CENT-VINGT-CINQUIEME OBSERVATION
Arachnitis de la convexité. — Traitement anti-
phlogistique. — Affusions.
Ün jeune homme de dix-huit à vingtans, trèssanguin, éprouva le 20 janvier 1817, de la fièvre, de la courbature, accompagnées d’une violente céphalalgie. Sous l'influence d’un vomitif, d'un purgatif et de sangsues appliquées aux tempes , la céphalalgie disparaît, mais les autres symptômes prennent plus d'intensité ; il survient même un trouble passager dans les idées. Depuis le cinquième jour jusqu’au dixième , délire ; serrement spasmodique des mâchoires ; de tems en tems le délire disparait passagèrement,
(540 ) et alors le malade se plaint d’avoir des éblouissemens.
Le onzième jour: un lavement purgatif détermine d’abondantes évacuations, mais aussitôt après , état comateux ; yeux saillans et injectés ; soubresauts continuels des tendons ; roideur tétanique des membres plus ou moins forte, disparaissant et reparaissant, tantôt dans un membre, tantôt dans un autre, quelquefois dans les deux ; on a la plus grande peine à tirer le malade de son état comateux. — Vésicatoires aux jambes dans la matinée , et le soir, saphènes de trois palettes faites aux deux pieds en même tems; six sangsues aux tempes ; sinapismes aux pieds.
Le lendemain, douzième jour: mieux marqué; diminution de la force et de la fréquence des soubresauts ; le malade peut articuler quelques mots.— Bains à vingt degrés et affusion pendant dix minutes, avec l’eau du bain. — Ce moyen rétablit les facultés intellectuelles et diminue [a fréquence des soubresauts des tendons, mais peu après le bain, il survient une syncope.
Le treizième jour : nuit calme et paisible, avec sommeil réparateur ; un bain est donné; le ma- Jade s’y évanouit; le mieux continue ; les soubresauts disparaissent complétement; la convalescence marche rapidement, et en peu de tems, les forces se rétablissent.