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Les deai archidiacres avaient préposé à la direction des travaux Guillaume Desctiamps, à la fois principal et procureur des boursiers, et , après lui, Nicolas Le Roux , le seul auquel ils reconnussent de Texpérience et de Tautorité; ils avaient essayé de rétablir le bon ordre dans les finances du collège, de supprimer les dépenses inutiles , de rassembler les titres dispersés; ils avaient aussi prescrit de faire rattacher au plus vite les livres à leur chaînes sur les lutrins et les pupitres de la bibliothèque (1). Mais il arriva qu*au mé-
(I) Cet cnchalDeaifDt det Ufrcs sur les popitres, ao XVII* siède, est on fait à noter. Il existe, aux Archkes natkmales. II. I9A, on catalogue en 86 pages des livres du collège da Trésorier. — Ce catalofue commence par ces mots : Anno Domini M. CCCC, XXXVIJ fuit imnowatum imcemlarium uqmna de bonis eolUfii Tkesamrarii Rth tkom, in vico SS, Cosnu et Damiani Paria, prjpe portam 5. Mickaeiit, n comprend i&6 numéros pour la grande bibliotll^que, iA5 pour la petite, iO pour la chapelle. Les lirres de la grande librairie étaient placés sur trois pupitres ou dans six bahuts en forme de bancs: Pulpitum versus ticum Latomorum contra patietem,^ Scennmm uquens eoniinet volumina sequentia versus orlum, ineipiendo,.. de altéra parle ejusdem, Seanni ineipiendo wersus orfinR... Seannum sequens continet volumina sequentia et incipitur menus ortum*^ tertium seannum sequens continet volumina que sequuntur, ineipiendo versus ortum, de altéra parte seanni, ineipiendo vertus ortum, — Les lirres de la petite librairie étaient placés dans des armoires, t* mr^ marioiis. Les livres d*offices dont on se servait à la chapelle du collège étaient à Tusagc de Rouen : Missale ad usum Rotkom, Brtviarium imcûthenatum sine nota ad usum Rothom. Le même document décrit ainsi le mobilier des écoles : In scolis : una cathedra in qma sedat
pris de leurs commandements , et sans tenir compte des bâtiments commencés, on se permit de faire des changements considérables aux devis. La chapelle et le chapitre étaient déjà construits ; on les jeta bas. Deux corps de logis, de construction toute récente et portés au premier étage, furent également démolis. Les boursiers , en ceci comme en tont, n*en faisaient qu'à leur fantaisie, et on avait juste sujet de craindre que les dépenses inconsidérées dans lesquelles ils s'engageaient fussent à peine compensées par Taugmentation qu'ils tiraient du loyer de leurs nouvelles maisons. Le chapitre prêta son appui aux archidiacres ; il ratiGa ce qu'ils avaient décidé, réitéra à Le Roux la défense d'al)andonner le collège , le préposa de nouveau à la surveillance des travaux, sous la direction de MM. de Beauboui^ et de Fleury. Il leur donna pouvoir de tout régler à eux trois, et les dispensa de prendre l'avis des
giâter dum fit aiiquiê aetut in theologia ; ^item unum pulpitum magnum ante eathe-lram magisiralem ; — nliud pulpitum magnum pro ieetura baeehalnriorum ; — item xx seanna pro baeehalarii* formatU et aliiê ; — item xii formule pro tcolaribus âcolas décorant ibu», — In tibraria magna : $ex êcanna repieta ab utraque parte eum ea» theniê. Item tria pulpita versus parietes repieta libri». Item tepiem formule Juxta scanna ad sedendum pro studentibus, — Le proviseur gardait par devers lui iS tasses d'argent et iS cuillers du même métal » signala ad arma fundatorit.
boursiers^ dans le cas où ils croiraient devoir s*en passer.
Il faut croire que les rérormes qui Turent alors introduites étaient insufDsantes, ou qu*on n*avait pas tardé à s*en écarter^ puisque , environ trente ans après, le mauvais état du collège du Trésorier appelait l'attention de l'Université. Uu nouveau règlement fut imposé aux boursiers dans une assemblée tenue au collège de Navarre, le 5 mars 1678, et confirmé, sauf quelques modifications, par un arrêt rendu Tannée suivante, à la requête de M. Bochart de Cbampigny, docteur en Sorbonne, pour lors archidiacre du Petit*Caux, qui fut plus tard évêque de Valence. — Cet arrêt rétablit Tusage de certaines pratiques de piété et des thèses publiques. Il étendit et détermina les droits des deux archidiacres collateurs, substitua au principal ancien boursier un principal en titre et perpétuel, auquel furent attribués des pouvoirs tout nouveaux pour le maintien de la discipline et pour la correction des abus. Du régime collégial et aristocratique, le collège passa au régime monarchique. Après d*assez longues tergiversations, on s'était vu contraint à cet important changement par les abus de tout genre qui étaient résultés de la faiblesse du principe de Tautorité dans cette petite république d'écoliers. On ne
pouTatt se dissimuler c qae les désordres qui y estoieot surfenns, tant en ce qui regardoit les nmurs et les études qu*en ce qui regardoit l'administration du temporel , n*estoient pro* veuas que de ce quMI ne s*estoit pas trouvé une personne qui eût assez de capacité, d'autorité et d'attachement pour Taire exécuter les statuts, le principal ayant esté jitsques Icy, par la disposition des statuts, le pins ancien boursier, qui souvent n'a pas d'aage ni de lumières saflBsantes pour se bien acquitter de ses devoirs. > Mais, en touchant à l'organisation ancienne du collège de Guillaume de Saâne , on efforça d'en conserver tout ce qui pouvait être maintenu sans inconvénient. Le principal devait être originaire du diocèse de Rouen et au moins bachelier en théologie de la Faculté de Paris. Nommé par les deux archidiacres conjointement, il ne pouvait être destitué que par eux, et seulement en cas d'un abus et d'un manquement considérable et évident. Il avait droit de punir, conformément aux statuts , mais sans être obligé de prendre l'avis des boursiers. C'était lui qui fixait le jour des thèses, présidait les assemblées et vérifiait les comptes. Aucune délibération ne pouvait être prise q«e par son initiative, et ne pou*» vait valoir que par son approbation. On lui