‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde, cérébrale et spinale. Ou histoire théorique et pratique de l'arachnitisChapitre 108 sur 170 · Dans cette observation, il nous est facile · texte numérisé non relu

Dans cette observation, il nous est facile

Cor)

de reconnaitre que l’épanchement sanguin joue le premier rôle, et que l’arachnitis qui n’a point été assez intense pour influer sur les caractères extérieurs de la maladie, est ici bien secondaire. Que voyons-nous en effet, si non tous symptomes qui se rattachent à une lésion de la pulpe où à sa compression , et aucun de ceux qui caractérisent la phlegmasie de l’arachnoïde.

L'aspect général du malade , son facies, son sommeil , la possibilité de se mettre en rapport avec les assistans lorsqu'on l’excite, le calme du coma, l’abolition consécutive des facultés intellectuelles et la perte complète de la sensibilité générale le jour même de la mort, sont dessympiômes que nous ne pouvons rapporter qu'à la compression exercée par le sang épanché sur l’'encéphale.

Cet épanchement accumulé vers l'angle posté« rieur et inférieur du pariétal gauche, et déprimant en cet endroit le cerveau, est incontestablement la cause de la déviation de la bouche à gauche, de la direction de latête du même côté , symptômes quisurvinrent le troisième jour, et de la diminution de la sensibilité du bras droit qu’on observa le quatrième.

Quant au défaut de coniractilité de la pupille gauche , tandis que la droite était encore un peu sensible à la lumière , pourrait-on l’attribuer à Ja

( 402 ) demi-once de sérosité trouvée dans le ventricule droit ?

L’agitation générale observée le second jour, et les mouvemens automatiques qui eurent lieu momentanément dans les extrémités supérieures, nous paraissent reconnaitre encore pour cause, la présence du sang qui agissant comme corps étranger, aura irrité l’arachnoïde et amené ensuite la désorganisation de la substance corticale située immédiatement au-dessous. [ci nous n’avons pas d'effet de paralysie des membres, ce qu'il faut peut-être attribuer au siége de l’épanchement; en tout cas nous remarquerons encore au suJet de cette observation, le peu de constance de la paralysie de l’appareïl locomoteur des membres ; quant à celle de la sensibilité du bras droit, la compression et l’altération de la pulpe suffisent pour l'expliquer.

Dans le fait suivant , nous allons voir l’arachnitis beaucoup mieux dessinée, prendre une plus grande part aux divers phénomènes de la maladie.

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