HAE PR
très faible dépression. L'opération terminée, il reste sur filtre un dépôt blanc vitreux, de consistance pâteuse, qui se laisse détacher tant qu'il est encore humide.
Les cristaux, dans cette masse, sont agglutinés, feutrés. Dans une expérience, nous sommes partis de 1.500 centimètres cubes de bile de porc provenant de 29 vésicules. Après 24 heures de repos à la glacière, on a un dépôt qui, séparé du liquide clair, occupe un volume de 275 centimètres cubes. La centrifugation permet de réduire ce volume à 125 centimètres cubes. Recueillis, ces 125 centimètres cubes sont additionnés de 50 centimètres cubes d’eau distillée et de 10 gr. de noir animal. On chauffe le mélange quelque temps au bainmarie, puis on filtre la liqueur chaude. Il passe un liquide à peu près incolore qui est mis au frais. Deux heures après, se sont formés de minces voiles cristallins blancs, nacrés, adhérents aux parois du vase et qui tombent facilement au fond. Par filtration sous vide on obtient un gâteau cristallin pesant humide 54 gr.
La dessiccation lui enlève 33 0/0 d'eau ; la matière est alors dure, cassante, de saveur amère.
Brülée sur lame de platine, elle fond, s'étale comme une graisse, en répandant une forte odeur aromatique. Charbon très peu abondant en minces écailles, qui après calcination complète, laisse des cendres blanches, fusibles, formées uniquement d’alcalis carbonatés. ;
Trois grammes de cette substance sont calcinés pour la recherche du soufre d'après la technique suivante : la matière est mise dans une capsule de platine, puis humectée de lessive de potasse. On chauffe lentement; il se fait une pâte homogène que l’on sèche et sur laquelle à la température du rouge sombre on projette des cristaux de nitrate de potasse. Le nitrate déflagre et réalise la combustion. Les cendres sont reprises par un grand volume d’eau distillée puis légèrement acidifiées par AzO'H ; à l’ébullition on ajoute du nitrate de baryum.
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On n’a obtenu dans ces conditions que des quantités impondérables de sulfate de baryte.
La substance ainsi traitée n’était donc pas une matière soufrée. à
La recherche de l’azote par calcination en présence de potasse solide donne lieu à un dégagement appréciable d’AzH*.
Le dosage de cet élément a été fait par la méthode de Ksec-