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( 586 ) entr'elle et la pie-mère existait une quantité assez considérable de pus; cet épanchement pu— ruent et l’altération de l’arachnoïde existaient au même degré, sur toute l’étendue de la moëlle rachidienne.
Les circonvolutions cérébrales étaient aplaües ; beaucoup de sérosité distendait les veniricules latéraux qui contenaient à leur partie la plus déclive une assez grande quantité de pus verdâtre et homogène; le quatrième ventricule en était rempli; dhoide que Les tapisse était opaque et épaissie.
(Dr. Deslandes. Dissertation.)
275. Nous avons déjà vu dans plusieurs des observations précédentes, une douleur très-vive | fixée dans le lieu où se u'ouvait la partie enflammée ; nous retrouvons ici cette douleur, non pas d’une manière passagère, mais persistant pendant tout le cours de la maladie, vu la conservation de l'intelligence ; elle nous parait digne d’une grande attention, pour le parti qu'on en pourra rer un jour dans le diagnostic de l’arachnitis spinale, car elle est le seul phénomène particulier qui se soit fait remarquer ici et qui ait pu la faire soupconner. |
Nous observerons encore un autre genre de symptômes, que nous n'avons point encore rencontré ; ce sont des douleurs extrêmement vives
dans les extrémités inférieures, qui se renouvellent depuis le neuvième jour jusqu’au vingt-huiüème, et dont la malade se plaint constamment à chaque accès, tant qu’elle conserve sa raison ; la persistance de ce symptôme pendant un tems aussi long, nous paraît très-remarquable ; mais comme nous ne l'avons jamais observé que chez Marguerite, nous ne savons pas encore la valeur qu'il faut lui attribuer.
Le succès constant qu’on a obtenu par le moyen de la saignée qui faisait disparaître , comme par enchantement la céphalalgie, toutes les fois qu’elle fut pratiquée durant les accès, mérite une sérieuse attention ; 1l indique d’abord l’acuon véritable de la saignée dans l’arachnitis, et prouve bien que c’est sur elle qu’il faut principalement compter, parmi les nombreux moyens qu’on lui oppose ordinairement ; il peut encore servir à mettre sur la voie pour découvrir la véritable nature d’une affection intermittente, et savoir si elle est due à ce qu’on a jusqu'ici en-— tendu par fièvre pernicieuse que l’on combat si énergiquement par le quinquina, ou si elle n'appartient qu'à une inflammation cérébrale. Dans un cas incertain, lorsqu'on a quelque sujet de soupçonner quelque chose du côté du cerveau, qui empêécherait de faire une ou deux saignées exploratives pour sonder en quelque sorte
( 582 ) la nature du ierrain, et voir quelles sont les armes dont il convient de se servir?
Le mauvais effet du quinquina que l’estomac rejette constamment, et qui exaspère tous les accidens, sous quelque forme qu’on l’administre, mérite encore une grande attention. Dans le cas de fièvre intermittente pernicieuse avec des symptômes céphaliques, ce non succès du quinquina n’imdiquerait:l pas la véritable nature de la fièvre, et ne serait-il pas imprudent d’en continuer obstinément l'emploi, après deux ou trois essais infructueux ? Nous abandonnons ces réflexions à la sagacité de nos lecteurs, nous souhaitons seulement qu’elles attirent l'attention des médecins praticiens, sur des faits analogues à ceux que nous leur fournissons.
Nous ferons remarquer en passant, l’action du vomitif, donné ici intempestivement au dixhuitième jour de la maladie. Les accidens qui en résultent nous fournissent la preuve de la différence extrème qui existe, entre une affection gastrique véritable et une autre qui n’est qué symptomatique , et combien les émétiques peu vent être dangereux dans cette dernière circonstance, puisqu'ils occasionnèrent ici une véritable gastrite qui ne céda qu’à une application de sangsues,