‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde, cérébrale et spinale. Ou histoire théorique et pratique de l'arachnitisChapitre 143 sur 170 · CENT-SEIZIEME OBSERVATION · texte numérisé non relu

CENT-SEIZIEME OBSERVATION

Arachnitis de la convexité. — Succès des saignées.

A La

Un jeune littérateur, âgé de 26 ans, tempérament bilieux, cheveux noirs, constitution sèche, passait une partie des nuits pour terminer un travail et se plongeaït la tête dans l’eau froide lorsque le sommeil devenait irrésistible. Il usa à plusieurs reprises de ce moyen, sans en être incommodé ; mais après plusieurs jours, ayant éprouvé une vive contrariété , il est pris aussi tôt d’une céphalalgie qui, en très-peu de tems, devint déchirante et s’accompagna le soir de frissons fugaces.

Deuxième jour : augmentation de la céphalalgie. — Deux grains d’émétique ; huit sangsues aux tempes ; saphène abondante. à

Troisième jour : augmentation de la céphalalgie ; injection des conjonctives — Nouvelle sa+ phène avec soulagement; sinapismes aux extrémités; eau de veau émétisée.

Quatrième jour : même état. — Sangsues derrière les oreilles ; glace sur la tête.

Cinquième jour : céphalalgie toujours déchirante ; pouls dur, vibrant, très-fréquent. — Traitement id. — Le soir comme tous les jours précédens, exacerbation.

Sixième jour : même état. — Quatre sangsues à chaque tempe.

Septième jour: point de changement. — Un vésicatoire dans le dos.

Huitième jour : léger délire ; lésions acoustiques. — Douze sangsues à chaque pied; quatre derrière chaque oreille ; affusions froides sur la tête.

Neuvième jour : Traitement id.

Dixième jour : On pratique une petite saignée qui fournit un sang couenneux, diminue la céphalalgic, et fait perdre au pouls de la force et de la fréquence.

Onzième jour : quatre sangsues derrière chaque oreille diminuent encore les accidens.

Quatorzième jour : deux larges vésicatoires aux cuisses confirment la convalescence. Pendant an mois il reste un point douloureux sur un côté de la tête ; ce point résiste aux vésicatoires appli qués à la nuque et à d’autres moyens ; il est emporté par une fluxion occasionnée par une dent cariée. Depuis ce tems la personne qui fait le sujet de cette observation , jouit de toutes ses facultés, mais elle éprouve souvent des maux de tête , suriout lorsqu'elle travaille à la Jumicre.

( Recueillie par le D'. Moulin.)

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