CHENO* LE H°0 — CHOSE CH° NO
De même pour l'acide taurocholique ; l’hydrolyse du précipité obienu par l’acétate basique de plomb sur la solution aqueuse de la bile cristallisée de PLarrner, l’a conduit, sans avoir isolé cet acide à l’état pur, à établir sa formule et l’équation de $a décomposition :
CSHSNSO’ + H?°° — CPC 2 C'HTNSO*
Dans les deux cas, en effet, il obtenait avec un même noyau cholalique deux acides amidés différents, le glycocolle et la taurine,
Pour Srascxr les méthodes d’hydrolyse ont toujours eu une importance primordiale relativement à la connaissance des acides biliaires. Au contraire les caractères de précipitation par les sels de plomb en particulier passaient au second plan puisque d’ailleurs les précipités étaient impurs,
AD TEE
Après Srrecker il semble bien que l'identification chimique par l'analyse hydrolytique ait été totalement abandonnée parce que trop longue et trop délicate. La plupart des auteurs se sont seulement occupés des caractères de solubilité, de combinaison avec les sels minéraux, les bases, les acides, ete. Leurs techniques ont pour but d'isoler directement dans le milieu biliaire si complexe, une ou plusieurs substances possédant ces propriétés secondaires.
On comprend dès lors dans quelle voie peu sûre on s'engage sans autres points de repère certains, Nous croyons qu'il ne suffit pas, même en chimie physiologique, de préparer, d’iseler des substances de pureté douteuse et moins encore de se contenter d’impureté connue, Le seul but scientifique à atteindre est la pureté aussi parfaite que possible.
11. Glycocholate de soude dans la bile du pore. — Nous venons de voir, d'après les auteurs eux-mêmes, quels sont les inconyénients des diverses méthodes de préparation de cet acide biliaire : faible rendement, pureté relative.
D’autre part, nous avons vu au laboratoire appliquer rigoureusement ces diverses techniques sans obtenir des résultats même médiocres.
Il nous a paru qu'il était beaucoup plus logique comme cela est une règle dans l'industrie, pour obtenir une substance donnée, de s'adresser à une matière qui la contient déjà au maximum de pureté ou de quantité.
Nous avons choisi comme source de matière première, la bile de porc, pour préparer l’acide glycocholique.
La bile de cet animal, Srrecker l'avait déjà établi, est très riche en glycocholate alcalin.
Au contraire la bile des autres espèces contient, d'après les auteurs, des proportions de ce sel très variables non seulement dans chaque espèce mais même suivant les races etles individus. Hüexe ne put obtenir d'acide glycocholique sur 20 0/0 des bœufs sacrifiés aux abattoirs de Tubingen ; à Leipzig, Berlin, Kœænisberg, l’insuccès fut total, De même pour l'acide tauro-
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cholique, Lassar-Coxn reconnut que la bile des bœufs allemands était beaucoup plus pauvre que celle des bœufs de la région de Saint-Pétersbourg.
Il est donc délicat de s'adresser à des biles peu riches en glycocholate. Il y a en outre deux graves écueils qui guettent le chercheur ; le peu de spécificité des réactifs employés et surtout la grande facilité d'entraînement des deux acides biliaires l’un par l’autre.
La bile de porc est retirée des vésicules biliaires provenant des abattoirs, le jour même de leur récolte.
Nous laisserons de côté les caractères physiques de cette bile ; nous insisterons seulement sur quelques points particuliers qui nous ont paru intéressants et qui n’ont pas été signalés.
Dans nos recherches, le volume moyen de bile contenue dans chaque vésicule est notablement inférieur à la normale ; c’est qu’en effet pendant la récolte et pendant le transport il se produit toujours. des pertes plus ou moins importantes. L'obturation du canal cholédoque obtenue, à l’abattoir, par simple torsion est insuffisante.
Nous avons obtenu les chiffres suivants :
Nombre de vésicules Volume total de bile Volume.par vésicule 100 5.400 centimètres cubes 54 200 10.600 — 53 5o 2.580 51
Volume moyen par vésicule — 52 centimètres cubes.
Au point de vue coloration nous avons dit que la bile est le plus souvent colorée en jaune orangé qui peut aller du jaune clair à l’orangé foncé. Dans certains cas on observe une teinte brunâtre parfois avec une faible nuance de vert. Ces différences se traduisent du reste par des modifications de spectre (p. 15).
Le contenu de la vésicule biliaire est le plus souvent liquide ; qu'il soit clair, limpide, ou rendu plus ou moins trouble par