SOIXANTE-CINQUIÈME OBSERVATION
Arachnitis de la convezité et de la base. — Contraction avec rigidité du bras gauche. — Flaccidité du droit.— Déviation de la bouche à droite. Nulle lésion partielle. — Nulle altération de la pulpe.
Une femme de vingt-cinq ans ouvrière en dentelle, entra à l'Hôtel-Dien le 4 octobre 1820. Depuis deux ans, ses règles ne venaient qu'irrégulièrement. Pendant long-tems, elle eut une Jeucorrhée très-abondante qui finit par, cesser il y a près d'une année. Elle était sujette au déwoiement qui s'accompaguait de douleurs dans Je ventre. Depuis la suppression de la léuéorrhée, elle éprouvait une petite toux sèche et souvent
(339) sité de la portion de l'arachnoïde qui recouvre la face supérieure des deux hémisphères cérébraux , ainsi que leurs parties latérales; sur les côtés la rougeur se dissipe en partie par les lo tions.
2%. L'arachnoïde qui tapisse la base du cerveau, particulièrement vers le carré des nerfs optiques, la protubérance annulaire et son voisinage , esttrès-épaissie, blanche, laiteuse, et paraissant évidemment enflammée avant la portion qui recouvre la convexité et surtout les partios latérales.
3. Une once et demie de sérosité dans chaque ventricule latéral dont la membrane est parfaitement saine, L’arachnoïde quirevét la face postérieure et la fate inférieure du cervelet était épaissie, d’une teinte blanchätre et plus dense que dans l'étatnaturel. —Le cerveau, le cervelet, la protubérance, la moëlle allongée , examinés ayec soin, étaient dans leur état naturel et par= faitement sains. — Tubercules suppurés dans Jes deux poumons et spécialement dans le gaache. — La muqueuse de l'estomac offrait vers son grand cul de sac, une ulcération , ne portantque sur certe seule membrane et s'étendant irrégulitrement dans un espace de plusieurs pouces de longueur sur quelques lignes de large, — L'iléon
’ (33) SOIXANTE-SIXIÈNE ONSERVATION,
Arachnitis de la base, — Absence do sérosité dans les ventricules, — Contractions des membres avec rigidité beaucoup plus forte à gauche qu'à droite. — Nulle lésion partielle (1).
Le 21 mars 1816, un homme de vingt-huit ans fat apporté à l'Hôtel-Dieu , sans connaissance , ayant la respiration très-embarrassée et très laborieuse, et l'expiration surtout, excessive ment difficile : le pouls était fréquent et fort, le décubitus en supination et abandonné. 1 pa xaissait n'avoir que quelques momens à vivre; on le considéra comme étant sous la dépendance ‘d'une pneumonie très-ayancée. Le lendemain 22, même état. — Lurge vésicatoire sur la poitrine.
Le vingt-twois : il vivait encore ; on apprit alors que depuis dix-huit jours il était dans cet état. La respiration était toujours génée, l'expiration longue et difficile ; la percussion donnait un son assez clair excepté à la partie supérieure du dos. Cependant en examinant le malade avec plus d'auention, on fut frappé d'un ensemble de symptômes qui n'étaient point ceux d'une affection de poitrine. *
(x) On trouvera un fait semblable à Vobservation 45°. , et un autre dans le chapitre de l'arachnitis spinale. Obs. 138,
353) poumons étaient hépatisés dans leur tiers supé= rieur; Je gauche l'était plus que le droit; onvreconnaissait même en quelques points de la sup= puration: leur partie inférieure était saine et crépitante. ,
(Observation communiquée par M. Récamier, recucillie par M. Houssard.)
222. La troisième période est la seule que l'on remarque dans ce fait qui nous offre une forte contraction avec rigidité du bras gauche, et le: même état à un moindre degré, du côté droit.
L'antopsie ne fait mention que d'une simple avachnitis de la base, sans épanchement dans les ventricules et sans nulle lésion de la pulpe cérébrale. On pourrait peut-être douter de l'exactitude avec laquelle cctte observation a été recueillie, si M. Récamier de qui nous la te nons, n'avait lui-même soigné le malade et m'avait été présent à l'examen du cerveau. Or tout Je monde connait le soin que.cet excellent praticien apporte dans les recherches d'anatomie pathologique en général, et en particulier, dans celles qui ont rapport aux lésions cérébrales Les connaissances profondes de l'observateur ;. M: Houssard, sont encore pour nous un garant de Ju véracité de ce fait, dont on recrouvera quelques exemples dans Le cours de cet ouvrage,