RÉSUMÉ DES EXPÉRIENCES DE LA DEUXIÈME SÉRIE
D'après les expériences qui précédent, on voit clairement que la déplétion des vaisseaux, par la soustraction d'une certaine quantité de sang, a une grande influence sur la promptitude des effets de l'introduction spontanée de l'air dans les veines.
Sur seize animaux, soumis à ce genre d'expérience, quatorze sont morts, un seul a résisté (chien).
Sur un autre chien, on n'a laissé entrer que quelques bulles d'air et on l'a sacrifié, pour voir si elles étaient bien réellement entrées.
Les chiens sont morts après 1, 4, 6, 25 minutes.
Les moutons, après 7,16 minutes.
Les chevaux, après 3 minuteset demie, 9, 12, 13, 16, 23 minutes.
Dans quelques cas, comme dans l'expérience (2e cheval) les phénomènes sont aussi rapides que par l'insufflation forcée et brusque, comme on le verra plus tard ; les symptômes sont les mêmes, la mortest aussi prompte, et à l'autopsie on trouve aussi de l'air dans les cavités gauches. On ne peut expliquer cette différence que parla facilité que l'air trouve à passer dans des vaisseaux subitement désemplis.
La mort arrive sans doute plus promptement, parce que les trois organes principaux sont lésés par la présence de l'air dans leurs vaisseaux.
En résumé, on peut dire que l'introduction spontanée de l'air par une veine blessée détermine la morl d'autant plus
INTRODUCTION SI'ONTANKK.
promptement que l'animal a perdu plus de sang, ou qu'il a été épuisé par la douleur. Il ne faut pas croire que l'affaiblissement par toute autre cause puisse produire le même résultat; il semblerait au premier abord que l'affaiblissement par la fatigue , la vieillesse , ou la maladie devrait équivaloir à la soustraction d'une certaine quantité de sang; mais les expériences sur les chevaux prouvent que ce ne sont pas ceux qui sont le plus affaiblis en apparence qui résistent le moins, comme on le voit surtout par la quatrième expérience de la première série, sur une jument qui pouvait à peine se tenir sur les jambes.
TROISIÈME SÉRIE
INFLUENCE DE LA CANALISATION DES VEINES SUR L'EX- TENSION DU PHÉNOMÈNE DE L'INTRODUCTION SPONTANÉE