‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde, cérébrale et spinale. Ou histoire théorique et pratique de l'arachnitisChapitre 46 sur 170 · VINGT-DEUXIEME OBSERVATION · texte numérisé non relu

VINGT-DEUXIEME OBSERVATION

Arachnitis de la convexité des hémisphères. —

Métastase d’érysipèle facial ?

Un homme de 57 ans, d’un tempérament éminemment sanguin, avait eu au mois de mAI 1817, un érysipèle facial avec différens symptômes bilieux : un traitement évacuant avait dissipé les accidens. Cependant le malade sortit de l’hôpital sans être complétement guéri.

Le 14 juillet, lérysipèle reparut à la face; le malade n’en continua pas moins à boire et à manger comme à lPordinaire.

Les jours suivans l’érysipèle ayant disparu, cet homme tomba dans un €tat apoplectique, pour lequel on le conduisit à l'hôpital Saint-Antoine, le 17 juillet.

Troisième période. 17 juillet : lividité de la parie de la face où avaïi existé l'érysipèle ; coma; renversement de la téte en arrière ; tismus ;

convulsions des membres; pouls petit et fréquent; respiration stertoreuse.

Saignée de six palettes ; deux heures après, saignée de trois palettes. — Sérum émétisé. — Nul soulagement.

Le soir , augmentation des symptômes ; cessaüuon du trismus. Mort.

Ouverture du cadavre. -- 1° Toute la surface de l’arachnoïde qui tapisse les lobes antérieurs du cerveau, était recouverte d’une couche albumineuse assez épaissé, laquelle s’étendait jusqu’au milieu de la face supérieure des hémisphères , tandis que dans leur moitié postérieure, la séreuse était seulement d’un rouge vif, et sans aucune trace d'exsudation purulente.

Tous les viscères étaient sains.

165. Ce fait a beaucoup de rapport avec le précédent, il présente même encore plus de difficulté , sous le point de vue du véritable instant où l’arachnitis a débuté. Nous voyons un était apoplectique survenir à la suite de la disparition d’un érysipèle facial, et la mort avoir lieu le troisième jour. Le 14 juillet, jour de l'invasion de l’érysipèle, le malade but ct mangea comme à l'ordinaire ; d’où l’on doit conclure qu'il ne devait point être sous l'influence d’une arachnius, à moins que l’on ne veuille regarder la fausse membrané démontrée par l'autopsie , comme le

résultat d'une ancienne phlegmasie , tandis que l'on attribuerait les derniers accidens à la rougeur de la partie postérieure des hémisphères, que l’on considérerait alors comme la suite de la suppression de l’érysipèle. Mais nous le répétons, dans l’arachnitis métastatique, la tendance à la suppuration est excessivement prononcée, et celle-ci s'établit avec la plus grande rapidité : d'ailleurs les symptômes offerts ne sont nullement en rapport avec une simple rougeur de la séreuse céphalique, et l’on est forcé de leur reconnaître pourcause, la présence des fausses membranes, bien plus conforme a ce que démontre Pobservation. Du reste abandonnons ce point de discussion entièrement théorique, et tenons-nous en au fait, qui nous présente un appareil de symptômes cérébraux, éclatant spontanément à la suite d’une suppression d'érysipèle, et présentant à l'autopsie, une couche albumineuse sur Parachnoïde. Quelle que soit l’époque de l’invasion de cette arachnitis , le premier symptôme sensible n’en a pas moins été un état comateux profond. |

166. Le renversement de la tête en arrière, n’a point existé ici avec l'arachnitis de la protubérance m1 avec celle de la base : ce ne sera point encore la dernière fois que la cause de ce symptôme nous échappera.

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