é^uinoxés de printemps et d'automne.

6. Les solstices ont lieu de cette façon, le jour et la nuit y devenant tantôt l'un, tantôt l'autre, soit de 14 heures, soit de 10 heures; en sorte que la différence entre la plus grande et la moindre durée est, pour l'un et pour l'autre, de 4 heures. C'est là la variation qui se fait dans le laps de six mois, suivant que le soleil s'approche ou qu'il s'éloigne pendant le cours de l'année de douze mois.

7. Aussi pour les astrologues n'y a-t-il pas d'accord avec les jours ni avec les mois helléniques. En effet, l'année du soleil est de 365 jours, celle de la lune est de [354] jours; car il y a dans l'année [13] néoménies où elle ne paraît pas, et de plus 10 autres jours ('); en sorte que la [lune] est en défaut de 11 jours.

8. Les astrologues et les hiérogrammates emploient les jours selon la lune, et ils fixent les fêtes populaires, les unes conformément à la loi, mais les Catachytéries (^), le lever du Chien et les Sélénées, suivant le dieu, en comptant les jours d'après les Égyptiens, qui n'en retranchent ni n'en intercalent jamais. Il ftiut d'ailleurs, en comptant les jours du soleil et de la lune par période de quatre ans, avancer dans le mois en ajoutant chaque année un quart de jour. C'est ainsi qu'on fait la distinction des genèses et des agenèses (^) en dehors des planètes.

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