‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde, cérébrale et spinale. Ou histoire théorique et pratique de l'arachnitisChapitre 117 sur 170 · QUATRE-VINGT-HUITIEME OBSERVATION · texte numérisé non relu

QUATRE-VINGT-HUITIEME OBSERVATION

Arachnitis de la base, de la convexité et du ventricute

gauche. —T rés-peu de sérosité dans les ventricules. — Ramollissement du corps strié droit.

Didamus Rebecca, agée de vinat-huitans, avait eu il y a six mois, une affection syphilitique pour laquelle elle avait subi un traitement aux Capucins. Depuis sa sortie de cet hôpital, elle était dans la dernière misère. — Vers le 9 novembre 1820, elle fut prise de malaise avec céphalalgie.

( 429 ) . Le 11, elle cessa de parler.

Le 13 : elle entra à l’Hôtel-Dieu, et fut assou-pie toute la journée. La nuit elle fitentendre des plaintes et fut très-agitée.

Le 14 : pupilles contracüles non dilatées ; trismus ; écume à la bouche : impossibilité de parler; elle paraît cependant entendre, car lorsqu'on lui dit de serrer quelque chose, elle peut le faire avec la main droite. Les mouvemens de ce côté paraissent volontaires ; le bras droit n’est pas contracté ; le gauche au contraire est paralysé et dans un état de contraction avec rigidité ; agi iauon des paupières supérieures ainsi que du bras et de la cuisse du côté droit ; tête penchée à droite, avec relâchement des muscles du col de ce côté, tandis que ceux du côté gauche sontcontractés; la bouche n’est nullement déviée; la sensibilité des quatre membres existe au pincer, sur l’un comme sur l’autre, quel que soit le côté du corps sur lequel on l’exerce. Le pouls est à peine fréquent et très-petit; la chaleur est peu élevée ; la face n'est point colorée, il n’existe pas de renversement de la tête en arrière. — Trente sangsues aux tempes et derrière les oreilles ; saignée du bras de deux palettes et demie : le sang est couenneux et contient assez de sérosité. ) Sinapismes aux pieds.

Le 19 : nul changement; même état en tout

( 430 ) point. — Potion antispasmodique avec musc :

trente sangsues aux tempes et aux oreilles ; affusions tempérées. — Dans la journée, les divers mouvemens des paupières et du bras droit cessent ; assoupissement£.

Le 16 : coma très-profond ; paupières abaissées ; bras gauche presque complétement flasque, paralysé ; pupilles un peu dilatées et d’une manière égale ; tête penchée à gauche; sensibilité des deux côtés très-obtuse ; respiration bruyante ; par moment régurgitation plutôt que vomissement de mucosité puriforme ; pouls à peine fréquent : faccidité générale de tout l’appareil locomoteur, d'où diminution du tismus. Mort le soir, à cinq heures.

Ouverture du cadavre. — 1°. T’arachnoïde qui tapisse l’entrecroisement des nerfs optiques et la parüe qui estsituée au devant de cette même région, était opaque ; couenneuse , infiltrée de et très- épalssie.

. L’arachnoïde de la face inférieure et surtout de la postérieure du cervelet, était épaissie, dense, laiteuse, quoiqu’elle présentât cependant encore Alu iransparence.

30. L’arachnoïde du ventricule gauche était dans une portion de son étendue, épaissie, opaque, rouge et évidemment enflammée ; sa partie inierne offrait des stries rougeâires. Les ventricules

( 431) Lt e contenaient tout au plus une demi-once de sérosité. — La pie-mère était injectée à la face inférieure et aux faces latérales des hémisphères cérébraux.

40. Le corps strié du côté droit était ramolli vers sa partie antérieure ; ce ramollissement ne se prolongeait pas au-delà de quelques lignes dans la pulpe cérébrale qui du reste ne présentait point de traces bien sensibles d'injection sanguine. |

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