‹ Recherches sur la bileChapitre 37 sur 62 · A RE · texte numérisé non relu

A RE

On dissout les cendres et on fait un volume de 100 centimètres cubes.

25 centimètres cubes exigent 5,3 de SO‘H? N/10 2) — — 5,29 — c'est-à-dire 0,0482 de Na en moyenne et p. 100 d’acide biliaire = 4,49 I. Matière 1 gr. 7149.

On a 0,1844 et cendres et p. 100 = 10,72.

On fait un volume V = 100 centimètres cubes,

25 centimètres cubes exigent 8,1 SO*H® N/10 25 — — 8,25 —

c'est-à dire 0,0758 de Na en moyenne

et p. 100 de matière — 4,41 de Na

L’acide glycocholique demande donc en moyenne 4,45 0/0 de Na. C'est un acide monobasique.

Les sels de métaux lourds s’obtiennent par l’action des bases sur le glycocholate alcalin ou par double décomposition avec les sels de ces métaux.

Ils prennent la coloration de la base qui est entrée en réaction.

Tous sont solubles dans les alcools et peuvent cristalliser par évaporation lente ; le glycocholate de zinc en particulier s’obtient bien cristallisé par cette voie.

Les sels de chaux et de baryte sont purifiés par redissolution dans l’eau. On épuise par l’eau bouillante les sels amorphes et on filtre.

Pendant le refroidissement il se dépose d’abord des précipités amorphes que l’on sépare, puis par évaporation lente on recueille des croûtes blanches, d’un blanc nacré, formées d'aiguilles accolées.

Dosage du baryum par précipitation à l'état de SOfBa

JL. Matière = 1,2537 SO'Ba pesé = 0,3009 Ba 0/0 = 14,12 IL. Matière — 2,0182 SO‘Ba pesé == 0,4777 Ba 0/0 — 13,93

Le sel contient donc 14 0/0 de baryum.

La réaction de l'acide glycocholiqne est neutre au tour-

nesol.

Piettre 7

PAL lee

Sa fonction est une fonction d’acide faible dont il reste à déterminer le degré au point de vue thermochimie. On peut dire cependant que cet acide est voisin des acides laurique, stéarique, etc.

Dans l’étude de l'acide glycocholique de la bile du porc il y a surtout deux propriétés importantes qui nous ont servi à le caractériser : 1° la facilité de cristallisation des glycocholates alcalins en liqueur neutre et surtout en présence d’alcalis ; 2° la scission hydrolytique en acide cholalique et glycocolle.

Nous avons longuement insisté sur la première puisqu'elle nous a servi de base à la préparation de l’acide glycocholique et de point de repère dans nos expériences sur la bile totale.

Il ne nous reste donc qu’à étudier la seconde.

C’est à Srrecker que revient l’honneur d'avoir réalisé le dédoublement de l’acide glycocholique, en soumettant à l'hydrolyse barytique le glycocholate de plomb. « Ce sel est chauffé pendant longtemps en présence d’une solution saturée à froid de baryte. La solution barylique reste claire et se prend par refroidissement en une masse cristalline. Si on reprend ce produit et qu'on le distille dans une cornue, on constate qu'il se dégage pendant toute l'opération de petites quantités d’ammoniac et que la vapeur d’eau entraîne des.traces de composés d’edeur désagréable ; ce sont des produits de destruction du glycocolle. On obtient de la façon suivante le glycocolle et l'acide cholalique.

On prend le précipité de cholalate de baryte et on le traite par de l’acide chlorhydrique qui entraîne le baryum à l’état de chlorure et laisse l’acide cholalique insoluble sous forme de résine brune. La solution privée de cholalate de baryte par filtration est débarrassée de l'excès de Ba(OH}* par Co* puis filtrée et traitée par HCI qui libère un peu d'acide cholalique. Le reste de Ba est précipité par addition de SO‘H?, Plusieurs chauffages du liquide en présence d’hydrate de plomb neutralisent HCI et SO‘H? en excès. Après précipitation par H?S de l’oxyde de plomb dissous et filtration, l’évaporation de la solution donne des cristaux de glycocolle »,

at QE

Nous avons repris ces recherches en faisant varier les conditions d’hydrolyse et les agents hydrolysants, acides minéraux, bases alcalines et alcalino-terreuses.

3. Hydrolyse acide. — On emploie comme réactif l’acide sulfurique à des concentrations variées et comme solvant l'acide acétique, l'acide glgcocholique étant, en effet, totalement insoluble dans l’eau.

L'expérience consiste à dissoudre un poids connu d’acide biliaire dans l’acide acétique fort puis à ajouter ün certain volume de liqueur sulfurique titrée. Le mélange est chautté au bain d'huile à l’ébullition.

Pendant la chauffe il se produit plus ou moins vite un lou-: che d'abord trés faible; on voit se former à la surface du liquide des traînées huileuses brunâtres, qui s’étalent, augmentent et se réunissent au fond du ballon en une masse," molle, pâteuse, de couleur blonde ou légèrement brune. L'attaque terminée on refroidit et on filtre pour séparer la matière insoluble. On sature l’acide sulfurique par la baryte, on sépare le sulfate de baryte et on concentre aû bain-marie.'

L'acide acétique est chassé par plusieurs additions d’eau suivies d’évaporations.

Enfin une dernière concentration donne le glycocolle cris-! tallisé. Rs

On sépare ainsi quantitativement : l’acide cholalique, Île glycocolle et une petite quantité d’une substance brune, de: saveur styptique, légèrement soluble dans l’eau, soluble dans les alcalis, insoluble dans les acides, que nous n’avons pu: étudier.

Nous donnons les détails d’une série de quatre expériences.

Acide Acide glycocholique acétique concentré Eau SO4E2 pur Hydrolyse à PR 15 gr. 80 cm? 50 9 10 0/0 11 EPORMEN — — = 10 20 = rer — Le Ge 19 30 — IVe — — — 20 Rob

On introduit dans quatre ballons de 250 centimètres cubes

15 grammes d’acide glycocholique pulvérisé, puis 80 centimètres cubes environ d'acide acétique concentré ; par chauffage au bain-marie l'acide biliaire se dissout rapidement. Dans la liqueur que l'on maintient chaude on verse par petites quantités 50 centimètres cubes de solution sulfurique ; il se fait chaque fois un trouble ‘qui disparaît à chaud. Pratiquement on ne dépasse pas 40 à 45 centimêtres cubes sans déterminer une précipitation partielle permanente.

Les quatre ballons munis de réfrigérants à reflux sont mis au bain d'huile.

L’ébullition se produit entre 135 et 140°. L'attaque n'est pas totalement identique dans chaque cas.

Dans les deux premiers ballons, c'est après la deuxième heure qu’apparaît un léger trouble, puis de petites quantités de matière huileuse brune qui monte à la surface. Vers la huitième heure la liqueur est redevenue limpide, tout l’acide cholalique insoluble s’est réuni au fond des ballons.

L’hydrolyse dans le ballon (n° 3) commence une heure après le début de l’ébullition et une demi-heure après dans le ballon (n° 4). La matière insoluble est plus foncée et possède une faible fluorescence verdâtre. 11 s’est produit une très légère attaque de la substance comme l'indique une très petite quantité d'acide sulfureux.

On laisse refroidir les solutions et on étend d'eau pour précipiter l'acide cholalique resté en solution que l’on recueille sur filtre. Les eaux sont traitées par de la baryte pour précipiter l'acide sulfurique. Après filtration et lavage des sulfates de baryte, les jus d’hydrolyse sont concentrés au bain-marie, repris plusieurs fois par de l’eau pour éliminer l'acide acétique et concentré à cristallisation. Le glycocolle se Qénees lentement en beaux cristaux qu'on sèche et pèse.

L’acide cholalique est pulvérisé, lavé et séché.

On obtient pour les quatre analyses :

Aline

Acide Glycocolle cholalique cristallisé Résidu et pertes la 12,3 1,75 0,43 He pp: 1,72 0,99 LILI 12 1,74 1,00 Vérins 11,7 1,73 ne

L'examen de ces résultats montre que l'hydrolyse se fait de la même façon à peu de chose près dans les quatre expériences.

Cependant on remarque que dansles deux dernières (IT et IV) surtout le résidu est plus abondant : en outre nous avons constaté la présence de petites quantités de SO?. Ces deux faits tendent à confirmer la vraisemblance d’une faible attaque de la substance par SO‘H?. En même temps le rendement en acide cholalique s'est un peu abaissé, et cette substance a subi une modification qui se traduit par une moindre insolubilité dans les alcalis. Elle tend à se transformer en dyslysine.

L'analyse élémentaire, comme nous le verrons plus tard, montre que les acides cholaliques obtenus ont subi une déshydratation partielle. Il devient probable que dans ces expériences l’hydrolyse. c’est-à-dire la scission en glycocolle et acide cholalique s'effectue très vite et que dans un deuxième temps qui correspond à l’insolubilisation de cet acide, il se produit une déshydration de celui-ci.

Les quantités de glycocolle sont très sensiblement les mêmes.

Nous nous sommes placés d’ailleurs, pour l’obtenir, dans les mêmes conditions de dilution et de lavage des sulfates de baryte.

Si on rapporte ces poids à 100 grammes d'acide glycocholique on obtient les rendements suivants :

LR 11,09 de glycocolle cristallisé Il. . . 11,06 ne TELE 11,49 —

MCE 11,47 22

Ces chiffres ne représentent pas la totalité de glycocolle séparé par hydrolyse ; la méthode d'isolement par cristallisation est, en effet, loin d’être rigoureuse, il y a un coefficient de perte pendant les manipulations.

Cependant les écarts ne sont pas très considérables; si l'on transforme par le calcul, tout l'azote de l'acide glycocholique (CTHSNOS) en glycocolle on trouve que le rendement théorique devrait être 13 gr. 150/0

4. Hydrolyse par les alcalino-terreux. — Comme SrREGkKER nous avons utilisé la baryte.

On verse dans une solution de baryte saturée à froid ou à chaud un poids connu d'acide glycocholique pulvérisé. On

chauffe au bain d'huile à l’ébullition jusqu’à ce que l’hydrolyse soit achevée. L’acide cholalique est alors précipité à l’état de sel de baryum insoluble, On sépare par filtration le précipité de la liqueur claire et on traite séparément les deux.

Le sel organique de Ba est pulvérisé et traité par HCI qui dissout le baryum et libère l’acide cholalique sous forme d’une matière résineuse blonde à fonction acide.

Dans les eaux on sature la baryte par l’acide sulfurique; le glycocolle est isolé par cristallisation en liqueur très légèrement acide.

4. Baryte en solution aqueuse saturée à chaud. — Dans un ballon de 500 centimètres cubes on verse 300 centimètres cubes de solution aqueuse de baryte saturée à l’ébullition, puis on ajoute 12 grammes d’acide glycocholique. On chauffe au bain d’huile.

La liqueur bout à 137° en donnant au début une mousse abondante.

Dès la troisième heure de chauffe la liqueur d’abord limpide se trouble ; il se fait de petits grumeaux qui se réunissent en masses sphériques, puis tombent au fond. Lorsque le précipité n'augmente plus on arrête l'opération qui demande douze heures environ.

On filtre la liqueur bouillante.

Les eaux d’hydrolyse et de lavage sont réunies et débar-

AE

rassées de baryte par l’acide sulfurique qui libère en même temps de petites quantités de cholalate de Ba passé en solution. On évapore les eaux très légèrement acides.

Par concentratien on obtient de gros cristaux de glycocolle (P = 0 gr. 85) et o gr. 35 d’une résine brune, de saveur amère et styptique, soluble dans les alcalis, insoluble dans les acides. à

L’acide biliaire à l’état de sel de baryte est traité par HCI qui enlève le baryum. |

Le faible rendement en glycocolle nous a conduit à doser l'azote dans cet acide biliaire.

Si on en chauffe un fragment en présence de lessive de potasse, on n’observe aucun dégagement d’AzH*.

Par calcination, au contraire, avec de la potasse solide, on obtient un départ très appréciable d’AzH®.

Dosage d'azote dans le résidu biliaire (méthode de KsecpauL)

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