CINQUANTIÈME OBSERVATION
Arachnitis de la convexité, de la base et des ventricules latéraux.—Sérosité trouble dans ces cavités. Première période. — Une femme de vingt-
huit ans, d'une constitution assez forte, est prise,
sans cause connue, d'une céphalalgie violente
C8) titution très-forte, entra à l'Hôtel-Died lé 33 juin 1817,
Depuis dix-huit mois, cet homme était plongé dans le plus violent chagrin, occasionné par la perte d'une place avantageuse ; il dormait pres que toujours, et depuis un an, il avait même les facultés intellectuelles un peu woublées. Examiné le joue de son entrée, il était dans l'état sui= want:
Vingt-sept juin : face rouge; yeux ternes, in= jetés; paupière droite plus abaissée que la gauche; bouche légèrement déviée à gauche; langue dans la direction naturelle, rouge, erou— teuse et sèche; assoupissement ; nulle réponse lorsqu'on l'interroge; loquacité par moment; mouyemens spasmodiques et tremblement des bras.et des doigts ; soubressauts des tendons ; il serré également des deux mains ; abdomen sensible à la pression. — Saignée du bras; vingt sangsues sur le ventre.
Le 28 : léger délire de loin à loin; du reste mème état comateux et spasmodique. — Saignée du pied ; huit sangsues derrière chaque oreille ; seize sur le ventre.
Le 29 : facultés intellectuelles libres, mais ne pouvant être mises en jeu, qu'avec une extrême leuteur ; réponses souvent incertaines ; la bouche nest plus déviée à gauche ; languetoujourssèche ;
Cago)
ventre douloureux ; accumulation des Lurinies dans la vessie, — Sérum; sinapismes ÿ cathétérisme. e UD 117
Le 30 : amélioration sensible; assoupissement
qui para Jui tre habituel ; chaleur respiration,
best dans l'état naturel; constipation."
Le sr. juillet ; continuation du mieux; ventre douloureux, ce:qui paraît tenir an meilleur/état des facultés intellectuelles qui lui permettent de. percevoir les sensations, — Huile dericin.
Le 2: pointde changement, — Huile de ricin.
Le 3 : état général de stupeur; réponses em barrassées et moins justes que la veille; ilserre avec les deux mains, qui depuis plusieurs jours ne sont plus agitées de mouyemens convulsifs; ventre et épigastre douloureux; Don sèche, HUGUÈREAG longs soupirs. v
Le 4 : anéantissement onpltdi Rae tellectuelles ; nulle réponse aux questions qu'on lui adresse : il paraît souffrir lorsque l’on coms prime l'épigastre, et tire la langue lorsque l'on frappe sur le menton. Point de fréquence au pouls ; chaleur naturelle; affaissement de tous les traits de la face. Mort la nuit. =" 2 |
Duverture du calavre. — x. L’arachnoïde qui recouvre les hémisphères du cerveau , était épaissie et plus résistante que dans l'état naturel: entr'elle et Ja pic-mère existaitunc-exsudatién" dé
Can) sérositéenpmticépaissie etsous la forme dé gelée; cette exsudation prenait l'aspect puriforme sur les faces latérales du cerveau, et surtout à la base du lobe moyen , où cet état” était beaucoup plus prononcé ét où la membrane était beaucoup plus dense,
29: Dans intérieur des ventricules latéraux, qui étaient très-dilatés par de la sérosité lactes= cente, l'arachnoïde étaitrugueuse | couverte dans toute son étendue de petits tubercules brillans ; comme des grains de sable très-fins, semblables à ceux que l'on trouve à la suite des pleurésies er des péritonites chroniques./Le troisième et le quatrième ventricules en étaient également couverts, ce qui donnait à toute cette PES aspect chagrmé. part
— La muqueuse de l'estomac et des i intestins grèles était épaissie ; et partout d'un rouge brun ou grisätre.
CINQUANTE-DEUXIÈME OBSERVATION, Arachnitis des parties latérales, de la base ot des
quatre ventricules.—Sérosité floconneuse dans ces cavités.
Un ‘homme dé quarante-six ans, re tempérament sanguin, ‘adonné aux boissons spiri= tucuses, éprouve de vifs chagrins:
Le 14 août, ilse Fiat delete de eoliques, d'une douleur assezvive au frontet à l'occiput, laquelle s'accompagne-de surdité de l'oreille gauche et de soif ; sans chaleur dela peau ni fréquence du pouls. Me tée.
Le 15, deuxième jour : la céphalalgie se concentre vers le front ; des évacuations abondantes font cesser les Re Application sur Ja tête de compresses trempées dans de l'eau froide ; pl:
* diluves, — Atrois heures de l'après midi} mou vemens convulsifs spontanés; renversement des yeux; délire violent; vociférations Ab huit heures , cessation des cris; soubressauts des tendons ; roïdeur desmembres ; sensibilité au pincés nulles réponses ; respiration tranquille, par fois suspirieuse. Adix heures pouls sans fréquence, régulier; face ni pâle ni injectée ;. chaleur natu= relle; régurgitation de Ja boisson, — Layement antispasmodique ; sinapismes aux pieds. Même état la nuit.
Le 16 : entre huit et neuf heures, il recouvre momentanément connaissance, il'indiquela pois trine, comme étant la plus affectée. "A" dix heures et demie, assoupissement profond; ho quet; vomissement de matières jaunätres. À midi on le transporte h la charité, — Saignéerdurpied. — On croit observer moins delsignes de sensibis
(393) lité du côté droit et une plus grande dilatation de la pupille gauche ; respiration fréquente, labo vieuse; mucosités écumeuses dans Ja bouche; pouls intermittent. Mort à huit heures du soir.
Ouverture du cadavre. — 1°. Les méninges injectées offraient à la face inférieure et sur les côtés du cerveau des traces d'une inflammation manifeste. Une matière puriforme tirant sur le jaune et sur le vert, tenant le milieu pour la consistance, entre les liquides et les solides, était int e entre l’arachnoïde etla pre-mère, L'inflammation s'étendait à tonte l'arachnoïde de Ja moëlle allongée.
22 Les ventricules latéraux contenaient cliacun, deux à trois onces d'un Jiquide louche, semblable à du petit lait clarifié, dans lequel nageaient quelques concrétions albumineusés ; un liquide semblable, mais en petite quantité occu— paitle troisième et le quatrième ventricules. — L'arachnoïde spinale était saine,
— Poumons sains. — Estomac contenant sept à huit onces d'un Jiquide trouble et brunûtre, légère rougeur de la portion de la muqueuse qui” avoisine le cardia.
( Dr. Comes, Journal de Médecine.
(295 ) ce qui est au contraire excessivement commun chez les premiers. L'inflammation des ventricules rentre essentiellement dans celle de la base comme nous l'avons vu précédémment. Il nous suffira done de quelques faits pour prouver des propositions que la plus grande partie de nos ob-
servations confirment.