‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde, cérébrale et spinale. Ou histoire théorique et pratique de l'arachnitisChapitre 142 sur 170 · CENT-QUINZIEME OBSERVATION · texte numérisé non relu

CENT-QUINZIEME OBSERVATION

ÆArachnitis de la convexité. — Succès des saignées.

Pierre Laroche , portefaix, âgé de cinquantedeux ans, d'une forte constitütion, fit, étant ivre, une chute sur la tête , le 12 octobre 1816. Sa santé ne parut point altérée les jours suivans.

Le 20 du même mois, il fut pris d'un étourdissement qui le fit tomber; conduit aussitôt à l’'Hôtel-Dieu , il ne se plaignait que d’une pesanteur de tête; sa face était rouge.”

Le 21, deuxième jour : face rouge ; tégumens du crâne douloureux au toucher; exaltation de la sensibilité de l’œil ; céphalalgie générale trèsforte surtout au front et à l’occiput; agitation considérable; anxiétés continuelles ; pouls dur, serré , peu fréquent. — Deux larges saignées du bras ; eau d'orge. — Augmentation de la douleur de tête; vertiges; mémoire vacillante ; délire d'abord tranquille, ensuite très-fort. — Alors agitation violente ; face rouge ; yeux étincelans. — Vingt sangsues aux tempes ; saphène. —Nuit irés-agitée.

Troisième jour : face couverte de sueur; dé hre violent; vociférations; agitation continuelle ; pouls petit, fréquent, moins dur. — Vingt sang-

sues aux tempes ; bain à vingt-cinq degrés , avec affusion à quinze ; glace sur la tête ; sinapismes aux pieds. — Ces moyens diminuent l'agitation ; une loquacité incohérente mais paisible remplace le délire ; face moins rouge.

Quatrième jour : délire très-modéré ; constipation opiniâtre ; pouls fréquent et plus développé. — Bain et affusion; mêmes boissons. — Le soir, fréquence du pouls moindre ; nuit calme.

Cinquième jour : sommeil paisible ; face tranquille; pouls souple et sans fréquence. — Traitement éd. — Après le premier bain, céphalalgie forte ; rougeur de la face. — Saignée du pied. — Soulagement ; retour de la raison ; nuit tranquille.

Sixième jour : après le baïn du soir, survient une céphalalgie frontale, lancinante, avec affaissement général, laquelle se dissipe d’ellemême. Nuit tranquille.

Le Sepuüième jour : tout va très-bien.

Le huitième jour : un peu de délire qui cède dans la journée, pour reparaître la nuit.

Le neuvième jour : délire tranquille ; élancement à l’occiput ; pouls un peu fréquent.

Le dixième jour : très-bien, convalescence.

( Dr. Deslandes, dissertation. )

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