‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde cérébrale et spinale, ou, Histoire théorique et pratique de l'arachnitis (volume 2)Chapitre 45 sur 66 · CINQUANTE-TROISIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

CINQUANTE-TROISIÈME OBSERVATION

Ærachnitis de læ face interne des hémisphères céré-

braux et de la base. — Sérosité dans les ventri= TE

Première période. — Montant, âgé de quatorze ans, éprouvait depuis trois semaines ; ‘de Ja toux et de la céphalalgie, lorsqu'il fut conduit à l'Hôpital des Enfans. Quelques jours après, il est pris de vomissemens spontanés : le léndemain, face colorée; yeux sensibles à la lumière surtout le gauche, ce qui existe depuis cinq à six jours; céphalalgie très-forte ; symptômes gastriques. — Douze sangsues à l'épigastre ; boissons délayantes. — Le soir, augmentation de la cé phalalgie. -

Deuxième période. — Le 3 mai : Insomnie ; céphalalgie plus forte; face rouge ; tendaace à l'assoupissement ; chaleur naturelle. — Emulsis camphrée avec liqueur d’Hoffmann. — Assoupissement toute la journée: délire Ja nuit.

Ja face interne des héisphères 2°. Epaississement, opacité recouvre la protubérance an

brane présente de petits points blanchâtres comme des têtes d'épingles, Elle est un peu plus dense que dans l’état naturel.

— Adhérences anciennes des plèvres. — Estomac dans l’état naturel. — Rougeurde plusieurs points de la muqueuse des intestins grêles, “qui dans quelques autres , offre des granulations.

206. Ce malade nous présente tous les symp= 1ômes que nous avous donnés comme appartes nant à l’arachnitis de la base, et en effet, la phlegmasie de certe région est celle qui domine de beaucoup sur les autres. Quant au délire qui eut Jieu dans la journée du cinq, et qui avait déjà paru dans la nuit du troïs au quatre, il se rapporte pour nous, à l'inflammation de la face interne des hémisphères.

Les trois périodes sont assez bien dessinées et assez distinctes. La première commence avec la céphalalgie et se caractérise, par ce symptôme, par les vomissemens et par l'irnitabilité des yeux. la deuxième débute avec l'assonpissement : le délire, Ja dilatation des pupilles, l'agitation, le trismus en sont les principaux phénomènes ; la troisième estexprimée par le coma profond, le renversement de la tête, etc.

207. Nous ferons remarquer deux symptômes particuliers dans cette observation :la différenca dans la dilatation des pupilles, et leur contracs

tion profonde erlibre. — Trois grains d'émétique qui font beaucoup vomir et soulagent la tête: mais la céphalalgie ne tarde pas hreparaître. Les pupilles se dilatent et sont peu contractiless ! Jusqu'au huitième jour; lessymptômes restent à peu près les mêmes. — Pendant ce tems on ap+ plique à diverses réprises des sangsues au col, âux genoux et aux pieds; on donne le petit lait émétisé , on fait une saignée du pied et l’on ap+ plique un vésicatoire à la nuque, et des snèpu mes aux jambes.

Le neuvième jour : augmentätion de tons les symptômes. — Quinze sangsues au col ; frictions avec demi-once d'onguent mercuriel; nn) sur Ja tête ; sinapismes.

Troisième période. — Le dixième fée nulle réponse ; la malade ne peutnullementse mettre en rapport, elle montre cependunt encore sa langue; la tête se renverse davantage en arrière, Le soir, swabisme; papilles immobiles, — Prais tement id.

-Le onzième jour: même état. —Pétit lait émé= tisé ; frictions mercurielles. — Toute la nuit, flux de salive. La respiration devient stertoreuse ; l'insensibilité et l'immobilité deviennent complètes. Mortle douzième jour an matin.

Ouverture du cadasre. — 1°. Vaisseaux de la tête gorgés de sang.

C301 ) âgé de soixante-cinq ans, d’ane forte constitution, garda une journée entière ses vêtemens mouillés par la pluie ; deux jours après, le'8 jan= vier 1817, frissons assez développés ; céphalalgie intonse ; soif ardente.

Le quatrième jour : entré a l'Hôtel-Dien , dans l'état suivant :

Céphalalgie générale très-vive ; face très-rouge, semblable à celle d'un homme ivre; fièvre violente; la partie postérieure et supérieure droite du thorax rendaitun son obscur h la percussion; pas de toux remarquable. — Douze sangsues derrière les oreilles, et sur le côté droit du thorax ; sérum ; sinapismes aux pieds ; après les sangsues une large saignée du bras fut pratiquée.

Deuxième période. — Le cinquième jour : céphalalgie un peu moins vive ; abattement ; assoupissement dont on retire le malade avec assez de facilité; légère obscurité de l’entendement; face. moinsrôuge; traits de la face tirésà droite ; parole embarrassée; pouls moins résistant, irrégulier intermitent; langue sèche erbruneà son centre.

= Camphre douze grains ; vésicatoire au col. — Le soir, exacerbation forte. — Suignée du pied.

Le sixième jour : coma vigil ; pouls plus irrégulier; du reste méme état. — CGamphré, deux

-scrupules en deux lavemens ; muse huit grains.

Le septième jour : respiration courte, embar-

rasée. — Café.

208. Quoique ce malade aît présenté une puralysie de la paupière gauche etune déviation des traits dé la face à droite, symptômes qui s’accordent parfaitement, nous ne reconnaissons h l’autopsie aucune lésion partielle , capable de pouvoir nous reridre an compte satisfaisant dé ces phénomènes paralytiques. La forme comateuse l’a einporté sura forme délirante; les diverses altérations de l'arachnoïde et l’épanchement dans les xentricules, sont tout à fait en rapportavec cette prédomiriance du coma : mais un symptôme qui se trouve entièrement opposé avec les désordres DATÉE , et qui parait bien difficile à expli= quér, c'est l'état de rétrécissement des pupilles, le jour de Ia mort, avec la coïncidence d'une bydropisié abondante des ventricules:

Le fait suivant va nous offrir larachnitis dé la convexité coexistant avec celle de la basé, chez ün enfant qui succomba avec une rapidité étonnante, après avoir cependant présenté un délire violent.

CINQUANTE-SIXIÈME OBSERYATION.

Arathnitis de la convexité et de la base. — Sérosité lactescente dans les ventricules.

.… Courtin, âgé de dix ans, d’une mauvaise constitution, étaitaffecté d'une teigne faveuse, poux

moindre quantité à la basé qu'au sonimet du cerveau.

2°. Les ventriculés contenaient environ quatre onces de sérosité lactescente. — Les organes de la poitrine étaient sains. — La muqueuse intestinale était rouge. (De. Mitivié. Dissertation).

209! Ce sujet a succombé dans une seconde pésiode , avant le développement du coma ; cependant nous trouvons ane assez grande quantité de sérosité dans les ventricules, ce qui prouve que ce symptôme ne dépend pasuniquement decette cause, comme nous-lavons déjà dit; ce fait est encore très-curieux par la coïncidence de l'ara= chnitis de la convexité à cet âge.

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