‹ Recherches sur l'introduction accidentelle de l'air dans les veines, et particulièrement sur cette questionChapitre 29 sur 46 · RECHERCHES SUR LES CADAVRES DES ANIMAUX · texte numérisé non relu

RECHERCHES SUR LES CADAVRES DES ANIMAUX

Examen fait à Montfaucon le 23 août 1837, sur les cadavres de trois chiens, étranglés la veille ou l'avant-veille à la préfecture de police.

Sur le premier : L'oreillette droite et le ventricule du même roté contenaient évidemment des gaz libres; car, d'abord

214 INTRODUCTION DE l'AIR DANS LES VEINES.

distendus, ils se sont affaissés l'un et l'autre, aussitôt après l'incision de leurs parois. Ils contenaient en outre quelques caillots et du sang liquide.

Sur le deuxième : L'oreillette et le ventricule droits contenaient aussi des gaz qui leur donnaient une tension élastique. Leurs parois s'affaissaient également, aussitôt que l'incision avait permis le dégagement de ces gaz. Le ventricule gauche contenait du sang et des bulles de gaz.

Sur le troisième : Qui était ballonné et dans un état de putréfaction très avancé.

Le cœur était très distendu. En ouvrant les cavités droites elles se sont de suite affaissées, et il restait dans leur intérieur du sang liquide non'mélangé d'air. Les cavités gauches étaient, de même que les précédentes, remplies par des gaz libres et par du sang liquide.

Examen fait à Montfaucon le 23 août 1837, sur les cadavres de deux chevaux abattus la veille.

Les cavités droites du cœur étaient distendues ; en les ouvrant il se dégageait des gaz, et aussitôt après leurs parois s'affaissaient. Elles contenaient beaucoup de caillots et des bulles d'air.

Les cavités gauches étaient également distendues; mais la quantité de sang qu'elles renfermaient était moins grande que du côté droit , et l'affaissement des parois du ventricule n'avait pas lieu, à cause de leur épaisseur.

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