‹ Recherches sur l'isolement du fluorChapitre 8 sur 10 · FI -+- HO = HF · texte numérisé non relu

FI -+- HO = HF

2 vol. 2 vol. 4 v°l- T vol- Dans l'hypothèse d'un perfluorure,

HF.12+ HO =aHFl+ O.

4 vol. 2 vol. 8 vol. 2 vol.

Le volume d'oxygène mis en liberté doit être le même dans les deux réactions, mais la quantité d'acide fluorhydrique produite est double dans la seconde, de telle sorte que si nous pouvions titrer cet acide fluorhydrique qui se dissout dans l'eau, au moment de la décomposition de ce liquide, la proportion varierait du simple au double, suivant que nous serions en présence du fluor ou d'un bifluorure d'hydrogène.

Cette expérience était assez délicate à réaliser. Nous avons vu plus haut, à propos de la décomposition de l'eau

RECHERCHES SUR LiSOLEMEJNT DU FLUOR. 5l)

par le gaz produit au pôle -\-, quelles étaient les précautions à prendre pour maintenir les niveaux de l'acide fluorhydrk|ue sur un même plan horizontal dans les deux branches du tube en U.

On commençait par laisser fatiguer la pile, de façon à avoir un courant bien constant et ne dépassant pas 16 ampères. Lorsque l'appareil avait marché pendant environ une heure, on emplissait complètement le cylindre de verre, de chlorure de mélhyle, et l'on amenait la température à environ — 4°°«

Deux tubes en verre, gradués en dixièmes de centimètre cube avaient été, la veille, recouverts dune couche de vernis à l'intérieur et à l'extérieur au moyen d'une solution de gomme laque dans l'alcool. Un courant d'air sec avait entraîné toute la vapeur d'alcool.

Ces tubes étaient remplis d'eau distillée et chacun d'eux retourné sur une capsule de platine contenant de l'eau. A un moment donné, les deux tubes étaient disposés en même temps au-dessus des ajutages de platine. On recueillait les gaz se dégageant à chaque pôle ; puis, sans arrêter le courant, on enlevait simultanément les tubes gradués maintenus verticaux dans les capsules de platine.

On lisait le volume gazeux recueilli à chaque pôle, on levait les tubes de façon à laisser couler le liquide qu'ils contenaient; on rinçait chacun d'eux avec quelques centimètres cubes d'eau distillée et, après addition d'une goutte d'orthophénol, l'acide fluorhydrique était titré dans chaque capsule de platine. Il n'y avait pas eu de contact entre le verre et l'acide fluorhydrique ; après lavage à l'alcool, les tubes n'étaient pas dépolis.

L'hydrogène qui s'était dégagé au pôle négatif s'était chargé d'une certaine quantité de vapeurs d'acide fluorhydrique; on peut admettre, la température de l'appareil étant uniforme, que la quantité d'acide ainsi entraînée est la même à chaque pôle, de sorte que, si nous reIran-

ÔO H. MOISSÀM.

cbons le poids de l'acide entraîné par l'hydrogène de celui formé au pôle positif, nous aurons très approximativement l'acide fluorhydrique produit par la décomposition de l'eau.

Voici les résultats de cette expérience :

Au pôle -+-, gaz ramené à o° et à 760 9CC,6

Au pôle — , gaz ramené à o° et à 760 23cc,o

Divisions.

Au pôle h-, le liquide titrait. i53

Au pôle — , le liquide titrait 33

107 divisions de la liqueur alcaline correspondent à o§1, 1 d'acide sulfurique de formule SO3 HO.

Or

0,1 SOHO : a?HFl :: 49 : 20, d'où

107 divisions liqueur alcaline =... . o,o4o8i6HFl

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