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vent au contraire que La lymphe est surtout el avant tout un produit d'élaboration des tissus ; l'élaboration se montrant proportionnelle au degré d'activité de ces tissus.
Les expériences sur l'influence du travail musculaire, et sur les variations d'intensité de ce travail, sont là pour en fournir la preuve ; mais il convient cependant de faire cette restriction, que tous les tissus (muscles, glandes, etc.) ne semblent pas devoir concourir pour une part proportionnelle à la production de cette lymphe.
Les faits enregistrés concernant l’action des toxines, me paraissent devoir être interprétés comme résultant non pas d’une action lymphagogue vraie, si l’on veut accorder à ces mots la signification d’une action excito-sécrétoire, mais bien comme résullant d’un travail chimique de désintoxication, d’un véritable travail statique nullement apparent, mais cependant très réel, de tous les tissus. Sans doute, toutes les toxines microbiennes ne se comportent pas de la même façon, puisqu'il en est dont l’action sur certains éléments anatomiques (toxine tétanique) est beaucoup plus manifeste que sur d’autres, mais il n’en est pas moins vrai qu'à côté d’une action élective spécifique, il y à un fait d'intoxication générale de tout l'organisme. Or, dans les expériences rapportées, l’action mise en évidence est sans le moindre doute le fait de l’intoxication générale, et c'est au travail chimique de désintoxication des tissus ou des éléments anatomiques qu'il faut rapporter le point de départ de l'augmentation dans la production de la lymphe.
Le résultat obtenu avec l'ergotine me paraît encore plus nettement démonstratif, car on sait qu'avec cette substance on met le système musculaire lisse et strié en activité latente lorsqu'on ne se sert que de faibles doses. Cette activité se traduit par une augmentation dans la production de la lymphe, et la production atteint son maximum lorsqu'on réalise le travail provoqué. Or là, on ne peut pas invoquer une altération possible des capillaires comparable à celle que pourraient déterminer les toxines microbiennes ; on ne peut pas invoquer une influence sur le système nerveux ou une influence lymphagogue sur l’endothélium vasculaire, car ces influences se feraient sentir tout aussi bien pendant le repos que durant le travail! Ce sont donc, à mon avis, les conditions biologiques dans lesquelles se trouvent placés les tissus qui permettent d'expliquer les
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