‹ Recherches sur l'histoire de l'astronomie ancienneChapitre 31 sur 49 · Au bout de deux mois, il retourna dans son pays {^). Ses · texte numérisé non relu

Au bout de deux mois, il retourna dans son pays {^). Ses

(1) Né vers 408 (0',93,1), son àx|i.Tfî étant fixée plus loin, d'après Apollodore, 0',t03,

(*) Ceci suppose un premier voyage en Italie et en Sicile antérieur à 385. Eudoxe. qui n'avait pas de forLune, dut être défrayé par quelque ami plus riche, comme Chrysippe, fils d'Érinée (voir plus loin), qui fut son condisciple sous Philistion. — Callimaque est le poète, second bibliothécaire du Musée d'Alexandrie (milieu du me siècle avant J.-C). Ses Tables étaient un grand ouvrage bibliographique en 120 livi'es.

(^) Vers 200-175 avant J.-C. Sotion d'Alexandrie est une des principales sources de Diogène Laërce.

(*) Nom donné à tous les maîtres, mais proprement à ceux qui se faisaient payer leurs leçons. Eudoxe fut bientôt après qualifié lui-même de sophiste.

(*) Ici se présente dans le récit de la vie d'Eudoxe une lacune de quelques années, car son voyage en Egypte ne peut guère être placé qu'après 382, date du commencement du règne de Nectanèbe l", qui dura jusqu'en 364. On peut placer dans cette période les travaux géométriques d'Eudoxe et peut-être les observations de son parapegme (on montrait son observatoire près de Cnide, du temps de Strabon); il dut en même temps commencer à professer dans un petit cercle, car les amis qui se cotisent pour un jenne homme de cet âge peuvent être en même temps des élevés, comme son ancien condisciple Cbiysippe.

amis se cotisèrent pour lui permettre défaire en Egypte un voyage avec le médecin Clirysippe; il partit avec une recommandation d'Agésilas pour Nectanébos, qui le mit en relation avec les prêtres ('). Il passa seize mois avec eux, le poil et les sourcils rasés, et rédigea alors VOclaéléride (-), d'après certains auteurs. De là il alla exercer le métier de sophiste à Gyzique et dans la Propontide. Il se rendit aussi auprès de Mausole (^).

Puis il revint à Athènes, entouré d'élèves en très grand nombre, pour faire dépit à Platon, qui autrefois l'avait laissé aller (^).

88. On rapporte aussi que dans un festin donné par Platon, et où les convives étaient nombreux, il introduisit la mode de se placer en demi-cercle.

D'après Nicomaque, fils d'Aristote, il définissait le bien comme étant le plaisir (^).

On le reçut dans sa patrie avec de grands honneurs, comme le prouve le décret lendu en sa faveur. Il devint d'ailleurs très célèbre dans toute l'Hellade, lorsqu'il eut rédigé des lois pour ses propres concitoyens, comme le dit Ilermippe au livre IV Sur les sept sages (<^), ainsi que ses traités d'astrologie C) et divers autres ouvrages fameux.

(') D'Héliopolis et aussi de Memphis, La première ville jouissait d'une réputation spéciale comme centre scientifique.

(') Son parapegme, dressé sur une période fondée sur la durée de 365 j. {- pour Tannée solaire. Cette période, passablement compliquée en ce qu'elle ne ramenait l'accord avec la lune qu'au bout d'un cycle de 160 ans, fut expliquée par divers auteurs postérieurs ; de là les divergences sur l'attribution de VOctaétéride.

(•^) Tyran if'Halicarnasse de 381 à 357. Eudoxe put séjourner auprès de lui soit avant d'aller s'établir à Gyzique, soit, au contraire, lorsqu'il quitta Athènes, dans les derniers temps de sa vie, pour rentrer à Cnide.

(*) Vers 368, l'époque de Vacmé? Les récits sur les relations entre Eudoxe et Platon ne reposent certainement sur aucun fondement sérieux.

(S) Aristote (Morale à Nicomaque, I, xii, 5) : « Quant au plaisir (rjSovv^), Eudoxe » semble avoir habilement défendu sa supériorité; car si ce n'est pas un des biens «qu'on loue, c'est, disait-il, qu'il est au-dessus de ce qu'on loue; il en est de » même pour Dieu et pour le Bien, car c'est à ces termes de comparaison qu'on » rapporte les autres choses. La louange s'applique à la vertu, car c'est par elle » que l'on pratique ce qui est beau ; et les éloges sont pour les œuvres, qu'elles » soient d'ailleurs du corps ou de l'âme. — Cf. Morale à Nicomaque, X, ii. »

(*) Hermippe, disciple de Callimaque, écrivait dans les dernières années du IIP siècle avant notre ère.

C) On ne connaît comme titres de ces ouvrages que ceux cités par Hipparque,

Il eut trois filles, Actis, Philtis et Delphis.

89. Ératosthène dit, dans ses écrits à Bâton, qu'Eudoxe composa également des dialogues des morts ('). D'autres regardent ces dialogues comme ayant été écrits par des Égyptiens dans leur langue et seulement traduits par Eudoxe pour les Grecs.

Il fut le maître de Ghrysippe (^), fils d'Érinée, de Gnide, pour ce qui concerne les dieux, le monde et la météorologie; ce Ghrysippe apprit la médecine auprès de Philistion de Sicile (') et il a laissé de très beaux commentaires. Son fils Aristagoras eut pour disciple Ghrysippe fils d'^Ethlios, dont on connaît les médicaments de la vue, et qui eut Tintelligence des traitements naturels {*).

90. Il y a eu trois Eudoxes: celui dont nous parlons; un autre, de Rhodes, historien; un troisième, Sicilien, fils d'Agathoclès, poète comique, qui remporta trois victoires dans la ville (^), cinq aux fêtes Lénéennes, d'après les Chroniques d'Apollodore.

Nous en rencontrons encore un autre, médecin de Gnide, don|; Eudoxe, dans son Tour de la terre (^), dit qu'il recommandait sans cesse d'exercer assidûment et de toutes manières les articulations, comme aussi bien les différents sens,

Apollodore ajoute qu'Eudoxe de Gnide Horissait vers l'Olympiade 103, qu'il fut l'inventeur des lignes kampijles Ç^) et qu'il

le Miroir et les Phénomènes, et par Simplicius : Sur les vitesses. VAstronomie en vers épiques mentionnée par Suidas doit correspondre aux Pliénomènes d'Aratus.

(^) Le texte porte xuvwv ôiâXoyot (dialogues des chiens).

(2) Celui qui alla avec Eudoxe en Egypte (voir plus haut, 87) et qui était déjà son condisciple en Sicile auprès de Philistion. Il peut, au reste, avoii- été plus âgé qu'Eudoxe et, dans le voyage d'Egypte, avoir été le personnage principal.

(3) Voir plus haut, 86.

(*) Le texte est douteux et ohscur : tûv çvtTixwv OEwpr,iji.dtT«)v Cuô tyjv ôiâvotav a'jToû

ItîffÔVTtOV.

(5) A Athènes (les fêles Lénéennes se célébrant au dehors). — Apollodore d'Athènes, vers le milieu du IP siècle avant notre ère, avait écrit en iambiques trimètres un grand ouvrage d'oii sont tirés la plupart des renseignements chronologiques de Diogène Laërce.

(*) Le Tt;; irîptoSo;, grand ouvrage de géographie composé par Eudoxe et. souvent cité par les anciens (trois autres fois par Diogène Laërce); c'est à tort qu'on l'a attribué à l'historien Eudoxe de Rhodes. Quant au médecin de même nom que citait notre Eudoxe, c'était probablement un de ses ancêtres.

ij) Eulocius (sur Arciiimède, De spliœra et cylindro, II, 1) parle également des

mourut à oinquante-trois ans (*). Lorsqu'il vivait en Egypte avec Ichonouphis (') d'Héiiopolis, le bœuf Apis lécha son vêtement. Les prêtres en conclurent quil serait célèbre, mais vivrait peu; c'est ce que rapporte Favorinus (^) dans ses Mémoires.

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