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juillet 1632, quMl Tut assassiné ; Nicolas Paris , pénitcDcicr de Téglise de Rouen et ami particu^ lier de François de Harlay, 1632-1670 ; Nicolas Pignay, docteur en théologie, 1()70 ; David Martin, d\ibord son coadjuteur, ensuite proviseur en titre jusqu'en 1680; Jeau Duhamel, chanoine et archidiacre de Rouen, grand vicaire du cardinal de Bouillon , 1680-1685 ; Jean-Baptiste Duhamel , ueveu du précédent, auteur d'un ouvrage intitulé : Ldber psalmorum cum selectis annotationibus in loca difficiliora , Rouen , 1701 , dédié à Mgr Colbert, 1685 et années suivantes. Le dernier proviseur fut Pierre-Jean-Baptiste Durand de Missy, docteur en Sorbonne, élu en 1736, quand il était doyen de St-Germain-rAuxerrois, qui devint abbé commendataire de Locdieu et évéquc d'Avrancbes, et qui mourut en 176/4.
Ce fut dans les dernières années de la vie de ce prélat, le 21 novembre 1763, que furent rendues les lettres-patentes qui unirent au collège de Louis-le-Graod tous ceux où Ton ne Taisait pas d'exercice. Les articles 20 et 30 portaient que les fondateurs ou supérieurs majeurs seraient conservés et maintenus, nonobstant Tunion, en possession des droits de nomination et autres privilèges qui leur avaient été attribués par les contrats de fondation.
La question était donc de savoir si le provisear du collège de Justice pouvait être considéré comme supérieur majeur, et, daus le cas de Taffirmative , à qui en reviendrait la nomination , puisquMl n*était plus possible de la laisser aux boursiers, qui allaient passer au collège de Louisle-Grdnd, et cesser de former une communauté.
Un arrêt du Parlement de Paris , rendu le 8 mai 176&, en ordonnant aux boursiers de surseoir à Télection d*un nouveau proviseur , leur enjoignit de présenter leurs mémoires au sujet de la nature de cette place, et autorisa les administrateurs du collège de Louis-le-Grand à en remplir les fonctions par intérim.
L'archevêque et le chapitre de Rouen intervinrent dans TaiTaire. On ne pouvait contester quMls n*y eussent intérêt , leur devoir étant de veiller à la conservation des droits du diocèse. Ils présentèrent au Parlement un Tactum qui tendait au maintien de la place de proviseur, et dont r Université approuva les conclusions.
Un arrêt du 8 Tèvricr 1765 ordonna que tous les mémoires, tant ceux des boursiers que ceux de Tarchevèque et du chapitre, seraient communiqués aux administrateurs du collège de Louisle-Grand, et que ceux-ci, à leur tour, remettraient au procureur général leurs observations sur la
double question de savoir si la place de proviseur devait être conservée , et à qui il appartiendrait d*y nommer.
Ils exprimèrent l'avis qu'il y aurait avantage à supprimer cette charge et à leur en accorder les fonctions. Cependant , ils n'insistaient pas trop dans ce sens ; ils reconnaissaient qu'elle n'était pas onéreuse au collège , que plusieurs de ceux qui l'avaient remplie n'y avaient vu qu'un engagement à se rendre utiles et à Taire du bien aux boursiers ; qu'elle pouvait donc être maintenue, si on le désirait , à condition de ne pas laisser la faculté d'y nommer à de jeunes écoliers sans expérience et qui étaient rarement en état de faire un bon choix. Un grand changement , en effet, était survenu dans l'état des anciennes maisons d'instruction : les écoliers du XYIIP siècle, qui finissaient leurs humanités à un âge peu avancé, ne ressemblaient guère aux écoliers âgés et graves du temps de Guillaume de Saâne , de Jean Justice , des d'Harcourt et des d'Estouteville.
Les chanoines, de leur côté, s'efforcèrent d'établir qu'il serait injuste de supprimer la place de proviseur. C'eût été, suivant eux, non-seulement s'écarter de la disposition du fondateur, exprimée formellement dans les statuts , mais contrevenir
aux Icttres-pateutes de 1763. Ils allégaaient , d'ailleurs , plusieurs considérations pour que ce titre et cette prérogative leur fussent attribués. Il s'agissait d'un bien qui appartenait principalement au diocèse de Rouen ; eui-mêmes, pendant longtemps , avaient nommé aux deux bourses fondées par Etienne Haro, ils nommaient encore à une, depuis la réduction que Ton avait faite de cette fondation à cause de l'abaissement des re* venus; Jean Justice avait déclaré, de la manière la plus précise, que le proviseur devait être du diocèse de Rouen. Maintes fois , on avait donné cette place à un des membres du chapitre.
L'archevêque de Rouen, qui faisait cause commune avec les chanoines pour la conservation de la place de proviseur, se séparait d'eux pour le reste, soit, comme ceux-ci le croyaient, qu'il aspirât au titre de proviseur ; soit, ainsi que le témoigne une de ses lettres, qu'il leur sût mauvais gré de faire trop bon marché d^s droits de TÉglise de Bayeux , laquelle avait un intérêt de la même nature, quoique moins grand, au collège de Justice. Les difficultés cessèrent lorsqu'ils eurent conclu avec Mgr de Nesmond une transaction par laquelle ils reconnaissaient que les bourses fondées pour Içs étmliants d« son diocèse deipeulieraient pçrpétueUenoQut è la pleine collation de lui
et de gea saccesseurs, et ^ue la présentatioi qui leur sieraît Oûte n'aurait d^autre valeur que; ceUed'uoepiure fbriBalité honorifique, et ne leur deoaerall aucun droit de coutrôlie sur te cbm de Téfèquiew
Un arrêt du parlement de Paris attribua w chapitre de Roneu; les Twictionsi die proviseur. Ce ne Alt, ili est vrai, que provisionneUmient ; mais lei proivisqi^re dura, jusqu'à: Tépoque die la Révo^ lutUin. ËB çouséquence de cet arrêt, les chanoiue^ se faiaaÂent représenter, aiu bureau d'admiqisttra'* tiiQi^ du c<Alége de Louis-le-Grand , par un dé-* l^gué qui avait droM de suffrage dans, toutes les détobératious qui intéressaient le collège de Jwh tice, LeuA* choâ se porta sur leur conrrère,^ NL Beoière, dateur de Sorbonne , qui ne cessd< de défendre leurs intérêts, avec autant d'activité que d' habileté.
Le collège de Justice ne gagna pas moisis que celui du Trésorier à être réuni au collège de Louis-le-Grand. Au moment ou ce cbaogenoenti s'opéra, c'était à peine s'il pouvait se soutenir. Les admfaiislrateurs comme^oèreiU par réduire le nombre des bourses à deux pour le diocèse de Rouen, une pour celui de Bayeux, une pour |a roodatieA ii^et, qui donnait droit dQ nomination au pyrieur de St-Victor et aux consul^ de la viUe
de Salus alternativement. En 1785, le nombre des bourses fut porté à buit. La recette de Tannée atteignit la somme de 2/i,878 liv. Les pensions des buit boursiers entrent dans ce chiffre pour &,2li9 liv. ; les gratiCcations à Toccasion des thèses , pour k^O liv.
Les deux collèges d'Harcourt et Torcy échappèrent à cette suppression et conservèrent jusqu'en 1 789 leur constitution particulière et leur autonomie, si ce terme nous est permis. Ce Turent comme les derniers représentants de ce principe de self-government^ appliqué aux collèges, principe qui avait été généralement adopté et qui contribuait à donner à ces petits établissements une physionomie originale et véritablement intéressante. Nous en avons dit assez pour établir que Tabandon de ce système tint moins à ce développement exagéré de la centralisation qui , sous prétexte de tout régler, a fini par tout en* vabir, qu'aux changements survenus dans les mœurs et dans le personnel des écoliers.
Collège d'Harcourt. — Le collège d'Harcourt doit son origine à la libéralité de Raoul d'Harcourt, chanoine de Paris , qui auparavant avait été successivement archidiacre du Gotentio en Téglise cathédrale de Coutances, chancelier en
celle de Bayeax , chantre en celle d*Êvreux et graod-arcbidiacre en celle de Roueo. Origioaire de Normandie , où sa famille brillait au premier rang par son ancienneté» sa richesse et son crédit, jaloux de suivre Texemple de son père, dont le nom était connu par la fondation du prieuré du Parc, se considérant d'ailleurs comme obligé à la reconnaissance envers sa province natale par les emplois qu'il y avait remplis, il conçut le projet de procurer à de pauvres écoliers des quatre diocèses normands où il avait été chanoine, le moyen de suivre les cours de TUniversite de Paris. Il acquit, dans ce but, pour leur servir de demeure, quelques maisons de la rue de la Harpe et de la rue des Maçons. La mort ne lui permit point de compléter cette fondation. L'honneur d'avoir exécuté ses volontés à cet égard revient à son frère, Robert d'Harcourt, évèque de Coutances , l'un des principaux conseillers du roi Philippe le Bel. Il acquit, à l'aide des deniers de la succession de Raoul d'Harcourt, en face des maisons déjà achetées et jugées trop étroites, trois maisons dans la rue St-Côme , appartenant à un chapelain de l'église d'Avrancbes, et 250 liv. de rente à prendre sur la prévôté de Caen. Ainsi fut complété le logement des pauvres étudiants ; ainsi fut établie leur première dota-
tion. l/acttR piir lequel il leur affecta ce reremi et ces maisons porte la date de 1311. Les statuts -sont de la même époque. Le nombre des boursiers était fixé à quarante : douée théologiens ei vingthuit artiens. Ils étaient soumis à un gouvernement mixte , à la fois nonarohique et électir. Les théologiens Tonnaient une communauté à part et te^ ■aient le premier rang , par la raison qne la théologie est à la tête des sciences, ils nommaient le proviseur, qui^ étant réputé tenir la place du fondateur, admettait les iKMirsiers, expulsait ceux dont la conduite lui paraissait répréhensible , pouvait , quand il y avait lieu , diminuer les bourses des écoliers les plus aisés pour augmenter celles des plus pauvres, veillait h Tadministration de toute la maison et traitait, soit par lui-même, soit par ses délégués, les affaires qui intéressaient la cooHnunauté. Le choix ^ue les théologiens avaient à faire d*un proviseur ne devait porter que sur un maître originaire de Normandie et n'était valable qu'à la condition d'avoir été approuvé par le chancelier de Paris, par le plus ancien maître séculier régent en théologie et nor«mand) et par le recteur de l'Université.
Indépendamment de ce chef, nommé à vie, les théologiens se choisissaient un maître particulier, qu'on appelait le prienn Cette élection se faisait
chaque antiée , le 18 octobre , jour de saint Loc. Les artiens avaient éffaleifient leur mattre particoller , appelé principal , et dont le pouTmr , d'aillears renouvelable , n'était donné que pour uo an. Mais ce n*était pas à eux qu'en appar* teeait la nomination : elle était réservée au pro* visear.
La chapelle était située dans la partie du coll^f^ occiipée par les théologiens. C'était là qu'avaient lieu les ofBces solennels que la nation de Normandie , Tune des qnatre nations formant la Faculté des arts en l'Université de Paris , faisait célébrer aux jours de la Purification, de l'Annonciation , de saint Nicolas d'été» de l'Assomption, de ia Nativité , de saint Romain , archevêque de Rouen, de sainte Catherine, de saint Nicolas d'hiver et de la Conception. Cette dernière fête , a^ipelée la Fête des Normands, était solennisée avec une pompe tonte particnlière. Le prêtre qui officiait ce jour4à, en répondant an diacre qui le remerciait, ne manquait pas de déclarer « qu'il tenoit à honneur de s'être vu appelé à tel office et il implorait l'ayde et faveur de Notre-Dame , d%ne patroane des Normands^ pour bénir et accnaist^e une natioti tfui lui avoit toujours esté et estoit encore si dévote et si respectueuse. » Les Qsmptes de la nation de Normandie étaient ap-
prouvés dans la grande salle des théologiens. Celle des arts servait à toutes les assemblées où il s'agissait « d'élire ou de continuer les procureurs, receveurs, intrants, bedeaux, messagers, lecteurs et auditeurs des comptes » . • Cette nation , dit le Père Du Breul , a toujours beaucoup déféré au collège d'Harcourt, pour èlve la maison d'icelle nation en laquelle on a toujours veu plus grand nombre de personnes issus de nation de Normandie en même temps s'employer et faire fruict en l'Université de Paris (1). »
 l'origine, le collège d'Harcourt n'était qu'une résidence pour des boursiers. Comme ceux qui trouvaient Tbospitalitè aux collèges du Trésorier et de Justice , ils allaient chercher l'instruction dans les différentes écoles du quartier latin. Plus tard, des classes furent établies dans cette maison, et , pour arriver à payer les professeurs , on dut réduire le nombre et la valeur des bourses.
On cite, parmi les bienfaiteurs du collège d'Harcourt , des cardinaux , des évéques , des chanoines et d'autres personnes notables. Nous distinguons dans le nombre : Jean Boucard , évèque d'Âvranches, confesseur et aumônier du roi Louis XI, qui donna ft,000 liv. pour établir
(1) Jacques Du Breul, U Théâtre du Antiquité» àê Parii^ p. AM.
douze nouveaux boursiers ; Geoffroy Herbert , évêque de Goutances, qui fonda quatorze boursiers, artiens et grammairiens ; Jean Michel, Jean Rouxel, Nicolas Pèlerin et Nicolas Quintaine , le premier chancelier, les trois autres prêtres du même diocèse. Un nouveau règlemeal fut donné à ce collège en Tannée 1701. Félibien, dans son Histoire de Paris^ a donné de ce document une ample analyse, à laquelle nous ne pouvons que renvoyer ceux qui désireraient en connaître les détails.
Collège de Tobcy ou de Lisieux. — Un autre membre de cette illustre Tamille d'Uarcourt, Guy d'Harcourt, évêque de Lisieux, mort en 1556, avait légué par testament une somme de 1,000 liv. parisis, destinée à Tachât d'une rente de 100 liv. par an, qui devait servir à Tentretien de vingtquatre boursiers ariiens, étudiant à Paris et placés sous le gouvernement d'un maître es arts dont la nomination serait réservée aux évêques de Lisieux. La maison quMIs occupaient, et dont pendant assez longtemps ils ne Turent que locataires, était située dans la rue aux Prêtres, près de St- Séverin. Cette maison et ces revenus furent réunis , moins d'un siècle plus tard , au collège de Torcy , fondé par quatre frères de la maison d'Estouteville. C'étaient Colart d'Estouteville, sei-
gtiear dé Torey , chamlx^ilau db Roi ; Jisan fl* E^ toatevilte, «neignenr de Chariemesbil , écuyer de corps du Roi; GoillauMe d^Estonteyilte, évèqne de ijisicux ; Estond d*Estouteville , abbé de Fécamp. Ils sont cités, dès le i9 octobre liW)6, comme fondant ou ayant intention de fonder le collège de Torcy ; ils fournfesent bus écoliers une somme de 0,500 liv., qui devait servir à acheter , comme première dotation de cet établissement, une portion de fief au Bourgdun et à Fontaiue-le-Duu , estimée d'un revenu de SftO liv. , qn'vm chevalier de TépoqUe , Ptiilippe d'Aussi, seigneur de Dampierre et d'Ëcouis, cbàmbelian du Roi , se voyait dans la nécessité d'aliéner pour payer sa rançon aux Anglais de Calais (1). Quelques années après, en 1A1&, Guillaume d'Estonteville , évêque de Lisieux , acheta, pour le logement d'écoliers boursiers, plusieurs maisons de la rue Ste-Geneviëve , et affecta quelques revenus à leur entretien. Il mourut sans avoir achevé son œuvre ; mais son frère Estoud, abbé de Fécamp, qu'il avait nommé son exécuteur testamentaire , se chargea de la compléter. Par son testament, fait en 1&22, il donna à ces écoliers les maisons de la rut Ste-
(1) V. cniYli^t du 16 jalD 1407. TdH de Roodi. Rit. iS, ^ 48 ▼*.
GeDerièvë ëi j djioura, de èû pun, ses teMèi d*ÂN gentenU et «le Féfcamp, 4,000 liv., ^tiMl àVdit à pranire bur 9m abbaye , MB Hvres , son nrissel , tous ses ornemeDts^ qui se trouvaient à Paîfs , aiasi qu6 sa vaisselle il^ai^grati» Ct»t A lui qtib r<Ni dit la «dnstniotion île la chapeAle qui fut dédiée à saint Sébastien. Pat* te inênie ârcte , il décida qu'il y aurait ctouee ttiéologiens et vfigt^ qaatre artiens , Mixquels seraient afifectées detkt parties distinictes, désignées sous le nom de cour des théologiens et de cour des^rtiens. L'évèqué de lisieux et Tabbé de Fécafnp avaient le titre de protecteurs du ^collège. Le premier devait avoir à sa nomination onze bonrses d*artiens et six de théologiens. Deux autres étaient réservées à la Bomiiiation de Colard d'£stouteville, seignemr de Torcy, qui, du reste , méritait bien cette prére^ gative par la libéralité avec laquelle il avait contribué à cette pieuse fondation, i^e même droit était attribué, après sa mort, à ses héritiers de nom et de ligne.
Ce collège prit le nom de Torcy^ dit de Lisieux, en vertu d'un arrêt du Parlement de Paris ; mais le nom de Lisieux Gnit par prévaloir.
Du temps du P. Du Breul , le nombre des bourses se trouvait réduit de trente-six à dix-huil, neuf grandes et neuf petites., savoir : une grande et
une petite à la nomination du sieur de Torcy, et le reste par moitié à celle de l'évèque de Lisieux et de Tabbé de Fécamp. Les grands boursiers recevaient 15 liv. par an ; les petits, 7 liv. 10 s. Les uns et les autres étaient logés au coU^ (1).
Le droit de faire de nouveaux statuts, de modifier et d'interpréter les anciens fut réservé aux deux prélats fondateurs et à leurs successeurs sur le siège de Lisieux et dans Tabbaye de Fécamp. Le dernier règlement, celui de 1711 (qui remplaçait ceux de lAGS, lbli% 15ft9), fut rédigé par deux docteurs en théologie de la Faculté de Paris, Antoine Le Moyne et Noël Cornuau, en qualité de vicaires de Léonor de Matignon, évéque de Lisieux, et de François-Paul de Neufville, abbé de Fécamp. Nous nous bornerons à en faire connaître quelques articles :
é Arliculo quarto statuti anni 1569 ratio stacTiorum sic prsscribitur : Quicumque tenuerit bur-
(1) Un compte de Tabbaye de Fécamp, de 159 A , nous fidt connaître le prix de la pension au collège de Lisieux :
« A discrète personne maître Jehan de Tartas, licencié es droiti, principal du collège de Lisieux en TUniversité de Paris, a esté payé 85 Ut. pour Iro» mois de la pension et ¥i?re de domp Pierre de Presblreval, Jehan Gallye, Pierre de SlemauTille, et Jacques Cacherat» tous religieux estudiants en ladite Uni?ersité de Paris..».. A maistre Roger Maribrasse, semblablement principal dudit collège de Lisieux, t cité payé pour auUres trois moit.** 95 Uf. ■
sam et de quaestione Teotativs, ut moris est, intra DoveDDium non responderit, et, decimo saltem aDDOfSecuDdum ordioationem Facultatis theologis, senteDtîas non legerit, non solum vacabit bursft, sed etîam rationem reddet doroinis fundatoribus ▼el vicariis de singulis fructibus burs» hujusmodi. Nos autem exponentes hune articulum et ad nostros mores revocantes , statuimus ut tempus bursae à provisione nostrâ ad usque doctoratum in sacra theologift Parisiensi praBfiniatur , eâ lege , ut , si peracto cnrsu philosophico, qui tenuerit bursam intra sex menses ad gradum magisterii in artibus non promoveatur, et, completo sine ullâ intermissione quinquennii studio , à logicalibus intra sex proximos menses gradum baccalaureatûs in dicta theologift non fuerit assecutus, vel biennio à baccalaureatu ad decurrendam licentiam prxviis examinibus, de more sacr» Facultatis» probatus proxi^ mum licentiam decurrere neglexerit , statim eo ipso et de jure bursâ privetur ; peractâ autem licentiâ, unius anni induci» concedantur ad gradum magisterii assequendum , quo elapso , bursà vacet.
c Primarius , juxta antiqua statuta bue usque observata , eligatur de diœcesi Lexoviensi et de patrifl Galetensi, altemis vicibus... Unions sit tbeotogorum simul et artistarum primarius qui
utrumciDe munus impleaitt isque sU perpetQus ^ ouUA ege^t uoquam nova aut electione wt pro^ rogaliaoe, nec destituatur ulla temjtK)re, nisi à DD. ruDdatoribus coocorditer, et hoc quiden^ si de emioenti illius errore et abusu iUis. consliterit eti apparuerit.
1. Quia collegiuin non artistarum modo, sed et tbeologorum domiis e&t, priioariusque débet theo*logos et artistas regere ac moderari, prim^rius saccrdos sit et iu sacr4 Facultate Parisiens! doctor, aut saUem baccalaureus in $acfis constitutus et io^ra annum» ad summum, promovendu^ad sacer* dotium» quo tempore elapso, nisi promotus fuerit ad sacerdotium (débet eoim ille sacra ia collegio obire munia ) novus eligatur.
c Vacante primarii muuere, statim DD. fun* datores de vacatione à bursariis tbeologis mo^ neantur, nec priùs dicti bursarii convenîant, primarium electuri, quam petitâ et impetratft à DD. fundatoribus vel eorum vicariis facuU tate.
c Bursarii ibeologi aute electionpm , iutei? manus DD. faudatorum vel eorum vicariorum se , omui favore, odio seu timoré ^ublatis, eum electuros juramento spondebunt quem huic obeuado muueri magis idooeum et. utilem collegio judioa-r bqnt. Si accepta pecuuià aujt alio ducti munere «
-^ sa»-*
quod Deus avertat t quempiain elegerint , is cyiiçiatui: , eligeotes vero bursâ privoMun
% Gymnasiarcba per bursarios tbeolo^os electua non prii^ munas ines^t qu^m a^ceptus fuerit , insilUutus et approbatus à DD. fuMatoribus vet eorum vicariis, ad qiios primarii iwsUtiAtiow appvo^ b^tio et confirmatiQ « siecundum fundatiooem et antiq^a statiM^ » pertivet.
< Procurator uuus sit è bursariis tbeolc^Lsi, à primario et bursarua tbeologis eligatvii* ex patriâ Leioyiensi et Caletensû alterni& vicibus^
a Très sint arcae claves, jiAXta antiqua statuta ; unam babçat p^imarius.» alteram procurator, tertiam bursarius tiieologus antiqujor , Leioviensi», quidem , quaudiu primarius ent CaJetensis , et vice versa Caleteusis antiquior, quandig priioarius erit LexoviensiSb
f Bursarii tbeplogi magi;&tri sint in artibus priusquani iii numeruiQ, bursariorum adioilti possint; sint clericali tonsurâ insigniti» pauperea, ad scieutias apti, seqiie theologiae quam i^ax^imiL poterunt diligentiâ opieram daturos, jurcjurando inter m^us piimarii » dum recipientur , polliceautur.
f Cun^ ciidLegiiiin sit ex ^quo. Tundâtum et, conditum ad gratiam scboIariuB^ LejLQ^i/çqaium et Cj^i^te^M^Wt erunt4içti bi^arM tbeolqgi, JMXta
antiqua statuta , Lexovieoses et Galetenses pari Dumero. LexovieDses, juxta fuDdatiooem , suDt maximâ ex parte ex diœcesi Lexoyieosi» dico vero ex exemplione Saucti Gandidi ad Rotbomagum; Galetenses vero ex Fiscaunensi exemptione potissiiDum et de patriâ Galetensi.
f Ut studiorum exercitationes commodiùs et utiliùs fiant , bursarii tbeologi eosdem in scbolis audiant proressores, eosdemque tbeologiae, ad primarii arbitrium» tractatus excipiant.
• Parvi bursarii seu artisls sint Lexovienses et Galetenses numéro pari.
• Bursa vero Torciaca dicta, alternis vicibus, ab episcopo alumno Lexoviensi, et à D. abbate alumno Galetensi, ut moris est , conreratur.
• Âd parvas bursas eligantur pauperes, ad scientias idouei et bonis moribus prsditi ; inter primarii mauus , leges collegii et statuta nostra servaturos, bumanitatiset philosopbi» studiis, quanta poterunt diligentiâ, operam navaturos jurejurando
spondeant.
c Bursarii, tum tbeologi, tum artistae, in studiis cum laude versati, quoad gradum magisterii pervencrint, et, uli decet, profecerînl, primario ante omnes, tanquam collegii filii, ad regentiam scbolarum commendentur. i
Le même règlement rappelle et confirme une
fondation récente, celle d'une bourse établie par M. de La Roche au profit d'un élève du pays de Caux, qui devait être choisi par les membres de la famille de La Roche, et, à leur défaut, par les trésoriers de la fabrique de Grain ville-la-Teinturière (1).
Ce règlement fut signé par les prélats fondateurs, le2li juin 1711. Le 11 juillet suivant, les boursiers du collège de Lisieux , au nombre de quinze, en entendirent la lecture dans leur chapelle et adressèrent à leurs supérieurs, avec leurs remerciments , la promesse de se conformer fidèlement aux nouveaux statuts qui leur étaient donnés.
Le principal était alors François Cassé, docteur de Sorbonne , lequel légua , par testament du 5 mars 172/4, au collège qu'il avait si longtemps administré, une somme de 111 liv. , à charge de remployer à faciliter les études d'un écolier de la ville du Havre ou de l'exemption de Montivilliers. Cet écolier, qui devait, sans se confondre pourtant avec les boursiers, résider au collège de
(1) Arch. de la S.-Inr. F. de Fécamp. — Le règlement est revêtu des signatures de Léonor de Matignon, de François-Paul de Neurvillc, de Lemoyne , de Cornuau ; de celles du principal Cassé , de Louis Morin, procureur, des boursiers Jean Bizet, Michel Âuvray, Gruel , RouUand, Dubuisson, Desies, Filiocque, Dubois, Pierre Frérot, Nicolas Aubry, Sébastien Âuvray, François-Jean-Baptiste Adam, Pierre Soyer.
Lisieiix on au séminaire St*Snlpice, était h la présentation alternative du curé et des échevins du Havre à la pluralité, et de Tabbesse de Montivillicrs. Ce fut en vertu de ce testament que, le 1'' décembre 17/i6, M'"* de Belle/ont, abbesse de Montivillicrs, nomma, « pour jouir de la rente de m liv. , Jacqucs-Hcnri-Iîernardin de Saint- Pierre, natif du Havre-de-Grâce, Taisant actuellement ses études au collège de ladite ville. • Cette nomination, du reste, n'eut point d'effet vraisemblablement, parce que le jeune de Saint-Pierre n'avait point tardé à reconnaître qu'il n'avait point la vocation ecclésiastique (1).
Au moment de la réunion des collèges, en ITGi, le collège de Lisieux fut désigné pour servir d'habitation commune aux boursiers réunis. Mais l'humeur que témoignèrent les écoliers lexovicns à la suite de cette mesure engagea bientôt à le maintenir comme collège spécial. Cependant on leur enleva leur maison, dont la démolitio:i était devenue nécessaire pour l'achèvement de l'église Ste-Geneviève. On leur donna ,
(i) Arch. delaS.-Inf. F. de Pabbayc de MontÎT. Par son tes' a ment, Cassé laissait au collé^^e de Lisieux ses livres et manuscrits, à condition qu*on dit pour lui à perpétuité une messe le jour saint François , à octobre, et exprimait la volonté dVtrc enterré à Paris, en réglisc de St-Sulpice, en la chupcUe de la communion , • afin que son corps fût dans un lieu où son esprit et son cœur avoient toujours été. •
à la place, celle de raiirîen collège de Beaiivais , dout les boursiers se réunirent, en môme temps que ceux des collèges du Trésorier et de Justice, au collège de Louis-le-Grand, contisqué sur les Jésuites et qu'un arrêt du parlement avait maintenu dans sa primitive destination d'établissement d'instruction publi(|ue, en lui conservant son nom depuis longtemps célèbre. L'Université obtint pour elle une partie de ce vaste local ; elle y logea sa bibliothèque et y eut une salle pour ses assemblées.
A la suite de ces collèges, citons enfin, sans prétendre toutefois à une énumération complète , une fondation du XV' siècle, la Bourse de Pavie, due à la libéralité d'un prélat italien , Branda de Castiglione, cardinal-prêtre du titre de St-Clément, dit vulgairement le cardinal de Plaisance. Il avait fondé à Pavie (1) un collège sous le titre de St- Augustin , à l'usage des étudiants sans fortune. Désireux de témoigner à l'église cathédrale de Rouen sa reconnaissance pour les biens qu'il en avait reçus et comme chanoine et comme archidiacre, il voulut que, dans son collège, il y eût une
(1) Le monastère des Hennîtes de St-Auguslin de Pavie était renommé à cause du corps de saint Augustin qui y était vénéré : Ubi gtoriotum corpus sanctissimi doclorU requiescit, — Arrh. de la S.-Inr. F. du chapitre, contrat de fondation de 1480.
bourse réservée à un écolier que désigneraient ses anciens confrères les chanoines de Rouen , entre les clercs originaires du diocèse et parvenus au terme de leurs études de grammaire. Cet écolier pouvait passer six années entières à Pavie et étudier à son choix la théologie, le droit civil, le droit canon, la médecine ou les arts (1). Brauda recommandait aux chanoines de se mettre en garde contre tout sentiment de partialité, de s'attacher au choix qui leur paraîtrait le plus agréable à Dieu et le plus avantageux à rÉglise, et de conserver précieusement le contrat de fondation dans leurs archives. Un double devait eu être déposé à la cathédrale de Pavie (Rome, 28 mai l/i30) (2). Des fondations analogues furent faites par lui, et pour les mêmes motifs, en faveur des diocèses de Lisieux , de Baveux et d'Évreux.
Le chapitre sut apprécier ce qu'il y avait d'utile et d'honorable pour l'église de Rouen dans une pareille fondation. A la réunion solennelle et générale du mois d'août l/i30, il (ut décidé qu'en témoignage de reconnaissance une messe
(1) Branda se réserva le soin de recevoir et d'installer les boarsîers, et voulut qu'après sa mort celte formalité fût remplie, soit par Tévèqae de Pavie, soit par le prieur de la Chartreuse, soit par le prieur da couvent de Sl-Augustin.
(3) Arcb. de la S.-Inf. F. du chapitre.
serait célébrée chaque année , dans les octaves de l'Assomption, pour le cardinal Branda.
En 1/186, Branda , évêque de Cumes, neveu du fondateur/prétendit, il est vrai, que le boursier ne pouvait être admis que de son consentement, et , quelques années après , le recteur et les écoliers du collège de St-Augustin firent , à leur tour, quelques diOicultés; mais, à la suite des explications qui Turent données, le privilège du chapitre de Bouen Tut reconnu et authentiquement confirmé.
En général , les chanoines choisissaient pour boursiers des gradués en l'Université. Ils nommèrent, le 26 septembre l/iSO , Jean Merlin, que le peu de sécurité des routes, à cause de la guerre, empêcha de profiter de la faveur qui lui était faite ; le 29 novembre l/i/i2 , vénérable homme Charles Paon, mailre es arts et bachelier en droit canon ; le 15 mars l/ift9 , Jean Goulle , maître es arts et bachelier es lois, étudiant à Caen ; le 3 octobre ilibS, Gourel, maître es arts ; en 1/166, Jean Le Tourneur; le 18 novembre ilili, Louis de Groussy, maître es arts, étudiant à Paris en l'un et l'autre droit ; le dernier avril ilillij Jean Golombel ; le 13 janvier i/i75, Louis de Montmirel, fils d'un clerc du Boi à la chambre des comptes ; le 13 août l/i81 , Gérard Auber ;
le 11 octobre 1&84, Martin Tasserie, de Rouen ; le 16 septembre i/i86, en remplacement dudit Tasserie, Guillaume Le Cygnerre, maître es arts, fils de Pierre Le Cygnerre , architecte d'une grande réputation : • Filius (/uondam mag. Pétri Le Cyynerre, in laihomid maf/istri et summc experli (1) ; le 12 novembre 1511, Jean Chuffes, neveu du chanoine Regnaud Chuffes ; le 25 août 1503, Jean Maillart, licencié en l'un et l'autre droit; le 20 juin 1511, Michel Faucon, maître es arts ; ! 15 juin 1517, en remplacement dudit Faucon , Geoffroy Maynet, prêtre de Dieppe , curé de Ste-Âgathe-crAIibcrmont, qui résigna sa bourse le 13 avril 1526.
Cette bourse paraît avoir été très-recherchée. Jean Goulle , nomme en 1A58 , avait été préféré à cinq concurrents , dont quelques-uns avaient de puissants protecteurs. Le dernier avril ililli , maitre Jean Coulombcl, neveu du chanoine Guillaume de Yernon , obtint l'avantage sur Louis de Montmirel, fils d'un clerc du Roi à la chambre des comptes de Paris. Martin Tasserie l'emporta , le 11 octobre iliSli, sur Robert de Bapaume,
(1) Il juslifia peu les espérauces du chapitre de Rouen; il abandonna, au bout d*ussez peu d*années , le collés^ de Parie et vint en France, où il se fit recevoir docteur en médecine.
parce que ce dernier, déjà pourvu d'un bénéfice, jouissait de plus de 50 liv. de revenu.
Pendant longtemps , le collège de Pavie eut une grande réputation. Cnc délibération du chapitre de Rouen (29 novembre 1442) le mentionne dans les ternies les plus élogîeux : Perce^ lebre colleginm Papiense in civitate Papiensi, ubi ex mu/fis temporibus famosum viguit studium , pi'out viget de presenti. In civitate Papiensi in qud dvdum studium générale in facultate et scien^ tiis approbatis viguit prout viget de presenti ( V. contrat de fondation de 1/i30). L'italien Zanone de Castigiione , nommé , sous la domination an« glaise, à l'évèché de Bayeux , el neveu de Branda, légua par testament une somme de 500 écus aux écoliers de l'Université de Pavie. A cette époque, rinvasion de la France par l'étranger avait mis le désordre dans TUnivcrsité de Paris. Les élèves allaient chercher au loin le calme nécessaire aux études. A Pavie , le boursier du chapitre de Rouen était assuré de trouver des élèves de sa patrie et même de sa province. C'était là que Thomas Basin était allé , dans sa jeunesse, étudier le droit civil. Louis de Groussy était déjà fixé à Pavie comme étudiant, quand les chanoines lui conrérèrcnt la bourse du cardinal de Plaisance. Jean Uelaitre, originaire de Rouen et chanoine de
la cathédrale de cette ville, cite, dans son testament du 25 juillet 1505, quelques livres quMl avait écrits de sa main lorsqu'il Taisait ses classes à Pavie : Item, leciuram excellentisshnam de appellationibus quant Papie scripsi. — Item specu-lum judiciale magistri G. Durante. — Item plura volumina recoUectarum super jure civUi quas, pro majori parte, Papie scripsi.
Cependant, la vogue de cette Université ne fut pas en France de bien longue durée. Les guerres d'Italie sous Charles VlII, Louis XII et François P' durent contribuer à éloigner les élèves français. Dès le milieu du XVI* siècle, les chanoines, faute sans doute de concurrents, ne purent songer à tirer parti du droit qui leur avait été attribué par Brauda. Il paraissait d'ailleurs assez inutile d'aller chercher à une si longue distance un enseignement inférieur peut-être à celui qu'on pouvait trouver dans son pays et près de soi, après que le mouvement de la renaissance eut gagné la France.
Par une particularité assez remarquable, ce fut, pour ainsi dire, à la veille du jour où il devait être supprimé , que le chapitre de Rouen s'avisa de faire revivre ses droits. Le 20 octobre 1790, le chanoine Perchel écrivit , dans ce but, une lettre à Tévêque de Pavie, et, peu de temps
après, il reçut de lui uue réponse, sinon tout à fait satisfaisante, pour le moins obligeante (1).
Déjà le doyen des enfants de chœur avait été désigné comme boursier et faisait ses préparatifs de départ, lorsque le chapitre, par suite du progrès des mesures révolutionnaires, fut dissous» Le directoire du district de Rouen songea un moment à se porter pour son héritier. Par une lettre du 17 novembre , il demanda au directoire du département l'autorisation de faire les démarches nécessaires auprès des autorités de Pavie. Il est présumable que cette autorisation lui fut refusée*
(1) Ârdi. de la S.-Iaf.» liasse portant pour étiquette : • Domainet nationaux, district et ville de Rouen. ■ Lettre de Tévêque de Pavie à 11. Perchel : • Monsieur, je me ferais un empressement d^adhérer à la demande que vous me fiiites au nom de très-illustres chanoines de Tégllse cathédrale de Rouen, en Normandie, par rapport à la présen» tation d'un jeune homme destiné à jouir d*une place au collège de St-Augustin de cette ville, toutefois que Ton me fournira des tities authentiques qui constateront le droit et la maintenue du chapitre de Uessieurs les chanoines de Rouen pour ladite présentation* En atteo-^ dant, c'est avec regret que je dois vous participer que ce* n'est qu*im jeune homme nanti de tels titres que je pourrai recevoir audit collège, en égard à tous les changements qui, depuis la fondation, dont Ton» me parlez , et que jMgnore absolument, du cardinal Branda se sont succédé dans tous ces États et vont encore se renouveler dans le non* veau système canonique et politique de Tempereur Lèopold. — Je suis. Monsieur, avec la plus vraye estime, votre très-dévouè et très* obligé serviteur. Pavie, ce 20 octobre 1790. — B., archevêque-évêqu» de Pavie. ■
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En tout cas, il n'est pas douteux que les événements n'auraient pas permis qu'elle eût son effet.