DES ECOLES RURALES
Dans le temps où le roi Louis XY approuvait riostitut des Frères de Saint- Yoo , il renouvelait par la déclaration du M\. mai 1726, concernant la religion , celles de son aïeul Louis XIY du 13 décembre 1G98 (1), et du 16 octobre 1700: « Youlons, y est-il dit, qu'il soit établi autant qu*il sera possible des maîtres et des maîtresses d'école dans toutes les paroisses oii il n'y en a point encore, pour instruire tous les enfants de l'un et de l'autre sexe des principaux mystères de la foi et devoirs de la religiou catholique , apostolique et romaine, les conduire à la messe tous les jours ouvriers, apprendre à lire et même à écrire à ceux qui pourront en avoir besoin , le tout ainsi qu'il sera ordonné par les archevêques et évoques,
(1) Art. IX de la déclaration de 1698 : « Voulons que Ton esta> blisse autant qu*il sera possible des maîtres et des maîtresses dans toutes les paroisses où il n*y en a point , pour instruire les enfants. » — Mémoires du clergé, 1768, t. I, p. 982.
en conrormité de Tarticle 25 de Tédit de 1695, coDcernant la juridiction ecclésiastique (1). Voulons à cet effet que dans les lieux oii il n*y aura pas d'autres Tonds, il puisse être imposé sur tous les habitans la somme qui manquera pour rétablissement desdits maîtres et maîtresses d*école jusqu'à celle de 150 liv. par an pour les maîtres et de 100 liv. pour les maîtresses , et que les lettres sur ce nécessaires soient expédiées sans Trais sur les avis que les évéques diocésains et les commissaires départis dans les provinces nous en donneront. »
Il n'est pas douteux que cette déclaration n'ait contribué à activer le développement des établissements d'instruction publique dans les campagnes. Mais déjà depuis plusieurs années , comme l'indiquent suffisamment les termes mêmes que nous venons de rapporter, le mouvement avait été donné, et l'on avait obtenu des résultats dont on ne saurait, sans injustice, méconnaître l'importance.
Peu de documents nous restent pour juger du nombre des écoles dans les dernières années du XVIP siècle. L'archevêque de Rouen avait recommandé, en 1680, aux personnes qui tenaient
(i; Cet édit est rapporté dans les Mémoires du clergé, 1. 1, p. 981.
les calendes, d'examioer s*il y avait école dans les paroisses et si on y Taisait le catéchisme. Par les procès-verbaux de visite de 38 églises parois^^iales du doyenné de Foucarmont, en 1683, nous voyons qu'il y en avait 2*2 à posséder des écoles ; 8 étaient tenues par les curés , 6 par les vicaires, i2 par des magisters. On n*en cite point pour les paroisses de Bouafles, Frétils, Illois, la Leuqueue, Mesnil-David , Nullemont, Pierrepont, Preuseville , St-Martin-au-Bosc , St-Remi-en- Rivière , S*'-Beuve-aux-Champs. Le curé de Pierrepont, Charles Colas, • homme docte et de grand exemple , » envoyait les enTauts de sa paroisse chez son confrère le curé d*Ecotigny. On ne signale d'école de filles que dans la petite ville de Blangy, où elle avait été fondée par S. A. S. Louise d'Orléans.
Mgr Colbert, que nous avons vu prendre part aux deux plus célèbres établissements d'instruction fondés à l'usage du peuple dans le diocèse de Rouen, la communauté d'Ërnemont pour les filles, celle de St-Yon pour les garçons, et à qui l'on doit l'institution des petits séminaires, avait, en 1685, n'étant encore que coadjuteur de l'archevêque de Rouen, Mgr Rouxel de Médavy, adressé à tous les curés du diocèse un questionnaire imprimé, contenant, entre autres questions, celles-ci qui ont un
rapport direct à notre sujet : « Y a-t-il un maître d'école ? y a-t-il une maîtresse d'école ? » La plupart des réponses envoyées par les curés à rarchevêché ont malheureusement été perdues. Par celles qui ont été conservées, nous pouvons constater que sur 56 paroisses des doyennés du Havre, des Loges et de St-Romain , il y en avait &2 qui possédaient des écoles; 15 seulement en étaient privées : Anxtot , Berneval , Écultot , Étainemare, Gommerville, Grosmesnil, Loise- Hère , Pierrefique , La Poterie , Raimbertot , Routot, St-Clair, St-Martin-du-Bec, St-Mîchel, Sandouville. Si Ton compare ces chiffres à ceux que nous avons cités pour le doyenné de Foucarmont, on pourra supposer , avec quelque apparence de raison, qu'il y avait eu progrès dans le peu d'années qui s'étaient écoulées de 1683 à 1687. Cependant, nous ne pouvons nous dispenser de Taire remarquer que, d'après les réponses aux questionnaires de cette dernière année, dans les trois doyennés précités , les écoles étaient généralement peu suivies, et qu'il n'y avait nulle part d'école de fllles, et même que, dans le doyenné de Baudemont, sur 15 paroisses, il n'y avait encore que II écoles de garçons (1). Pendant tout le temps
(1) En 1692, dans le doyenné du Bourgtberoude, sur 16 paroisses, dont on a conservé les questionnaires avec les réponses des curés à
de son administratioii , comme coadjuteur et comme archevêque , deux objets paraissent avoir préoccupé tout particulièrement Mgr Colbert , l'instruction des ecclésiastiques » Tinstruction du peuple. 11 s'efforça d'atteindre ce double but en astreignant tous les prêtres à passer par le séminaire , pour s'y former aux devoirs de leur état , en tenant la main à rétablissement, dans chaque doyenné, de conrérences ecclésiastiques dont il nommait les officiers (1), et en recommandant
Mgr Colbert, on en cite 12 où il y avait des écoles tenues par des curés ou des Ticaires. Une école avait été fondée à la Trinité de Touberville par M"*' Baudouin pour cette paroisse et celles de St-Ooen de Touberville et de Caumont. L*écoIe du Bourgtheroude avait été fondée pour le Bourgtheroude et Infreville. Celle d^Anneville senrait à quelques paroisses des environs. A St-Tuurin et à iTille, le curé faisait Pécole aui garçons et aux filles.
(1) Ces conférences avaient été mises à la mode par Boardoise. L*usage ne larda pas à s'en répandre dans tous les diocèses de France. Ce fut un des moyens les plus efficaces qui furent employés pour la réforme du clergé. V. V Abrégé de la vie de M, Rourdoite^ à la suite de la Vie du frère Irénée des Ecoles chrétiennes et de VEloge de M, de Ckampflour, Avignon, chez Joseph Domergue, i77A« — Visite du diocèse de Rouen , par Antoine Gaulde, vicaire-général, 1661 : Recommandation aux curés de faire des conférences pour apprendre le manuel et les cérémonies qui y sont marquées. Arch. de la Seine-Inf. G. 700. — Visite générale du diocèse par M. Dufour, abbé d'Aulnay, vicaire-général, 166â : Eihortation aux curés de faire le catéchisme et Tinstruclion aux enfants et de tenir des conférences. — Jusqu*à Mgr Colbert, ces conférences avaient été tenues pea régulièrement, et elles n*avaient eu d'ailleurs en vue qu^un objet asseï reslreinL — V. Histoire de la ville de Rouen , 8< édiL , III* partie , 1731 , p. 5A3.
partout aux curés de faire régulièrement le catéchisme , et de fonder des écoles dans leurs paroisses (1).
(1) Nous croyons intéressant de rapporter ici quelques extraits des procès-verlMux des grandes calendes ( synodes annuels des prêtres de chaque doyenné).— 1082. Les doyens sMuformeront de ceux d*entre les curés qui n*auraient point fait leur séminaire pour en donner le mémoire à Monseigneur et y estre pourvu, s*ils ne justifient qu*il8 en ont esté dispensés. Examiner sMl y a école dans les paroisses et si on y fait le catéchisme. A St-Honoré, au doyenné de Longueville, le vicaire fera Tescolle, à peine de saisie de son temporel, qui sera employé à la faire tenir régulièrement. — 1691. Établissement par Parchevéque de conrérences dans chaque doyenné pour instruire les ecclésiastiques dans les fonctions de leur ministère et les porter au bien ; officiers desdiles conférences nommés par le prélat, à savoir : un directeur, deux assistants, un secrétaire, un interprète, un récapitulateur, un exposileur, un proposant, et un portier. Au Mesnil-sous- Lillebonne, la fondation qui oblige le chapelain à tenir école sera exécutée, à peine de saisie du revenu de la chapelle. A Normanville, il sera établi, conformément à la demande du promoteur subsidiaire, une maîtresse d^école pour les filles. A St-Martin-aux-Buneaux, il y aura une école de filles. A Biville-la-Rivière, le curé aura un clerc pour tenir Técole. Au Mcsnil-Mauger, les paroissiens se cotiseront pour avoir un clerc qui fasse Pécole ; le curé offre, pour sa part, 15 liv. par an. Arch. de la Seine-Inf. G. 70A. — 1691. A Berville-sur-Seine, ordonné que les paroissiens se cotiseront pour faire la condition d*un clerc qui lenrira pour Tadministration des sacrements et tiendra Técole. Jb, G. 705. (Cette même année, dans son Instruction pour MM. le» doyens , Mgr Colbert insérait cet article : c Ils s^informeront soigneusement s^il y a des écoles, si ce sont les vicaires qui les tiennent ou quelles autres personnes, s'il y a des écoles pour les filles, si les filles ne vont point dans les mêmes écoles que les garçons, si les enfants n*ont point de mauvais livres, si on leur fait réciter tous les jours à genoux les prières du soir et du matin en français, si on leur inspire la modestie
Ses efforts ne furent pas stériles. Les procèsverbaux des visites pastorales de Mgr d'Aubigoé (1710-1717) en fournissent la preuve, et montrent ce prélat poursuivant avec un zèle digne de toute notre reconnaissance Tœuvre de son devancier. Nous avons soigneusement extrait de ces
dans l'église ei la soamission à la maison , si on ne les sooffre point dans le Tice. • Coneilia fiormannict^ part 2*, p. 15^). — i69S* A Bolbec et à Ambrumesnil, on mettra une maltresse d*école. A Bailleul, la maison destinée pour Técole sera restituée et employée conformé" ment à Pinlention du fondateur. A lilois, Técole sera réparée ani frais des habitants. A St-Aubin de Crétot, il y aura un clerc qui tiendra Pécole. A Lintot, plaintes contre le vicaire qui ne tient pas l*école. A Manneville-la-Goupil , les écoles seront faites ; le curé y tiendra la main. Arch. de la Seine-Inf. G. 706. — 1697. A N.-D. du Bec et à Folleville, il y aura un clerc qui tiendra Técole ; le doyen se transportera sur les lieux pour concerter avec les curés et les paroissiens ce qui pourra se faire pour sa condition. A Mirville, les écoles seront tenues dam» la paroisse. A Noinlot, les écoles seront tenues plus exactemeut. Ib, G. 707. — 1698. A Bellefosse, le clerc tiendra les écoles. A Anglesqueville , à Hautot-Si-Sulpice, les écoles seront tenues plus exactement. A Admesnil, les écoles seront tenues. A Mesnil-Duredent, un clerc tiendra Técole et servira en même temps à Téglise. A Gueures, il y aura une maîtresse d*école gagée par le trésor. Aux calendes, recommandation à tous les vicaires de s*appliquer à la lecture des saintes écritures, de faire des instructions aux peuples, d^assister exactement aux conférences et de tenir les petites écoles. 76. G. 708. — 1699. A Dampierre, ordonné que les écoles seront tenues plus exactement par le clerc ancien ou , à son défaut , par un autre clerc doiit le curé se pourvoira. Aux calendes , les écoles reconunandées à tous les curés. 16. G. 709. — 170Â. A Martainville-sur-Ry, on examinera, à la visite archidiaconale, la fondation laite pour une maîtresse d^école. Ib. G. 710.
précieux documents tout ce qui concerne les écoles. Les notes que nous avons recueillies et coordonnées présentent les résultats suivants :
1717. Doyenné d*Âumale : 23 écoles visitées; une seule où il n'y avait point d* école, Feuilloy, et encore n'était-ce que depuis fort peu de temps. Mgr d'Aubigné note , en effet , que le traitement du maître était fixé à il livres, plus 10 liv. sur les quêtes de Téglise, sans compter ce quç fournissaient les paroissiens ; 3 écoles tenues pai* les vicaires; 19 par des clercs. Écoles de filles en 6 paroisses ; tenues à Aumale par deux sœurs de la Providence qui recevaient de la ville 300 liv. et leur provision de bois, et de pluff logées; à Beaucamp-le-jeune , par la sœur du clerc ; à Ëccles, et à Orival, par la fille ou la femme du clerc ; à St-Saturnin , par une sœur de la Providence, ayant AO écus de gages, indépendamment de ce qu'elle recevait d'une dame de Rouen, M"' d'Osmont ; à Villers , par la sœur du curé. A Aumale, l'école des filles datait du règne de Louis XIII. Jacques Gallemant, curé de cette ville, dont nous avons rappelé les vertus éminentes et les services signalés, avait t assemblé quelques filles sous la conduite d'une vertueuse veuve nommée Jacqueline Soûlas pour l'instruction des enfants de leur sexe. » Mais cet établis-
sèment, jusqu'en Tannée 1629, n'avait eu qu'une existence précaire. Ce fut alors que Louis Gallon, le digne successeur de Gallemant, comme lui docteur de Sorbonne et curé d'Aumale , acheta une maison d'école et commit, pour en avoir soin, deux maîtresses dont il réserva le choix au curé et aux trésoriers de St-Pierre d'Aumale, sous la condition que ce choix devrait être confirmé par l'archevêque et ses grands vicaires lors de leurs visites. Il fut décidé 1*" que ces maîtresses n'entreprendraient jamais d'enseigner les petits garçons avec les petites filles, le sieur Gallon n'ayant acquis , ainsi qu'il prenait soin de le déclarer, la maison qu'il aflectait à usage d'école , que dans l'intention d'opérer la séparation des uns d'avec les autres, afin de préserver la jeunesse de toute occasion d'impureté ; 2* qu'elles auraient soin d'enseigner aux enfants le catéchisme , le Pater noster et le Credo en français , et les commandements de Dieu et de l'Eglise ; â*" qu'elles montreraient à leurs écoliëres à lire et à écrire ; 4** à bien et dûment communier pour la première fois ; 5** qu'elles se contenteraient de peu de chose pour leur salaire et instruiraient les pauvres gratis^ attendu que leur logement ne leur coûterait rien. Les sœurs de la Providence Turent appelées à
remplacer les maîtresses laïques, eu 1687 (1). 171 A. Doyenné de Bacqueville: &9 paroisses visitées; 12 où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte: Ânglesqueville , Bénouville, Bonnetot, Callevillela-Cbapelle, La Cbapelle-Bénouville, Draqueville, Eurville, Folleville, Montebourg, St-Denis-sur- Scie, Le Torp, Yarvannes ; k écoles tenues par les curés ; 11 par les vicaires ; k par des chapelains ; 1 par un acolyte ; 16 par des clercs. Écoles de filles en 15 paroisses; tenues à Auppegard, aux gages du doyen ; à Bacqueville, par une sœur de la Providence (2) ; à Baudribosc, par un clerc qui ne tenait école que pour les filles, fait exceptionnel et contraire à la discipline ecclésiastique ; à Belleville , St-Paterne-de-Cailleville , Gonneville et Yibeuf, par des filles ou Temmes de la paroisse ; à Bertreville, gratis par une veuve ; à Heugleville, par la fille du clerc ; à Biville, Imbleville, Lestanville, St-Mards, Tbiétreville , parla femme du clerc ; à Lintot, par la nièce du chapelain.
(1) M. Semichon, Histoire de la ville d'Aumale. Arch. de la Seine-Ior. G. 699 « Visite générale du diocèse par Charles Mallet , ▼icairegénéral de TarcbeTéque. 1660 : Conformément à l'ordonnance de la dernière calende, il sera procédé par le doyen, le curé et trésorier d*Âumale, à la noroinalion d*une fille ou femme veuve, capable d*instruire et élever les jeunes filles d'Aumale, suivant les termes de la fondation faite par une personne de piété. •
(2) Arch. Seine-Inf. G. 701. « Visite générale du diocèse de Rouen par M.Dufour, abbé d*AuInay, vicaire-général de rarchevéque, i66A.»
1717. Doyenné du Bourgtheronde : 44 paroisses visitées ; 11 où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte : Ambourville, Basville, Boscbénard-Commin , Boscherville , St-Denis-de-Boscguérard , Caumont , St-Taurin-des-Ifs , Marcou ville , St- Martin-du-Parc , Teillement , Valleville ; 2 écoles tenues par les curés; 10 par des vicaires; 4 par des chapelains ; 1 par un sous-diacre , neveu du curé ; 5 par des clercs ; 7 par des particuliers. Ku Bourgtheronde, il y avait 4 écoles tant pour les garçons que pour les filles ; à Infreville, M. le chevalier d'Infreville avait légué au trésor 250 liv. de rente, à charge de Taire acquitter 3 messes par semaine et de Taire instruire la jeunesse ; au Bec-Hellouin ,| le clerc qui tenait l'école devait ses gages à la générosité de l'abbé. Ecoles des filles en 12 paroisses; tenues à Bardouville, Boissay, Boscbénard-Cressy , Boscgouet, par des Temmes du lieu ; à Berville , par deux filles du lieu ; à St-Eloi-de-Fourques, par la Temme du clerc ; au Thuit-Heudebert, par la Temme du maître d'école; à Touberville , par les dames Mignot , par charité (les filles de Caumont venaient à leur classe) ; à Yvîlle , par la sœur du maître d'école. Autres écoles de filles à Brionne , au Bec-Hellouin , au Bourgtheroude. L'archevêque , dans le cours de ses visites , constate en maint endroit l'ignorance proTonde des enTants.
17i&. Doyenné de Brachy : &9 paroisses visitées ; 12 oii il n*y avait d'écoles d'aucane sorte : Blancmesnil , Biville-la-Rivière , Bourg-de-Saane, Bosville , Bretteville , Ganteleu , Grainville-Ia- Renard , Herbouviile , Hermanville , Pourviile , St-Onen-sur-Brachy, Sassetot ; écoles de Sauqueville, tenues par deux chanoines de la collégiale ; celles d'OlTranville, tenues par le principal du collège dudit lieu ; 11 tenues par des vicaires; 2k par des clercs. Ecoles de filles en 13 paroisses : Avremesnil , la Chapelle-sur-Dun , Golmesnil , Crasville-la-Roquerort , Fontaine-le-Dun , Gonnetot , Gruchet-St-Siméon , Hautot-sur-Dieppe , Luneray, Quiberville, St-Just, St-Pierre-le-Viger, Varangeville.
1716. Doyenné de Bray : 3& paroisses visitées ; 9 où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte : Alges oii l'on ne comptait, il est vrai, que 15 communiants , et dont les enrants pouvaient aller facilement à Gournay ; Bellosane , oii les enfants trouvaient le moyen de se faire instruire à l'abbaye ; Beuvré , Boulay , Catillon , Mesnil-sous-Fry , Montagny, Noleval-et-St-CIair ; 3 écoles tenues par les curés ; 11 par les vicaires; 8 par des clercs, sans compter Gournay oii les écoles de garçons étaient tenues par deux particuliers. A la Fertéen-Bray, le vicaire apprenait le latin à quelques
enfants. Écoles de filles en 7 paroisses : Argueil, Avesnes , Bezancourt , Boschyon , Fry , Gournay , Menerval. A Ayesnes , la mère du vicaire se chargeait du soin d'instruire les filles ; à Bezancourt, une demoiselle du lieu et la sœur du curé tenaient gratuitement les écoles pour les filles. A Argueil, c'était une sœur de la Providence qui enseignait , en vertu d'une fondation du marquis d'Auneuil. A Gournay, les filles avaient le choix pour Ten^ seignement entre les Ursulines et les religieuses de St-Joseph. A St-Pierre de la Haie , quelquesunes allaient à Técole avec les garçons chez le desservant.
1714. Doyenné de Cailly : 49 paroisses visitées; 19 où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte : Beanmont-le-Hareng , Beaumont-Boscmouchel , Biennais, Boscguerard, Cordelleville , Edeville, Ecalles, Etouteville, Gouville, Leuilly, Montcauvaire, Osmonville, Ormesnil , Pibeuf, LaPrée, Batiéville, La Bue-St-Pierre , St-Aubln, St-Germain-sur-Cailly ; 9 écoles tenues par les curés ; 16 par les vicaires ; 4 par des clercs et par un particulier. Écoles de filles en 6 paroisses : Bosc- Bérenger (rente de 30 liv. donnée pour l'école par le président de la Bucaille, en 1703) ; à Boscle-Hard (40 liv. de gages accordées par l'évèque de Montpellier, prieur de Longueville) ; à Braque-
tuit» aux dépens du doyen ; à Colemare, tenues par une fille du lieu ; à Gottévrard , par une demoiselle du lieu ; à Quincampoix , aux dépens du curé. ilili. Doyenné de Canville : 56 paroisses visitées ; 7 seulement où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte : Attemesnil, Epineville, Mesnil-Durdent , Oherville, Prétot, Robertot, St-Nicolas-de-Veules; 2 écoles tenues par le curé ; 23 par les vicaires ; 23 par des clercs ; 1 par un particulier. Écoles de filles en 27 paroisses : ÂmOreville, aux dépens du curé ; Angiens , Anglesqueville-la-Braslong , Anvéville , Arcanville , aux dépens du curé ; Bourville, Bosville, maîtresse logée dans une maison de l'église, recevant du curé 2 pistoles à sa volonté et 30 liv. d'un autre côté : Gailleville, Canville, Crasville, Griquetot, maîtresse recevant 25 liv. du trésor en vertu d'une fondation ; St-Vaast-Dieppedalle , maîtresse fogée et entretenue par la présidente de La Ferté ; Doudeville, Drosay , école gratuite ; Etalleville , aux dépens du doyen; Etouteville, Fultot, Gonseville , fille de la paroisse dont la présidente d'Ocqueville faisait le traitement; Hautot-l'Auvray , Héricourt, Houdetot , la sœur du vicaire ; Ocqueville , Ouvillel'Abbaye , maîtresse logée et entretenue par M""' Dambray ; St-Silvin , Sotteville-sur-la-Mer , Tonneville , la sœur du curé ; Yvecrique.
1710. Doyenné de Cbaumont : 55 paroisses visitées ; 18 où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte : Beaumont-les-Nonains , paroisse de 200 communiants, Chambors, Droitecourt, Enancourtle-Sec, Eragny, le Fay, Hénouville, La Lande- Enson , Marcberoux , Mont-Herlent , Porcbeux , Reilly , St-Brice , St-Pierre-de-Liancourt , Senos , Tibivilliers, Trie-la-Ville, Villers-sur-Trie ; 2 écoles tenues par les vicaires ; 31 par des clercs laïques. Ecoles de filles en 6 paroisses : Fresneaux , école gratuite ; Jouy-en-Telles , la Temme du clerc ; Pouilly , Sérifontaine , maîtresse, de 1x5 à 50 ans, sans gages; Trie-Cbateau, maltresse ayant 30 liv. de gages.
1715. Doyenné d'Envermeu: Ii6 paroisses visitées ; 15 oiiil n*y avait d'écoles d'aucune sorte : Angreville , Bellengreville , Boissay , Gapeval , Fréauville, Graincourt, Ibouville, Inerville, La Trinité-des-Jouquières , Parfondeval , St-Ouensous-Bailly , St-Sulpice , St-Valery-sous-Bures , Saucbay-le-Bas, Saucbay-le-Haut ; 7 écoles tenues par les curés; l\ par les vicaires ; 13 par des clercs laïques. Écoles de filles en 13 paroisses : Notre- Dame-d'Alibermont, la femme du clerc ; St-Nicolasd'Alihermont, deux maitresses en deux endroits différents ; Ancourt , Bailly-en-Rivièrc , la fille du clerc ; Dercbigny , Envermcu , 2 maitresses dont
Tune au hameau du Bue; Rquiqueville , Etran, Freulevîlle , Gouchaupré , Meulers , St-Martînen-Campagne, les Ventes d*Eavy. A Dercbigoy et à Etran , où nous citons des écoles de filles , il n'y en avait pas pour les garçons. Ceux d* Etran allaient à Neuville-le-PoUet A Bailleul, le curé faisait Técole aux garçons et aux plus petites filles.
1715. Doyenné d*Eu : kO paroisses visitées ; 7 où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte : Gousseau ville, Harencourt, Longroy, Marais, Ponts, Septmeules, Villy ; 7 écoles tenues par les curés ; 21 par les vicaires ; 5 par des clercs. Écoles de filles en 10 paroisses : Griel , 2 sœurs ; Etalonde , Eu, Guerville, Tondation par un curé; Moncby, deux demoiselles , par charité ; Penly , St-Pierreen-Val, St-Remi-en-Carapagne , Toufireville, une ancienne fille de St-Lazare; Le Tréport, école et hôpital fondés par Mademoiselle.
1715. Doyenné de Foville : 33 paroisses visitées, sur lesquelles l'archevêque prend des renseignements en ce qui concerne l'instruction ; 9 où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte : Alliquerville , Auberville-la-Campagne , Auzouville, Bellefosse,Bielleville,Ecallcs-Àlix, Gruchet, St-Denis-de-Lillebonne , Mirville , la Sf'-Trinitédu-Mout ; pas d'écoles tenues par le curé ; 1
par le vicaire ; 22 par des clercs. Écoles de filles CD 13 paroisses : Auberbosc , &0 liv. de gages ; Beuzeville , la femme du clerc ; Bemières , fille de la paroisse ; St- Aubin- de-Crétot , Hattan ville , la femme du clerc ; Lintot , la fille du clerc , âgée de 15 ans seulement ; St-Jean de La Neuville , Nointot, maitresse aux gages de M"' de Si- Julien ; Rafietot , maîtresse ayant son logement et 18 liv. de gages ; St-Maclou-de-la-Brière , maîtresse nourrie en partie par le prieur et par M. de Bailleul ; S**-Marguerite-sur.Foville , 80 liv. de gages; Vattetot, Yébleron.
1716. Doyenné de Foucarmont : 57 paroisses visitées, sur lesquelles Tarcbevêque prend des renseignements en ce qui concerne F instruction ; 15 où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte : Boscgeffroy, paroisse de 200 communiants qui possédait un magister, en 1708; St-Remi d'Epinay, Hémies et Linemare, qui possédaient des magisters en 1683 ; Mesnil-David , Mortemer , Nesle-Normandeuse , St-Marguerite de Neuville, Pierrecourt, Pierrepont, Rieux, Soreng, Vatierville, Vieilles-Landes, Villers ; 7 écoles tenues par le curé, 16 par les vicaires et un prêtre babitué, 19 par des clercs , 1 par deux femmes. Écoles de filles en 6 paroisses : Fesques et St- Ouen de Semermesnil, oii des femmes du lieu
s'en étaient chargées ; Blangy , Foiicarmont , Grandcourt, Ricbemont , où elles avaient été fondées par les libéralités du duc du Maine (i).
1716. Doyenné de Gisors : lil paroisses visitées; 5 où il n*y avait d'écoles d'aucune sorte, Bernonvillc, Lisores, Lilly, St-Eloi, Transières; & écoles tenues par le curé, 16 par les vicaires, 17 par des clercs, 2 par des particuliers. A St-Denis de Lyons , le maitre d'école avait deux pistoles de la ville, outre l'écolage. À Longcbamp , l'école avait été dotée par feu M. le marquis de Maineville ; on y enseignait le latin , à l'occasion. A Maineville, une fondation avait assuré l'instruction gratuite aux enfants pauvres. Écoles de filles en 22 paroisses : Bazincourt, la fille du clerc; Beauficel , fille du lieu n'ayant que l'écolage et le logement que lui procurait la fabrique ; Bezu-la-Forêt , maîtresse d'école n'ayant que ce que lui donnait le curé ; Boscquentin , la sœur du curé ; Boucbevilliers, fille du \ien^ gratis; Fleury-la-Forét , S écoles en trois endroits différents ; Gaillarbois , Hébécourt , deux sœurs de
(1) Arch. Seine-Inf. — G. 704. Visite générale du diocèse de Rouen par M. Du Four, abbé d*Anlnay, Ticaire-général de Tarchevêque, 1664 : — Enjolot au curé de Boafle, doyenné de Foucarmont, de fiBdre le catéchisme et d*aToir un maitre d*école pour enseigner la jeunesse.
St-Lazare chargées d'instruire et de soigner les pauvres, en vertu d'une fondation de M"** Bourlet, qui avait donné pour cela âOO iiv. de rente; Heudicourt, quelques femmes de bonne volonté ; Longcbamp, sœur d*Ernemont ; Lyons, maîtresse d'école recevant par an de la confrérie de la Sainte-Vierge une pistole « outre Técolage ; Maineville , maîtresse d'école recevant de l'église
10 Iiv. , du curé 15 Iiv., 6 boisseaux de blé, et 5 Iiv. pour sou logement , et des écolières l'écolage ; Martigny , Mesnil-sous-Yerclive , Noyon , Amécourt , fille du lieu ; Puchay , la femme du clerc ; Rosay , 2 sœurs de St-Lazare recevant 275 Iiv. par au, en vertu d'une fondation; St- Eutacbe de la Feuillie , la servante du curé ; St-Martin du Saussay , fille du lieu ayant son logement et ce que lui donnait le doyen ; Tierceville, une femme qui n'avair qu'un très-petit nombre d'écolières ; Tbil, la sœur du curé. A Néaufle , le vicaire recevait à son école quelques petites filles avec les garçons.
1713. Doyenné du Havre: 37 paroisses visitées ;
11 où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte : Beaurepaire, Berneval, Gauville, Le Coudray, Ecuquetot , Hermeville , Leure , Pierrefique , Tainemare, Turretot, Yergetot ; l\ écoles tenues par les vicaires, 22 par des clercs. Écoles de filles en
ik paroisses : Bléville, la sœar du vicaire; Baglise , Cauville, Le Coadray , la mère du clerc ; Criquetot , la femme du clerc ; Ëcrainville , la Temme du clerc ; Fontaine-la-Malet , école bfttie pour les filles; Goderville, Gonneville, fille tenant en même temps Técole des garçons ; Gra ville , St* Barthélémy , St-«fouin , deux Temmes ; St-Martin du Tilleul.
1713. Doyenné des Loges : &li paroisses visitées ; 9 où il n'y avait d* écoles d'aucune sorte : Angerville-Bailleul, Baigneville, Benarville, Imauville, Isueauville, St-Clair-sur-la-Mer, Tourvillc, Yilmesnil ; k écoles tenues par les vicaires, 20 par des clercs , parmi lesquels on en remarque un qui joignait aux fonctions de magister la qualité de valet du curé de St-Jacques-de-Crétot. A Daubeuf , les garçons allaient à l'école chez un sieur Du Rosey. Écoles de filles en 6 paroisses : Becde-Mortagne, école tenue sans gages par Anne Delaunay ; Contremoulins , école réglée et dotée ; Criquebeuf, Etretat, Gonfreville , Sausseusemare.
1715. Doyenné de Longue vil le: 46 paroisses visitées ; 16 où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte : Appeville , Arcb'elles, Notre-Dame des Autels, Basomesnil, Le Bourgay, Bouteilles, Le Gatelier, Cressy, Notre-Dame de la Fresnaye , Les Innocents , Mucbedent , Rouxmesnil , St-Hélier , St-
Martin-sous-Bellencombre, Sévis ; 8 écoles tenues par le caré, 43 par les vicaires^ 8 par des clercs. Écoles de filles en 8 paroisses : Aaffay , Bellencombre, sœurs d*ErnemoDt; Martigny, fille de la paroisse ; Montreuil, maîtresse aux gages du curé ; Orival, la demoiselle du lieu ; Le Parc, St-Saens, une vieille fille ; Tourville, une fille du lieu.
1710. Doyenné de Magny : 58 paroisses visitées; 17 oii il n'y avait d'écoles d'aucune sorte : Artie, Banteleu , Beauregard , Beauseré , Bray , La Chapelle , Chaussy , Cbérences , Gourcelles , Drocourt, Genesville, Guernes, Guitrancourt, Lierville , Maudélour, Porcheville, Yaudancourt ; 2 tenues par le curé, k par des vicaires, 1 par un chapelain, M par des clercs , i par un particulier. Écoles de filles en llx paroisses: Le Bellay, la femme du clerc ; Bourris, idem ; Hadencourt, idem; Jambeville, idem ; Limets , sœur de la Providence ; Mezy , Montjavoult , Moussy , la femme du clerc ; Neucourt , idem ; La Rocheguyon , St- Glair, sœur de la charité; Serans, la femme du clerc ; Veteuil , sœur de la Providence ; Villers, école gratuite. Les petites filles de Buhuy et de Mon treuil allaient aux sœurs de la charité de St- Glair , celles d'Autille allaient à La Rocheguyon.
1710. Doyennés de Meulan et de Pontoise: 51 paroisses visitées, non compris la ville de Pou-
toise; 9 où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte : Breancourt, Giraucourt, Le Heaulme, Menouville, Ménucourt, Montgerout, Sagy, St-Cyr-sur-Chards, petite paroisse composée de 10 à 12 paroissiens, Santeuil ; 3 écoles tenues par le curé ; celui de Boisemont enseignait le latin ; 5 par les vicaires, 1 par un chapelain , â/i par des clercs dont les gages variaient de 30 à 135 liv., et restaient généralement au-dessous de 70 liv. Écoles de filles en 9 paroisses : Ablèges , la femme du clerc ; Avernes, fondation de 100 écus pour deux sœurs grises, acceptée par MM. de St-Lazare , mais qui n'avait point encore eu d'effet, parce qu'on attendait à avoir recueilli un fonds suffisant pour bâtir une école ; Carrières , Gbantelou , succursales de Triel, maîtresse d'école, 59 liv.; Cbars, maîtresse d'école qui n'avait que ce qu'on voulait lui donner ; Cormeilles, la femme du clerc; Marines, Meulan, Triel. De tous les doyennés, ceux de Magny et de Meulan étaient ceux où était le plus oubliée la défense d'admettre les filles à Técole avec les garçons. Dans le doyenné de Meulan, l'archevêque cite 20 paroisses où l'on remarquait cet abus. 1716. Doyenné de Neufchatel , 52 paroisses visitées ; 6 où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte : Aulage , Boscmesnil , Brandiancourt , Burettes , Ormesnil, Perdu ville ; 6 écoles tenues par le curé,
19 par les vicaires, 25 par des clercs et autres particuliers. Ecoles de filles en 15 paroisses: Bouelles, Bully, foudation de 2/i. liv. ; Griquiers, Esclavelles, Le Fossé, M"' du Fossé tenant Técole par charité ; Hodenc , M"* de Goly tenant également récole par charité ; Mesnières , Mesnil-Mauger, Neurchatel, sœurs de la Providence, auxquelles venaient les petites filles de Nogent et de Quevrecourt ; Neuville-Ferrières, St-Germain, St- Saire, la petite fille du clerc âgée de 15 ans ; Sommery, le doyen donnant pour Técole AO liv. et M"* de Sommery 60 liv.
1717. Doyenné de Pavilly, 52 paroisses visitées ; 1 0 où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte : Bautot, Bertrimont , Le Bocasse, Cideville, Emanville, Fretemeule, Gueuteville , La Houssaye , Pissy, St- Maurice ; 7 écoles tenues par les curés , 19 par les vicaires, 11 par des clercs, 2 par des organistes, 1 par un autre particulier. Écoles de filles en 17 paroisses: Ancretiéville, Anceaumeville, Barentin , vieille femme ; Bourdainville, Le Breuil, fille du lieu ; Clères, sœur d'Ernemont fondée par le comte de Clères , 200 liv. de rente ; Ectot-l'Auber, Fresquiennes, 2sœursd*Ernemont, fondées parla présidente de Fresquiennes, 375 liv. de rente ; Grugny, sœur d'Ernemont; I^ Houlme, une veuve; Monville, sœur d'Ernemont, fondée
par M, de Monvillc, 100 liv. de rente ; Pavilly, une veuve ; St-Jean-du-Gardonnay , St-Martînaux-Ârbres , Temme du lieu ; Ste-Âustreberte , Yalmartin , femme du clerc; Yerville^ fille du lieu.
1717. Doyenné de Pont-Audemer, 52 paroisses visitées; ik où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte : Bliquetuit,St-Nicolas, succursale de Bliquetuit ; Gauverville, Catelon , Tierville , La Haiede-Routot, La Haie-St-Michel , La Haie-Saint- Paul, Liltetot, Pont-Autou, St-Mards, Tocqueville, Touville , Yieuxport ; l\ écoles tenues par les curés , 9 par les vicaires , 1 7 par des clercs , k par d'autres particuliers. Écoles de filles en 27 paroisses; Âizier, la Temme du clerc; Appeville, Barneville, demoiselle du lieu instruisant par charité; Blacarville, â maîtresses d'école; Bourneville, Bouquetot, Brestot, Col tôt , Corneville, Etreville, Ecaquelon, 2 maîtresses d'école; Epreville, Flancourt, l'ourmetot, 2 filles d'Erne^mont, 300 liv. de rente; Glos, Guerbaville, Hauville « Le Lendin , Manneville, une des 3 mat-** tresses de Blacarville venait y tenir l'école ; Montfort, Pont-Audemer , 2 maîtresses d'école sur la paroisse St-Aiguan ; Quillebeuf-St-Aubin , mattresse aux gages du curé ; Quillebeuf-Notre Dame, Rouge-Montier , Routot , St-Mards, St-
Ouen-des-Champs , Trouville , fille du lieu ; Yattetot, Vatteville, fille du lieu.
1715. Doyenné de Ry , 53 paroisses visitées ; 19 où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte : Boisherout, Boscasselin , Bniquedalle, Ghef-de-rEau, Crevon , St-Germain des Essours , Fontaine-le- GbateU Grainville-sur-Ry, La Hallotière, Morgny, Morville,St-MartinduPlessis, Rouvray, St-Aignau, St-Denis-le-Thibout, Sl-Lucien, Sl-Ouen, Salmouville-la-Rivière , Vascueîl; 8 écoles tenues par le curé, 9 par les vicaires, 2 par des diacres, 10 par des clercs, 1 par un autre particulier. Écoles de filles en 9 paroisses : Boisguilberl , deux femmes du lieu, de temps en temps ; Buchy, Ernemont, Le Héron , une Temme Taisant Técole aux petites filles à roccasion ; Longuerue, la femme du clerc ; Martainville, la sœur du vicaire ; RoncheroUes-cn-Biay, St-Sulpice, S**-Groix-sur-Bucby.
1717. Doyenné de St-Georges, 55 paroisses visitées ; 18 où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte : Aulnay , Blaqueville , La Follelière , Fréville , Gravenchon, Hautot, Maulévrier, Le Mesnil-sons- Jumièges, Mout-de-Lif, Panneville , Radicastel, St-Maurice d'Etelan, S''-Gertrude, S^'-Margueritesur-Duclair , Triquerville , Le Vert-Bosc , Les Vieux, Yainville ; 7 écoles tenues par les curés, 19 par les vicaires, 8 par des clercs, 3 par d'autres
particuliers dont l'un était un jeune étudiant. Écoles de filles en 10 paroisses: Caudebec, sœurs de la Congrégation Notre-Dame ; Duclair, Hénoiiville, Jumièges, maîtresse d'école logée et nourrie aux frais de Tabbaye ; Louvetot, veuve, par charité; Rençon, demoiselle du lieu; St-Wandrille , fille du lieu, par cbarité ; Sahurs, Touffreville , la sœur du vicaire; St-Pierre-de-Varangéviile , une fille dévote.
1713. Doyenné de St-Romain , A3 paroisses visitées; l/j. où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte: St-Léger d'Anxtot , Appelot , Beaucamp, Les Cercueils , Crasmesnil , Éprétot , St-Jeandes-Essarts , Folleville , Loiselière , Oudalle , Routot , St-Michel , Sandouville , St-Nicolas-dela-Taille ; 2 écoles tenues par les curés , 2 par les vicaires, 18 par des clercs. Écoles de ^filles en 10 paroisses: La Cerlangue, fille du lieu; Étainhiis , Gaineville, deux filles du lieu ; Grainbouville, la femme du clerc; Manneville, St- Gilles-de-la-Neuville, St-Romain, St-Vîgor, fille de la paroisse ; Les Troispierres , Vireville , la femme du clerc.
1713. Doyenné de Valmont , 41 paroisses visitées; 13 où il n'y avait d'écoles d'aucune sorte: Auberville, Le Bec-aux-Cauchois , Bertreville , Butot ; Criquetot (autrefois il y en avait
eu une à Griquetot, à laquelle était affectée uoe reute de &0 liv.) ; Malleville, Rouxniesnil, Saineville, St-Ouen-au-Bosc , Sassetot , Troudeville , Valecrist, Vinemervîlle ; 2 écoles tenues par les curés , li par les vicaires, 1 par un chapelain , 20 par des clercs. Écoles de filles en H paroisses : Ancretteville , Beuzeville-la-Guérard , Biville , la fille du clerc ; Canouville , deux filles, par charité; Cany, deux maîtresses; Écretteville, Ourville , Riville , St-Martin-aux-Buneaux , maltresses sans gages; Veulettes, Ypreville, maîtresse d'école fondée par M"' de Mouchy , 40 liv, de rente.
Ces divers renseignements peuvent être résumés dans le tableau suivant , où nous avons rangé les doyennés diaprés Fimportance relative qu'y avait prise l'instruction publique à l'usage des garçons entre les années 1713-1717.