‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde cérébrale et spinale, ou, Histoire théorique et pratique de l'arachnitis (volume 2)Chapitre 7 sur 66 · Un état convulsif, également local ou général · texte numérisé non relu

Un état convulsif, également local ou général

Nous ajoutons à ces trois étais, l'agitation qui dénote plutôt un trouble de l'économie tout entière } qu'une lésion particulière de l'appareil

Ce Fra symptôme eines est pour la fréquence dans le rapport) d'un cinquième environ ; elle tient à la première période et-par= ticulièrement à la seconde ; elle est caractérisée parune inquiétude vague, des pandiculations , l'impossibilité de réster un moment dans la même ——————— "

(x) Woyezs pour le complément de ce qui a rapport aux

différens caractères de l'armchnitis, relatifs aux diverses régions enflammées ; la partie de la clinique où nous traitons

DM Chap xt, art a, Sidge.

(38) position. Ce phénomène n'a pas beaucoup deya- Jeuren lui-même, car étant commun, dans la première période, à un grand nombre de maladies, il ne pent aider que faiblement au diagnostic. Cependant on ne doit point le négliger.

58. Il n'en est pas de même des convulsions; elles sont, avec la paralysie etles diverses contrac: tions, un des signes les plus carastéristiques de T'arachnitis. Les convulsions générales se remar= quent, au moins chez le tiers des malades. Elles sont assez constamment accompagnées d'un état de rigidité des parties qu'elles affectent. Celles qui sont parüelles sont beaucoup moins fréquentes que les précédentes , et sont presque toujourssuivies de flaccidité. (1) Les convulsions sont beaucoup plus communes chez les enfans ; elles appartiennent de préférence à la deuxième période ct än lcommencement dé la troisième.

Elles sont plus prononcées dans les extrémités supérieures qui-en sont, presque exélusivement le siége. Quelquefois ; mais plus rarement, nous ui ve (x) Dans l'examen de ee deroier symptôme, il faut se mé=1 fior des lésions de ln pulpe ; qui en sont assez ordinairement accompagnées ; mais la paralysie du sentiment et du mouyement pourra aider à la distinction , la parplysie. partielle. né tant que teésyraee dans l'arachailis ; tandis qu'au contraies elle forme le caraglère principa] des altérations de la pulpe.

coup plus forte que ceux du bras ; ce q M, pour la mâchoire, au peu de on 0 du évier sur lequel on agit. Dans le col, € eIl . | ordinairement si considérable, qu’en soulevant la tête, on élève le tronc tout d'une mi lui faire éprouver le moindre mouvement xion, Quélqnefois cette rigidité est an sens d'un côté que de l’autre. Chose remarquable, noué ne l'avons observée qu'une seule fois L. les muscles de la partie antérieure du col.

6o. La paralysie générale est, de tous Jes symptômes fournis par ] appareil. locomoteur, le moins fréquent et le moins important. | !

Quant à la flaccidité qui succède à la contraction ou aux convulsions, elle n'a lieu qu'à la Gin de la troisième période, et peut être considérée alôrs comme une perte de la puissance locomio® trice,

L'hémiplégie, an contraire , mérite Re plus d'attention ; nous l'avons vue plusieurs fois sürvenir instantanément dins le cours de la pres mière et de la seconde période ; mais c'est géné ralement dans J'arachnitis par câuse externe, Gi nos malades nous l'ont présentée.

La paraplégie, la prostration, etc., sont des accidens que nous avons quelquefois observés, mais auxquels nous n'avons pu récbntitré de cause directe.

Qpantanx soubresnts, ils n'expriment rien, AE EEA Gien fronble de l'appareil qui symptôme commun à une multions, il en annonce la gravité sans as petit jour sur l'essence de la ma

il digestif. — En parlant du mode nous ayons exposé tont ce que préuable l'appareil digestif, sous le 5 vomissemens et des nausées. Ces.

observent encore pendant la fin de période , et souvent dans le cours 2 chez les enfans. !

autres modifications que peut offre eil, varient beaucoup ; aucune n’apparre à l'arachnitis, si ce n'est la consest un caractère assez constant de ie, quel que soit en général l’âge rsque l'inflammation de l’arachnoïde » Ja langue est ordinairement blan— d'autres fois elle est sèche, rouge , eusé, tremblante, etc. ; ce qui a ications de RO, , affection abdominale ; mais

'arachnitis ; mais ce troup, et élant commun à toutes

(62) les maladies un peu graves, il césse d'avoir f que väleur, Le plus ofdinairément le est fréquent ; quelquefois, aû contraire, il est l'énte Il west pas rare de le trouver intérmittent, ét souvent irrégulier, suftout dans la Late riode. En général la nature des complication, l’âge et surtout la constitution du malade infléenc sur cet appareil d'une manière plus M que sur fous les autres. Nous avons eù pl fois decasion de nous assurer que la fréquénee du pouls ne paraît, dans cértains das, qu'é versé fin de la seconde période, caractère qui pre sente quelques rapports avec les lésions de I pulpe.

63. Appareil réspiratoire. — Dans l’arachmiüs simple, la respiration n'est pas ordinairément altérée, si ce n'est à la fin de Ia troisième période, peù detems avant la mort. Mais les lésions qu'élle présente alors, comme la fréquence, lé râle, le stertor, n'ont point de caractère particuliér; elles sont communes à toutes les ngonies. Cet état d'intégrité des fonctions respiratoires appartient Spé= cialement à toutes les maladies de 1 ‘encéphäle,

Iln'en est pas de même dans les complica= tions ; la lésion de la respiration est alors en rapport avec la naturë et la fonction de l'organe affecté et avec la gravité de la maladie. On con= goit que Ja respiration doit offrir de la gène, de

C6) à 2 mere Sa peer ed

de péripneüumonic, de péricar:

de péritonicé ét de pléurése, comme noûs

d'exemples.

Lehoquet est um sytptôme que notis avons

observé plusieurs Fois à là fin de l'arachnitis + il

deux où trois jours en paraissant et!

ant alternativement. On doit le regardercomme un signe de très-mauvais augure.

“6f. Habitude du corps. — Elle n'offre point dunsWarachinitis de Sÿmptômés bién wranchés et bien caractéristiques ; toutes les particularités

appartiennent à la plupart des al dter éguës et surtout aux phlegmasies.

Ce qué nous observons de plus digne de remarque sûr l'ensemble du corps, sé réduit à l'état dela chaleur, à Ja sécheresse de là peau, à Jävsueur qui la couvré, à la coloration particu- Hièresfénfin à l'attiide que prennent ordinaire ment les malades.

- La chaleur est le plus souvent élevée ét unifommémiént répandue sur toute la surfacé de la peau C'est vers la séçonde période qu'elle est ordiniirement la plis forte : à la fn de la maladie elle diminué généralement, et présenté alors héaucôip de variété pour sa distribution. Dans des cis, à li vérité assez rares, nous ayons vu ceue Variété dans lu distribution de la chaleur,

depuis le moment de l'invasion jusqu'à l'instant de la mort, et cela, de la manière la plus singalière et la plus tranchée; ainsi, nous l'avons trouvée bornée à la tête, le corps étant froid ; nous avons également observé la face glacée , tandis que notre main pouyaith peine supporter la chaleur du SOC, Un fait fort remarquable s’est offert à nous : pendant tout le ea de la maladie qui fut assez lorigue, le visage n'a cessé de présenter des variations de température dans ses différentes parties ; souvent une pommette était froide, tandis que l'autre était rouge ebirès- Chaude ; souvent aussi cette différence avait lieu entre le front et le bas du visage. Cette varia= tion dans la distribution de la chaleur qu'on remarque fréquemment dans les fièvres dites ata= xiques, indiquerait-elle dans ce cas une comple cation de phlegmasie des méninges? Nous n'osons l'affirmer, n'ayant point sur ce sujet de faitsbien certains et bien concluans.

La peau est en général sèche pendantla pre= mière période ; dans la seconde, elle est quels quefois humide où même couverte d’une sueur très-abondante. Cette sueur peut, dans certains cas, être générale ; le plus ordinairement elle est bornée au visage, où elle présente alors un cet= tin degré de viscosité; mais ce caractère qui n'a lieu qu'à la fiu de la maladie, n’est probablement qu'un effet de l’agonie.

Dans quatre oncinq circonstances parealitres, Pre pren prendre une teinte jau= nâtre, comme ictérique , sans qu'il nous ait été possible de découvrir lneause de cette singularité.

» Le décubitus n'a ren par lui-même qui soit

|: certe qui nons occupe ; il est ts ce qu'il est dans toutes les ma— ee profondément l'économie, es où le cerveau etses facul=

ortement compromis ; le plus ordinaihdatoit ua) démtan état

décubitus, commun à la fin de la seiode et à toute Ja troisième, ne convien pas k la première, daus nat il présente alors un grand nombre de variétés serait aussi long qu'inutile de décrire.

ous dirons ici deux mots d'une odeur 0 que répandent quelquefois les mala= tte odeur ne peut être comparée qu'à celle ale la souris ; elle nese développe qu'à Ja éconde période, et nous a toujours Ptrès-ficheux augure. Elle semble se mission involontaire des urines, qui

. le lit du malade, acquiert

par la chileuvune odeur ane forte.

66. Mode de terminaison: La loi que nous nous sommes imposée de n'employer dans la composition de cene histoire générale que des observations avec ouverture du cadavre, nous exempte en partie de parler du mode de termi= nuison. Nous dirons cependant que l’arachnitis a presque toujours une fin funeste, et qu’il est assez rare de voir ceux qui en ont offert tous les symptômes, recouvrer complétement la santé.

Chez plusieurs personnes qui ont succombé à des affections tont à fait étrangères, mais qui avaient présenté antécédemment des symptômes d’arachnitis ; nous avons trouvé des traces non Équiyo= ques de cette inflammation , telles que des adhérens, des épaississemens , qui n'ont pu s'établir que par une phlegmasie préalable, ce qui prouve que l’arachnitis est susceptible de guérison. Nous examinerons plus tard de quelle ma nière s'opère le passage à l'état chronique , état qui paraît déterminer alors assez fréquemment l'aliénation mentale, comme ont eu occasion de le vérifier différens observateurs.

67. Pronostic : Ge que nous venons de dire sur 1e mode de terminaison, s'applique en entier au pronostic qui est toujours des plus ficheux, L'as= soupissement profond, dans l'arachnitis bornée à la convexité, annonce ordinairement que le malade n'a pas plus de trois ou quatre jours à

C67) vivre. Le seul pronostic favorable qu'on pourvaig signaler, serait une diminution sensible et constante des accidens, et un retour graduel à la santé; c'est du moins ce que nous, avons observé sur quelques malades, qui ant guéri après avoir présenté Darren affection.

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