‹ Recherches sur l'origine de la lymphe de la circulation lymphatique peripheriqueChapitre 13 sur 15 · ON ARE · texte numérisé non relu

ON ARE

Un premier point se trouve vigoureusement mis en relief :

La lymphe n'est pas un simple produit de transsudation du plasma sanguin à travers les capillaires sous l'influence de la pression du sang.

Rien ne paraissait plus vraisemblable que les anciennes données classiques sur ce sujet, et apparemment on ne voit pas bien pourquoi en effet sous l'influence de la pression intravasculaire la filtration ne se ferait pas abondante à travers les minces parois des capillaires, pour fournir la totalité de la lymphe périphérique. Cest évidemment là l’une des principales raisons qui a fait que la théorie d'Heidenhain sur la sécrétion lymphatique a rencontré tant d’objections au début. — Personne jusqu’à ce jour n'avait, croyonsnous, méthodiquement étudié l'influence de la pression sur la production de la lymphe, et il faut reconnaître qu'il était difficile de le faire autrement que sur de grands animaux.

Par mes expériences, je crois avoir montré que l'influence de la pression n’est pas nulle comme certains physiologistes ont eu de la tendance à l’affirmer, mais que d’autre part son rôle n’est pas bien grand non plus. Elle est simplement quelque chose, et ce quelque chose est ce qui agit dans l'élaboration d’une partie de la Iymphe pendant le repos physiologique des tissus. Une certaine pression sanguine (pression normale) est nécessaire à l'entretien régulier de la vitalité de ces tissus et c’est là la condition indispensable de la production de la lymphe.

Par contre, d’autres influences interviennent totalement indépendantes des questions de pression. Au nombre de ces influences, le travail organique figure comme l’une des plus actives.

Le second fait dont la démonstration me paraît suffisamment élablie est que, contrairement à l'hypothèse d'Heidenhain, « la Iymphe ne semble pas devoir être considérée en partie comme un produit de sécrétion des cellules des parois des capillaires sanguins ».

Rien n’a jamais prouvé cette sécrétion de l’endothélium vasculaire et mes expériences sur la ligature d’un segment jugulaire, sur l’action de l’ergotine, sur les effets de la section du sympathique cervical sont en opposition avec cette hypothèse.

L'opinion d’une sécrétion vraie de l’endothélium a d’ailleurs été combattue aussi, avec d’autres arguments, par Starling et par Asher.

Tous les documents recueillis au cours de mes recherches prou-

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