CONCLUSIONS
Il serait bien difficile dans l'étude d’un pareil problème de prétendre arriver à des conclusions absolument définitives, car l'examen minutieux des différentes expériences réalisées et des résultats obtenus, fait surgir quantité d’autres problèmes dont je n'ai pu poursuivre la solution.
Et cependant toutes ces questions nouvelles me paraissent d’une haute importance.
C’est ainsi que, au cours de ces recherches, j'ai remarqué que la coagulabilité de la lymphe variait, suivant qu'il s'agissait de Iymphe recueillie au repos, recueillie durant le travail, ou sous l'influence d’une action chimique quelconque (toxine, ergotine, solutions salines, etc.). — Il y a donc de ce côté des modifications chimiques qu'il importerait de préciser, et je ne doute nullement, bien qu'il ne s'agisse là que d’une opinion @ priori, que suivant les circonstances et la nature des actions agissantes, ces modifications ou mieux ces variations de composition chimique ne soient beaucoup plus profondes qu'on ne serait tenté de le supposer.
C'est là un autre côté de la question, et je pense que les données nouvelles qu'elle pourrait fournir ne feraient que confirmer cette opinion : que l'appareil lymphatique peut à un certain point de vue être considéré comme un appareil d'excrétion ou de défense organique.
Mais comme il serait prématuré de s’avancer dans le domaine des hypothèses, mieux vaut pour l'instant ne chercher qu’à dégager ce qui ressort nettement de l’ensemble des recherches rapportées.