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Parmi les bases minérales, les alcalino-terreux ne permettent pas de séparation.

Une série de considérations théoriques sur des analogies entre les acides biliaires et les acides gras nous ont conduit à étudier de près l'action des alcalis.

C’esttout d'abordune analogie de structure moléculaire entre l'acide cholalique (C**H*0" ou CH#05), noyau fondamental des acides biliaires et les acides gras : laurique, myristique. stéarique... De part et d'autre il s’agit de longues chaînes grasses en C?, CG", C et C* terminées les trois premières par un carboxyl, la quatrième par des groupements oxygénés inconnus, mais dont un est également un carboxyl. Dans ces différentes molécules, limportance de ces fonctions oxygénées est donc relativement faible par rapport aux chaînes carburées.

Pour l'acide laurique (P. M. — 255) le carboxyl terminal représente 47 grammes, c’est-à-dire 16 o/o du poids de la molécule totale, tandis que le reste pèse 214 grammes c’est-àdire 83,92 0/0 de ce même total.

Acide myristique (P. M. = 228). Poids de la fonction oxygénée — 45, reste gras = 183.

Acide stéarique (P. M. — 284). Poids de la fonction oxygénée = 45, reste gras — 239.

Pour Pacide cholalique. Poids des fonctions oxygénées — 124, reste gras — 28/4 grammes.

Si l’on passe de ce dernier à son complexe originaire, l'acide glycocholique en C*, c'est encore la chaîne grasse qui domine.

En second lieu les chlorures alcalins, en solution saturée, ont la propriété de précipiter les sels biliaires aussi bien que les sels des acides gras. Ce caractère signalé par PrLüGer et appliqué par Ten&srrôm et par M. A. Gauruier, rapproche donc les deux classes d'acides. Le relargage des savons est obtenu dans l’industrie par addition de lessives salées.

Enfin les sels biliaires jouissent de la même propriété que les savons, ce sont d’actifs solvants des graisses.

Or on sait qu'en présence d’alcalis en excès les solutions

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