‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde, cérébrale et spinale. Ou histoire théorique et pratique de l'arachnitisChapitre 155 sur 170 · CENT-VINGT-HUITIEME OBSERVATION · texte numérisé non relu

CENT-VINGT-HUITIEME OBSERVATION

Arachnitis de la base. — Emploi des affusions.

Primeley, âgé de huit ans, doué d’une mémoire heureuse et d’une intelligence peu commune pour son âge, est pris subitement d’une hémiplégie à l’âge de trois ans; cette hémiplégie

paraît avoir été occasionnée par une affection rhumatismale qui tourmentait le malade. Après sa disparition, à l’âge de huit ans, il est pris de vomissemens au milieu de la nuit ; à huit heures du matin, tendance à l’assoupissement ; vomissement; à neuf heures, état comateux très-prononcé; nouveaux vomissemens.— Un bain tiède ; un vésicatoire à la nuque. — Violentes convulsions; tension et douleur de l'abdomen; contraction permanente des fléchisseurs. —Saignée à cinq heures du soir.—Comaprofond;dilatation extrème des pupilles. — Un bain et une affusion froide sont conseillés, ils procurent un peu de soulagement ; on les réitère plusieurs fois pendant la nuit. — Les pupilles sont alternativement dilatées et contractées.

Le troisième jour : continuation des bains et des affusions, chaque fois que le paroxisme se renouvelle ; la gène de la respiration, la flexion des membres abdominaux disparaissent, ainsi que la contraction des mains. Trois ou quatre paroxismes reparaissent dans la nuit.

Le quatrième jour : retour de la connaissance ; cessation de la dilatation des pupilles; persistance de la coloration -paruelle du visage, et de la tendance à l’assoupissement. — Continuation desbains-et desaffusions qui provoquent dela dou-

leur au vertex. — Le petit malade est tourmenté par une toux très-forte.

Le cinquième jour : disparition graduelle de tous les accidens; on continue cependant les bains ; le malade n’est plus tourmenté que par une toux très-violente qui oblige de le mettre à l'usage des adoucissans et des gommeux; en peu de tems, ces nouveaux accidens disparaissent, et le petit malade recouvre toute la plénitude de sa santé.

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