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variable et dépend surtout de la taille des animaux ; tantôt on obtient à peine 30 cc. de bile, tantôt ro0 et même 150 cc.
Alors que la bile de presque toutes les espèces est homogène, celle de congre contient fréquemment des masses solides, ovoïdes jaunâtres ou le plus souvent vert bleuâtre dont nous verrons plus loin la nature. Pendant le vidage des vésicules ces masses s’échappent et viennent tomber au fond de la partie liquide.
Dans une même vésicule il peut y en avoir plusieurs ; 12 0/0 environ des vésicules en contiennent,
La bile liquide est peu visqueuse. Par contre les corps ovoïdes sont très onctueux et glissent des mains avec grande facilité. C'est pour leur formation que toute la mucine biliaire semble s'être condensée.
Les uns ont la grosseur d’une noisette, d'autres d’une noix, et même d'un œuf de poule ; à l’état humide leur poids varie de 15 à go gr. Dans le traitement de la bile, il importe de mélanger les deux parties, solide et liquide.
Au point de vue de la viscosité, les biles dont nous venons d'examiner rapidement les caractères les plus importants, peuvent être rangées en deux catégories :
Biles fluides (chien, porc et veau) ;
Biles visqueuses (bœuf, congre).
Toutes sont homogènes sauf la bile de congre.
La méthode générale de traitement comprend plusieurs opérations principales qui se succèdent dans l’ordre suivant :
Extraction des matières grasses ;
Préparation de l’extrait sec ;
Mucines et matières minérales ;
Séparation des pigments ;
Isolement des acides biliaires ;
Essai de séparation des acides glycocholiques et taurocho-
liques.
I. Extraction des matières grasses. — Il y a avantage à isoler la plus grande quantité possible des matières grasses :
Er on
graisses, acides gras, lécithines, cholestérines, par un traitement direct de la bile nature:
Parmi les solvants usités dans le laboratoire, le tétrachlorure de carbone, la benzine, le chloroforme ne peuvent être employés parce qu’ils font avec la bile des émulsions tenaces ; le sulfure de carbone, l’éther de pétrole et surtout l’éther sulfurique n'offrent pas cet inconvénient au même degré.
1. Biles fluides. — Ces biles peuvent être soumises telles qu’elles à l'épuisement par l’éther. On prend un volume connu de bile, 5oo cc. par exemple, qu’on introduit dans une boule à robinet et auquel on ajoute 200 cc. d'éther. On ferme et on agite d'abord lentement en ouvrant le robinet pour permettre l’échappement de l'air, puis plus fortement sans aller jusqu’à une émulsion trop fine. Par repos l’éther peu à peu monte au-dessus de la bile entraînant avec lui une certaine quantité de matières grasses; en même temps il dissout des traces de bilirubine libre. La coloration jaune safran que prend le solvant indique la présence de ce pigment que l’on isole aisément en évaporant l’éther. Sur les parois du récipient où se fait l’'évaporation se dépose très vite à cause de son insolubilité, un fin précipité jaune orangé qui, repris par du chloroforme, cristallise en micro-cristaux classiques de bilirubine. Une première extraction achevée on fait écouler la bile en séparant à l’aide du robinet la couche éthérée.
On renouvelle l’éther el on agite à nouveau le mélange bile-éther.
La même opération est pratiquée cinq à six fois en moyenne. On est averti de la fin de l’épuisement lorsque l’éther n’abandonne par distillation qu’un résidu négligeable.
Avec les biles de veau et de chien, qui sont toujours limpides et peu visqueuses, l'extraction des matières grasses s'effectue sans difficulté ; s’il se fait au début une émulsion un peu persistante on parvient à la rompre par addition d’un plus grand volume d’éther sulfurique ou d’éther de pétrole.
La bile de porc exige plus de précautions parce qu’elle tient très souvent en suspension des flocons fibrineux ou des pré-