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priment à tout ce qu'il avancent le cachet de l’authenucité. On ne peut donc, en aucune manière, attibuer la courbure de lépine et l'espèce d’opisthotonos dont nous parlons, à tout autre lésion qu'à celle de l’arachnoïde spinale. (1)
Après la contraction musculaire, nous croyons devoir placer pour l'importance et la valeur, dans le diagnostic de l’arachnitis rachidienne, une douleur dans la région du dos ; autant que nous avons pu en juger par nous-mêmes, que par ce qu'ont vu les autres , cette douleur peut présenter plusieurs degrés d'intensité ; elle part en général de l'endroit où l’inflammation de larachnoïde est la plus intense; c’est aussi dans ce point qu'elle est plus violente ; elle offre des rémissions et même de véritables intermittences ; elle peut dans quelques circonstances , rares à la vérité, ne point s'accompagner de contraction musculaire notable ; elle est alors le seul symptôme
(x) Ce qui confirme encore ce que nous venons de dire sur l'influence qu’a l’inflammation de Parachnoïde spinale sur les muscles de cette région, c’est le renversement de la tête en arrière qu'on retrouve souvent dans l’arachnitis cérébrale ; mais uniquement lorsqu'elle est à la base et dans le voisinage du commencement de la moëlle allongée , comme nous l'avons fait voir lorsque nous avons traité d’une manière spéciale, de l’inflammation de chaque partie de l’arachnoïde , et particulièrement à l’article consacré à linflammation de la base.
( 552 ) ui puissé faire soupçonner une lésion quel: : conque dans la cavité du rachis ; et mérite, pour cela, là plus sérieuse attention. Nous savons que cette douleur s’est constamment montrée dans tous les cas d’arachnitis bornée au rachis ; plusieurs de nos malades s’en sont plaints et chez eux elle paraissait extrêmement violente; si les autres ne l’ont point accusée , ceci peut tenir au trouble occasionné par l'affection cérébrale, Cette douleur corréspond à la céphalalgie que nous avons constamment observée dans l’arachnitis cérébrale ; et nous avons tout lieu de croire que plus on y portera d'attention plus on la reconnaîtra, et qu’elle pourra un jour, vu la similitude de tissu, devenir le signe le plus important de J'arachnitis spinale, comme la céphalalgie Pest de l’arachnitis cérébrale.
Nous ne savons pas quelle valeur peut avoir dans le diagnostic de l’arachnitis rachidienne une douleur excessivement vive dans les membres abdominaux , que ressentit un de nos malades.
Nous ne pouvons rien dire sur la durée possible du probable de l’arachnitis spinale, ni sur son mode de terminaison ; nos observations par üculières né nous fournissent là-dessus aucune donnée capable de nous éclaircir, puisqu'il est probable que la mort aura été occasionnée autant par la lésion cérébrale que par celle du
(563) fachis. La mort a toujours été la suite des Arachnitis spinales observées par nos confrères.
Nous restons dans la même incertitude sous le rapport des causes particulières plus ou moins susceptibles de déterminer l’arachnitis spinale , sur le sexe qui s’en trouve plus fréquemment affecté , et sur la période de la vie où elle peut être plus commune ; tout ce que nous pouvons dire, c’estque nous l’avons observéechezun enfarit de trois ans, chez un vieillard de plus de soixante, et sur d’autres individus arrivés à tous les âges intermédiaires. R
Il est facile de voir, d’après cetexposé, que le renversement du tronc en arrière et la douleur dans la région de l’épine, sontles seuls symptômes que l’on puisse assigner à l’arachnitis rachidienne; c’est du moins ce que tendent à prouver les faits que nous possédons , ainsi que ceux qui sont dans les mains de plusieurs praticiens.
Le trouble de l'intelligence et les différens autres symptômes cérébraux sont d'autant moins frequens et d'autant moins développés, que l’arachnitis cérébrale est moins intense ; d’où il résulté que l’inflammation de lParachnoïde spinale né porte pas sur Les fonctions du cerveau et sur les sens, mais bien sur l'appareil locomoteur , tan dis que cet appareil n’est affecté qu’en second
lieu dans l’arachnitis cérébrale ; mais comme la coïncidence de ces phlegmasies existe en même tems , la combinaison des divers phénomènes qui les caractérisent, existe aussi simultanément. C’est ainsi que dans l’arachnitis cérébrale, nous avons vu les symptômes qui caractérisent l’inflammaion de la convexité, se trouver avec ceux qui sont propres à l’inflammation de la base tant que cette inflammation était générale.
Nous ne dirons rien du traitement de l’ar nitis spinale , qui rentre essentiellement dans celui de l’arachnitis cérébrale; dans l’une comme dans l’autre, c’est aux évacuations sanguines, Jocales et générales ainsi qu'aux dérivatifs qu'il faut avoir recours, et cela spécialement dans le cours de la première période de la maladie, lorsque les symptômes n’ont point acquis un haut degré d'intensité. L’on se conduira dans l'emploi de ces moyens d’après ce que nous avons indiqué à l’article traitement. (Voyez deuxième chapitre ).
Nous ajoutons à ces considérations quelques unes des observations qui nous les ont suggérées; nous nous croirons heureux si elles peuvent déterminer les personnes qui en possèdent de semblables , à les publier, ou si elles éveillent l’attention des observateurs sur un point de la médecine si important , et cependant si obscur et si négligé.
Les observations vingt septième, trente-sixième,
quarantième, quarante-unième et cinquantième ,
offriront encore au lecteur la forme tétanique
jointe à une irritation prononcée de l’arachnoïde spinale.