‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde, cérébrale et spinale. Ou histoire théorique et pratique de l'arachnitisChapitre 105 sur 170 · QUATRE-VINGTIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

QUATRE-VINGTIÈME OBSERVATION

Arachnitis de la base. — Léger épanchement dans les ventricules. — Perforation de l'estomac et du diaphragme avec perte de substance considérable, et communication , au moyen de cette perforation , entre la cavité de l'estomac et celle de la poitrine.

— (Gastrite intense.

Maurice (Marie }, fille, domestique, âgée de vingt-deux ans, d’une forte constitution, très-

LE

vive et très-irritable, avait conservé un violent chagrin de quelques paroles injurieuses dont son maître s'était servi à son égard. Après l’époque de ses règles qui vinrent comme à l'ordinaire, elle perdit l'appétit, ressentit un violent mal de tête, puis rejeta par le vomissement des matières verdâtres mêlées aux alimens qu’elle venoit de prendre.

Au bout de quatre jours, elle éprouva des frissons suivis de chaleur et d’une sueur abondante, elle rejeta quelques cuillerées de vin qu'on lui donna, et ne prit pour étancher sa soif

ue de l’eau sucrée qu’elle but en très-2rande «q q 8

quantité ; cet état durait depuis huit jours, lorsquelle perdit l’usage de la parole, et ne voulut plus boire; alors ses maîtres la conduisirent à l'hôpital Necker, où elle fut admise, le r1 juillet 1820, étaut dans l’état suivant :

Demi somnolence ; lorsqu'on en retire la malade en lui parlant haut, ou en l’excitant, elle ouvre les yeux avec un air de stupeur; pupilles dilatées , surtout la gauche ; perte complète de l’usage de la parole ; elle ne peut ouvrir la bouche ; quand on lui demande de tirer la langue, elle tourne seulement la tête vers la personne qui Jui parle ; sensibilité obtuse et presque nulle quand on la pince sur les membres; la r'ESpira— bon paraît libre et surtout un peu plus courte ei

( 586 ) que dans l’état naturel; le ventre est souple, ‘point tendu, et ne donne aucun signe de sensibilité à la pression ; le pouls est élevé, fréquent, régulier, la peau sèche et chaude. — Limonade végétale ; gomme édulcorée ; huit sangsues aux tempes ; vésicatoires aux A MM

Huitième jour : face très-colorée et recouverte.

d'une légère sueur; paralysie de Ja paupière supérieure gauche ; pupille du même côté très-dilatée et immobile ; màchoires resserrées ; on a beaucoup de peine à les écarter pour faire boire la malade qui avale cependant sans difficulté, mais n'entend rien à ce qu'on lui dit ; urines rares ; Constipation ; agitation dans son lit. — Vésicatoire à la nuque.

Neuvième jour : les mâchoires sont moins serrées ; la malade paraït avoir recouvré l’ouïe, elle ouvre un peu la bouche, et laisse voir la pointe de la langue qui est recouverte de mucosités verdâtres ; le prolapsus de la paupière supérieure , et la dilatation considérable de la pupille de l'œil gauche restent les mêmes ; cependant la sensibilité générale parait plus facile à exciter; quand on pince la peau des bras ou des cuisses , la malade les retire aussitôt sans proférer une seule plainte ; si on presse les régions iliaque et hypogastrique, elle exprime sa douleur par des grimaces et en portant sa main pour

LE AR LÉ ed ET EE ES Mg Ge 5 PE Gr SD te Sign

nr: 5 te :

Page 1