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À chaque série de vibrations les résultats sont identiques :
Mouvement de fuite d'ensemble au moment où la lame se met à vibrer, puis dislocation du groupe et indifférence. Il semble .se produire une sorte d'accoutumance au mouvement Yibratotre,
2) L'aquarium ne contient plus q que deux Épinoches.
Fermeture du courant : les Épinoches qui étaient en mouvement s'arrêtent, descendent lentement vers le fond : puis se produit un phénomène d’inhibition totale, jusqu'à cessation des vibrations et mème un moment après. Le résultat est identique avec 4, 10, 20 ou 40 vibrations par seconde,
3) Je prends des Épinoches ayant la ligne latérale détruite par le cautère électrique et auxquelles j'avais au préalable enlevé ou extirpé le nerf de la ligne latérale, de façon à supprimer le champ sensoriel latéral du corps de ces Poissons. Toutes les précautions, que j'ai indiquées plus haut, ont été prises et l’expérimentation n'a lieu que sur des Épinoches opérées la veille ou l’avant-veille.
Je fais vibrer la lame au-dessus de l’aquarium ; on remarque alors que les Épinoches ont un comportement semblable à : celui qu'avaient les Épinoches intactes de l'expérience n° 2, mais cependant moins net : de mouvement de descente se fait: plus lentement et l'immobilité des Poissons pendant la marche de l'appareil n’est pas aussi absolu. Enfin le nombre de vibrations ne change rien. :
4) Même expérience que précédemment, mais avec des Epinoches dont j'ai détruit l'organe auditif dans sa région la plus externe. Je laisse la ligne latérale intacte. L'attitude de ces Poissons pendant le fonctionnement de l'appareil, est, à peu de chose près, celle de l'expérience 3.
5) Epinoches se À on.a fait subir deux opérations cautérisation de la ligne latérale et destruction ‘de Ja région externe de l’ pere auditif.
Cette fois nous n’avons plus aucune réaction ; les Epinoches se déplacent comme si les vibrations ne se produisaient pas.
> ORGANE SENSORIRL LATÉRAL DES TÉLÉOSTÉENS pre
Il faut cependant noter que leur équilibre est et On en obtient la-rupture en détruisant complètement 1Ë appareil auditif et les canaux semi-circulaires.
Voilk pour les Epinoches. Passons aux Poissons dont les terminaisons sensorielles latérales sont contenues dans les canaux des écailles. J'ai déjà indiqué que ces Poissons étaient: 7
des Carpes, Gardons, Tanches et Truites. J ai je pe essayé avec des Anguilles. : te
‘ Chacune de ces espèces a été étudiée séparément. Carpes, Gardons, Tanches, Truites étaient placées dans l'aquarium par groupes de 2 à 6 individus normaux, puis l'expérience commençait avec un nombre variable de vibrations. Pour chacune de ces espèces, j'ai pu constater que les vibrations de faible fréquence (2 à 60 par seconde) étaient sans action appréciable sur le comportement des individus ; ils paraissent s’habituer très vite à cet ordre de fréquence, tandis que des chocs ou des bruits d’une. plus grande intensité, mais non entretenus, produisent un effet immédiat que, seule, la destruction des os auditifs fait disparaitre.
. Si on soumet à l'action de l'appareil vibratoire des Carpes, des Gardons, des Perches, dont la ligne latérale a été cautérisée ou dont le nerf de la ligne latérale a été enlevé, on ne constate aucune différence de comportement entre eux et les Poissons normaux. J’ai répété l'expérience un très grand nombre de fois et le résultat à toujours été négatif.
Il n'en est pas de même, sije prends de toutes jeunes Truites chez lesquelles les écailles ne sont pas encore formées et chez lesquelles, par conséquent, jusqu'à l'âge de 3 mois, les organes latéraux sont libres à la surface de la peau et ressemblent à ceux des Epinoches. , /
Je place ces Truitelles dans l'aquarium à expériences. La lame vibre : j'observe, à chaque fermeture de courant, des mouvements de fuite d'ensemble et des réactions très vives qui durent plus longtemps que celles obtenues avec les Epinoches. L'accoutumance est plus longue à se faire : elle se produit cependant au bout de quelques minutes. !
I ne m'a pas été possible, malgré de nombreux essais, de
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