‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde cérébrale et spinale, ou, Histoire théorique et pratique de l'arachnitis (volume 2)Chapitre 46 sur 66 · SECTION HI · texte numérisé non relu

SECTION HI

Symptômes particuliers.

210: Nous avonseximiné l'influence des causes relativement à la production de l’arachnitis cé rébrale ; nous avons fait seutir de quelle valeur elles étaient, pour conduire le praticien à la connaissance d'un diagnostic plus assuré ; delà nous sommes passés à l'étude de cette phlegmasie, “d'après les diverses régions de l’arachnoïde suse cepübles d'en être attaquées , et nous avons déterminé les caractères propres à chacune d'elles; enfin , vous avons présenté l'inflimmation dé

C3o1 ) c'est dans e.cours dela première période qu'elle est Ja plus vive, ceue période étant celle où le cerveau pe de Ne danses

tes libre , dans l'arachuitis de, la buse et dans celle des ventricules, il eu résulte naturellement que les malades accusent encore de Ja douleur de tte, à une époque très-ayancée de la maladie. 212. Le délire ; symptôme, entièrement sym= pathique qui forme, comme on Je sait, un des principaux moy. cüon.de l' i de a convexité, ayantiété, traité À fond dans différens articles, : n'exige plus aucun détail dans celui-ci; cependaut mous ajouterons une re marque à ce que nous avons déjà dit à son sujet: de mème que £'est le cerveau qui délire dans l’a rachnitis , de même aussi ce sont les fonctions de get organe qui sont suspeudues dans le coma ; et comme dans la phlegmasie qui nous occupe,

tté considérable de liquide se trouve aceumulée, danses ventricules , iLen résulte un état de com pression de l'organe pensant, laquelle contribue, pour beaucoup àparal yser l'intelligence, au lieu, de la woubler comme cela a lieu dans l’arachnitis,

(31) et le cinquième environ de la douleur de tête, il était dans l'état suivant :

. Cinquième jour : rougeur des çonjonctives ; céphalalgie vive ; érysipèle de la face ; abatte-" ment extrême ; insomnie ; fièvre forte.

Deuxième période. — Le sixième jour: rêvasseries ;insommie; augmentation de la céphalalgie; agitation. —Saignée.

Le septième jour: délire violent; immobilité complète du bras gauche ; soubresauts du côté droit; irrégularité du pouls ; fétidité de l'haleine.

Troisième période. — Huitième jour: coma profond. Mort dans la journée. L'érysipèle fit des progrès jusqu'a l'instant de la mort:

Ouverture du cadavre. — Tissu cellulaire sabjacent aux parties affectées d'érysipèle, infiltré de sang et de sérosité puriforme, ji

1. Arachnoïde injectée, épaissié sur la fucé supérieure du cerveau: la portion qui tapisse la fosse temporale droite, était couverte d'une matière purulente grisâtre, :

2°, L’arachnoïde était plus rouge à la base que partout ailleurs. Vers la gouttière basilaire elle était de plus, opaque et infiléé d'une sérosité jeunâtre.— La portion du cerveau qui vers la base correspondait à l'arachnoïde enflammée , présentait une teinte légèrement rosée.

(Observationcommuniquée par M. Récamier.)

(313) malade au bouillon aux herbes avec addition de sulfate de sonde.

Le vingt-quatrième jour: éxaspération de tous les symptômes ; abattement extrème ; pupille droite dilatée ; affaiblissement très-marqué des membres du côté droit, mais sans la moindre diæminution de la sensibilité ; coma profond. —On applique une couronne de trépan sur le lieu de la plaie ; la dure-mère incisée, il ne s’en échappe que quelques gouttes d'un pus épais et blunchätre; vésicatoires ; sinapismes, — Mort dans la nuit.

Ouverture du cadavre. — 1°. Tissu.cellulaire du voisinage de la plaie infiltré de pus, On en trouxe également une petite quantité entre, Fos er le péricrâne, ainsi qu'entre le crâne et la dure-mère qni est décollée dans le voisiange de Ja blessure. |

2°, C'est surtout dans la cavité de l’arachnoïde que le pus se trouve réuni en plus grande quan tité; il recouvre toute la surface supérieure de l'hémisphère gauche du cerveau, et s'étend sur toute Ja face de la grande faulx du même côté, tandis que du côté droit de cette cloison il n'en existe que wès-peu. Dans tous ces points, le pus est blanc, opaque, épais et adhère intimement à J'arachnoïde, La séreuse sur l'hémisphère droit est saine ; la surface du cerveau correspondant à cet épanchement, «est rosée dans sa portion la

(35) chement avait lieu sur les deux hémisphèrés, mais du cdté droit il s'étendaitjusqu'ala ne HERE — Le cerveau était sain.

(Dissertacion due D: Hérpin).… \ SoxANTIÈME OBERYATION. | Ærachnitis de la convéxité ds hémisphères cérébraux,

—Épanchement purulent FHENREE droit, —

Hémiplégie à gauche,

! Un homme ie un sabre sur le côté droit delà tête : la pla Fr convenablement

marche d'une ste sati aisante jusq A si xième jour, et nuls, particuliér n'a lien.

Première période. AR ‘septième jour de la blessure , le malade se plaint d’une légère cé- COTE s'ilest pris de vomissemens bilicux; il se développe un peu de fièvre.—On pratique deux larges saignées. de À BE Le huitième jour ; augmentation” dès syimptômes relatés ; insomnie ; agitation € sxpves Le néuvième jour: éph alalgie excessivement vive; ‘ältérations dés wait ‘du visage.

D AEEE à jour: aux symptômes précédens viennent se joindre des vomissemens et un com=

Ana hémiplégieh gauche} l'intelligence

réste nb Troisième fée. = — Le ounènie jour: état Comateux dont on peut cependant réurer le ma

(37) vif; oreille dure ; face altérée; langue jaune; soif vive; pouls fréquent. — Limonade; sérum, + Le quawième jour: diminution des accidents. — ‘Traitement, éd.

Le cinquième jour : état d’affaissement plus considérable. — Limonade sulfurique ; potion avec acide muriatique ; lavement avec quinquina et camphre.

Le sixième et septième jour : même état ; la anguese dessèche ; les pupilles se dilatenr.

Le huitième et neuvième jour : on s'aperçoit qu'il existe une faiblesse considérable dims les membres du côté droit et surtout dans le bras ; Je malade ne peut s'éxprimér quoiqu'il paraisse entendre cé qu'on lui dit; il cherché même à exécuter quelques mouvemens. — Vésicatoire à la nuque; sinapismes aux pieds.

Le dixième jour : paralysie complète du bras droit; pupilles largement dilatées; point de coma; le malade se retourne avec la plus grande facilité, erremue Je bras paralysé avec celui qui ne l’est pas: — Vésicatoires derrière 16 oreilles.

Troisième periode. —Le onzième et douzième jour: augmentation graduelle de l'affaissement qui devient extrême; la respiration et la circula= tion se troublent de plus en plus, et la mort

| arrive le treizième jour au matin.

Ouverture du cadavre. — 1°. Rougeur et in flammation de l'arachnoïde qui recouvre la face

Ca19 )

CRE SE à 4 SOIXANTE-DEUXIÈME OBSERVATION. | Arathnitis de la convexité de l'hémisphère gauche — Hydropisie du ‘vontricule gauche. — — Conpalrions

süivies de paralysie du côté droit.

Lambert , âgé de vingrans, nronvlideque un certain tems de, vifs chagrins, et montrait la plus grande indifférence pour ses devoirs, Pen= dant quelques jours il se plaint de lassitudes, de douleurs vagues de tête, avec sentiment de res serrement à l'épigastre. Les digestions devinrent pénibles et l'appétit diminun sensiblement.

Le seize novembre: frissons qui partent du dos; tremblement; douleur à la tête et à l'épigastre.

Le dix-sept: entrée à l'hôpital; on observa les symptômes suivaus: abattement considérable ; envie de vomir ; bouche mauvaise ; langue sale et sèche. — Boissons acidulées ; ipécacuanha.

Le dix-huit: cessation des symptômes gas tiques , mais somnolence presque continuelle,

Deuxième période. — Le dix-neuf: alternative de frissons et de chaleur; regard étonné ; langue désséchée ; pouls fréquent ; peau chaude et sèche. Le soir , exacerbation ; délire ;. rire | sardonique.—ÆEau froide sur la tête.

Le 20: amélioration de tous les symptômes, quoiqu'il reste cependant encore une légère in

(im)

rachnoïde de l'hémisphère gauche etun épanchement dans le ventricule correspondant: La paralysie est suffisamment motivée par hydro pisie du ventricule, C’est In première fois que nous voyons le simple épanchement dans une de ces cavités, déterminer des phénomènes pa= ralytiques des membres, phénomènes que nous aavons rencontrés jusqu'ici qu'avec dés'éxhalations partielles sur la convexité, Nous trouvons la dilatation des deux pupilles, et certes les quelques gouties de sérosité existant dans Je vertriçuie droit, ne peuvent être regardées comme là cause de la dilatation de la pupille gauche. D'une autre part les convulsions ont généralement lieu du côté où existe ln cause irri= tame, la phlegmasie était à gauche , et ici les

convulsions eurent lieu à droite.

Ce défaut d'harmonie entre les symptômes et les lésions organiques, se présentera plusieurs fois dans ce paragraphe que nous avons spécialement consacré à l'exposition des phénomènes contradictoires de l'appareil locomoteur. !

SOIXANTE-TKOISIÈME OPSERVATION, Arachnitis de la convexité des hémisphères ducerseau. — Épanchement purulent plus abondant sur de droit. — Paralysie du meme coté, — Convulsions

à gauche.

Un enfant de dix ans, fait une chute d’un quaa1

(323) déviée à gauche; continuation des convulsions qui s'étendent un peu à droite. Mort la nuit.

Ouverture du cadavre. — 1°. Fracture de la voûte orbitaire gauche.

2°. Inflammatiôn générale de l’arachnoïde de la partie supérieure des hémisphères cérébraux, avec pus épais, consistant, étenda sur toute sa surface et particulièrement sur le côté droit où äl est plus abondant.

219. Ici, après un jour d'agitation générale, les convulsions éclatent spontanément du côté gauche, tandis que les membres du côté droit se paralysent, que la pupille correspondante se dilate, et que la bonche se dévie du côté opposé. Voici plus designes qu’il n'en faut pour croire à l'existence d’un épanchement à gauche; amas que démontre l'autopsie ? Ün épanchement plus abondant à droite. Ce fait est-il en contra dicton avec ceux que nous avons présentés dans le paragraphe précédent ? Qui certainement. Il démontre ce que nous ayons déjà fait sentir ailleurs, que l’on doit être extrêmement circonspectpourassigner le siége précis de l'hémisphère affecté, et. que l'oii doit faire entrer en ligne de compte, dans le jugement que l'on porte, la nature de la eause qui, comme chez ce sujet par exemple, pouvait faire penser que l’arachuitis n'était pas hornée à un seul côté,

(335) vient à se saisir d'une échelle très-haute et très— pesante, avec laquelle il brisa une porte qui communiquait dans une salle voisine ; on éut Ia plus grande peine à le ramener dans son dit eta l'attacher de nouveau.

Cinquième jour : à sept heures du matin, les symptômes conservatentune intensité e{frayante ; la face était rouge , tuméfiée, couverte de sueur ; les traits avaient une extrême mobilité , tour-àtour présentant l'expression de la fureur, du mépris, etc; le pouls était fort et résistant; les symptômes gastriques persistaient ; la respira= tion devenait suspirieuse. — Saignée du pied ; potion avec cinq grains d'émétique. — Le ma- Jade n’ayant presque pas bu, elle ne provoqua qu'un seul somissement ; il eut cependant quelques selles copieuses. — Glace sur la tte. — A midi, le délire était un peu moins violent, le pouls moins dur et moins roide.

Troisième période. — Vers les cinq heures, le visage pâlit ; les yeux auparavant sensibles à la lumière, perdirent leur expression menaçante ; Jes pupilles ne se contractèrent plus; le délire devint taciturne ; les membres supérieurs furent agités de mouvemens convulsifs ; la langue se dessécha et brunit : à dix heures, coma profond ;-respiration stertoreuse ; pouls petit; intermittent. Mort dans la nuit.

(327) teur. « Une concrétion slbnmineuse assez sem= blable à une fausse membrane était placée sur l'hémisphère droit», dit l'observateur, et plus loin, « le.véntricule droit renfermait environ deux oncesde sérosité. » Cependant nul signe de paralysie n'exista du côté gauche. Le cinquième jour seulement, jour de la mort, les membres supérieurs furent agités de mouyemens convulsifs. Ce fait devient encore plus intéressant, si on le rapproche de l'avant-dernier, où une once et demie de sérosité dans le ventricule gauche, suffit pour déterminer la paralysie du côté droit.

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