‹ Recherches sur la bileChapitre 38 sur 62 · AZ — 0,009 AZ · texte numérisé non relu

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Cette proportion d'azote calculée en glycocolle, représente - un peu moins de la moitié du glycocolle total.

Une deuxième expérience faite sur 15 grammes d'acide glycocholique a dônné 0,92 de glycocolle.

8. Baryte saturée à froid. — À 350 centimètres cubes de baryte aqueuse saturée on ajoute 12 grammes d'acide biliaire en poudre. La dissolution ne devient complète qu’à chaud. On porte au bain d'huile, à 135-r40°, 12 heures. Pendant toute la durée de l’expérience le dégagement de gaz a été surveillé par lemploi d'un tube baromètré au mercure. Après le départ d'air le mercure monté à une hauteur de 30 centimètres cubes est resté stationnaire jusqu’à la fin.

L’hydrolyse s’est donc faite à l'abri de l'air et ne s’est accompagnée d’aucune perte gazeuse.

On a obtenu 11 gr. 3 de sel organique de baryum et 0,83 de glycocolle.

Dans tous les cas la baryte joue donc le rôle d’agent hydrolysant, comme l'avait montré Srrecker, mais l’hydrolyse n’est pas totale.

En outre le glycocolle libéré n’a subi de la part de la baryte aucune réaction d'oxydation ; on retrouve, en effet, la totalité de l'azote primitif.

C'est là une nouvelle confirmation des expériences faites antérieurement par MM. Erarp et A. Viza sur la non-attaque des acides amidés par la baryte à la pression ordinaire.

5. Hydrolyse par les alcalis caustiques. — Cette méthode donne des résultats très médiocres.

Dans une liqueur alcaline contenant 60 grammes de potasse solide pour 1000 centimètres cubes d’eau distillée on dissout 25 grammes d'acide glycocholique. Le mélange est chauffé à l’ébullition, en maintenant le niveau à peu près constant, pendant 4o heures. Après chaque période de chauffe de 10 heures on laisse refroidir et on constate une abondante cristallisation de glycocholate de potasse en aiguilles flexueuses caractéristiques.

Aucun dégagement d'AzH ne se produit.

La recherche du glycocolle sur un échantillon de liqueur n’a donné aucun résultat positif.

On a alors recours au chauffage sous pression.

La solution alcaline d'acide biliaire est chauffée 30 heures en autoclave, à 130° sous deux atmosphères. Même dans ces conditions, il ne se produit aucune modification sensible ; par refroidissement le sel de potasse cristallise fort bien.

On augmente la teneur en alcali que l’on porte de 60 grammes à 120 grammes puis on chauffe 20 heures à 14° sous deux atmosphères et demie de pression.

Dans ces conditions il ne se produit plus de cristallisation, et la liqueur a pris une coloration nettement brunâtre.

On étend à deux litres et on acidifie par SO‘H*. Il se dégage de fortes quantités de CO‘ et on recueille avec peine r2 gr. 85 de matière brune.

Les eaux débarrassées par cristallisation, des sulfates de soude, ne contiennent pas de glycocolle.

L'hydrolyse par les alcalis caustiques ne se produit donc pas à la pression normale et pour des teneurs moyennes en base. Sous pression et en présence de fortes quantités d’alcalis, on dépasse les limites d'une simple hydrolyse; le glycocolle en particulier est totalement oxydé.

V. Essais divers sur l’acide glycocholique. — Nous donnons en quelques lignes un court exposé de nombreux essais dont les résultats d’ailleurs sont peu intéressants.

1. Distillation. — La distillation de l’acide biliaire a été faite sur 15 grammes de matière séchée à poids constant.

On opère en ballon de Wurrz, sous 12 millimètres de mercure. Dans les premiers instants de chauffe il part des traces d’eau, puis la substance fond en une massse visqueuse. Vers 190° on voit se former un nuage blanchâtre de vapeurs qui se condensent en fines gouttelettes huileuses, de coloration jaune citrin ; de: l'eau est encore entraînée ; puis la pressron barométrique baisse fortement. A partir de 300° distillation d’une petite quantité d'huile blonde. La matière brunit; si on continue de chauffe on recueille des goudrons noirs sans intérêt.

>. Calcination du glycocholate de calcium. — On pulvérise 17 grammes de sel de chaux, que l’on mélange intimement à 5o grammes de sable fin. Le tout est réparti dans un tube de large diamètre, relié à une allonge refroidie par un courant d’eau, et disposé sur une grille à analyse.

On chauffe progressivement en commençant par la partie du tube la plus éloignée de l’allonge. Il se produit d'abord un léger boursoufflement accompagné d’un départ de vapeur d'eau et d’huile blonde. Au petit rouge, la distillation devient

assez abondante ; dans l'allonge se réunit un goudron brunâtre,

Le distillat recueilli pèse 5 grammes et représente 33 0/0 de la matière calcinée, C'est un mélange complexe totalement soluble dans l'éther. On le traite dans une boule à robinet par de la lessive alcaline. On sépare ainsi une huile, soluble dans l’éther et qui répand une forte odeur de phénol.

Le traitement par les acides donne de petites quantités de bases azotées.

La partie la plus importante est formée de carbures.

Les essais d’oxydation, de réduction, de benzoïlation, d’acétylation n’ont pas donné de résultats suffisamment concordants,

VI. Recherches biologiques sur le glycocholate de soude cristallisé. — 1. Toxicité du glycocholate. — Ces recherches ont été faites en collaboration avec notre regretté camarade et ami M. Guillaume Levêque, externe des hôpitaux de Paris. Elles avaient pour but surtout la recherche de la toxicité du glycocholate de soude et en même temps l’étude des réactions que provoque son introduction dans l'organisme.

Nous avons expérimenté sur les petits animaux de Iaboratoire (lapins, cobayes) et sur certaines espèces d’invertébrés appartenant aux genres : planorbis, lynmea, hirudo, glossi-

phonia.

1. Animaux de laboratoire. Cobayes. — On utilise des solutions faibles de sel biliaire (2 0/0) pour les injections intra-musculaires, et des solutions concentrées (10 o’o) pour les injections bypodermiques et intra-péritonéales, Ces dernières exigent certaines précautions ; la solubilité du glycocholate étant inférieure à 10 0/0 à la température de 15, elles doivent être préparées à chaud. Pour la même raison il faut, avant de les injecter, les porter à 37° au bain-marie ; cette température suffit pour faire passer en solution les cristaux formés à froid. On réalise de préférence des liqueurs riches pour réduire au minimum le volume injecté, précaution utile quand il s’agit de petits animaux.

Injections hypodermiques. — Elles sont faites à la seringue avec des solutions à 10 0/0. On injecte 4 centimètres cubes au maximum dans la même région pour éviter des décollements trop considérables,

Première série : 4 août, cobaye n° 1 (poids = 405 gr.), reçoit 7 centimètres cubes sous la peau des cuisses, 4 centimètres cubes à droite, 3 centimètres cubes à gauche.

Le 5, œdème assez sensible aux deux points d'inoculation, surtout à droite.

Le 6, sensibilité moindre à gauche, augmentée à droite.

Le 7, l’œdème s'indure à gauche pour ne laisser qu'un noyau de selérose sous-Ccutané; à droite ramollissement central, suintement épidermique, !

Le 8, 9 et 10, délimitation d'un foyer de nécrose, puis élimination d'une eschare de la dimension d’une pièce de 50 centimes, faible suppuration,.

Les jours suivants bourgeonnement rapide qui aboutit à la cicatrisation.

Le sujet guérit après fort amaigrissement.

Cobaye n° 2 (poids = 347), reçoit 4 centimètres cubes sous chaque cuisse; 8 heures après, œdèmes chauds sensibles; l'animal est triste et refuse toute nourriture ; grand affaiblissement.

Le 5, on trouve le sujet mort dans sa cage.

Autopsie : Léger œdème iacolore des régions inguinales.

Aucune lésion viscérale, urine claire.

Cobaye n° 3 (poids = 430). Injection de 10 centimètres cubes, 4 centimètres cubes sous chaque cuisse, 2 centimètres cubes en arrière de l'épaule gauche.

Le 5, œdèmes au niveau des cuisses, très faible en arrière de l'épaule.

Le 6, vive sensibilité, perte de l'appétit.

Le 7, suintement sous-épidermique avec ramollissement de la peau à gauche.

Le 8 au matin, mort.

Autopsie : Lésions cutanées, sphacèle de la peau à gauche, viscères intacts, urine incolore.

Cobaye n° 4 (poids = 415), reçoit dans 9 centimètres cubes dans Îles mêmes régions, symptômes identiques, mort le 9.

Autopsie : Œdèmes gélatineux. blanchâtres avec nécrose centrale, présence dans la cavité abdominale d’un peu de sérosité rougeûtre.

Deuxième série : 16 août, cobaye n° 5 (poids = 460), reçoit 10 centimètres cubes en trois injections,

+ Œdèmes douloureux dont deux s’atténuent et évoluent vers l'induration fibreuse, le troisième se termine par une nécrose peu étendue.

La cicatrisation se fait en quelques jours.

Cobaye n° 6 (poids — 455). On injecte 11 centimètres cubes en quatre endroits.

Le 17 on note de l’abattement, des œdèmes peu étendus, La guérison est obtenue en quelques jours sans lésion suppurative.

Cobaye n° 7 (poids — 360). 9 centimètres cubes sont introduits au niveau des cuisses ; 8 heures après, symptômes inflammatoires très accentués; état général mauvais, anorexie complète, poils hérissés.

La mort arrive en 36 heures. :

Autopsie : Œdèmes incolores à la périphérie, légère congestion des reins, urine normale. es

Cobaye n° 8 (poids — 400). 11 centimètres cubes en trois injections, très vite les œdèmes apparaissent causant de vives douleurs et une immobilisation complète du sujet; mort en 30 heures.

Autopsie : Aucune autre lésion que les œdèmes locaux.

Cobaye n° 9 (poids — 380). Injection de 7 centimètres cubes dans trois régions ; phénomènes inflammatoires peu accusés; guérison rapide sans nécrose.

Il résulte de ces expériences que le caractère général des lésions provoquées par l'injection de glycocholate est la formation d’œdèmes. Ces œdèmes, lorsque l'animal résiste, parcourent le cycle évolutif classique : cicatrisation fibreuse, ou nécrose massive des tissus. Même dans les cas de mort il y a peu de retentissement sur les organes internes; parfois une faible exsudation intra-péritonéale et une légère congestion du parenchyme cortical du rein.

Si on calcule la dose mortelle, on trouve que pour tuer un cobaye du poids moyer de 390 grammes il faut injecter 10 centimètres cubes de la solution à 10 0/0 de sel biliaire, c’est-à-dire 1 gramme de sel sec.

La dose toxique par la voie hypodermique est donc de o gr. 282 pour 100 grammes de cobaye.

Injections intra-musculaires. — Elles sont faites dans l'épaisseur de la cuisse (solutions à 2 0/0).

26 août, cobaye n° 10 (poids — 338), reçoit 1 centimètre cube de solution dans chaque cuisse.

Léger œdème à peine sensible, puis guérison.

Cobaye n° 11 (poids == 400). On injecte 2 centimètres cubes de chaque côté. Le lendemain, fort engorgement des deux cuisses; gêne dans la marche.

La guérison survient sans accident.

Cobaye n° 12 (poids == 440). Injection de 2 cm* 5 dans chaque cuisse mêmes symptômes suivis de guérison

Ces expériences ne donnent donc aucun résultat intéressant.

Injections intra-péritonéales. — Solutions à 10 0/0.

2 septembre, cobaye n° 13 (poids — 365), reçoit 5 centimètres cubes.

Le 3, parois abdominales tendues, sensibles ; appétit diminué, mouvements pénibles.

Le 4, même état, affaiblissement général plus marqué.

Le 5, ces symptômes s'atténuent, appétit reparaît.

La guérison se poursuit dans les jours suivants.

Cobaye n° 14 (poids — 350), reçoit 6 centimètres cubes.

On note surtout des phénomènes généraux graves ; stupeur, frissons, anorexie complète, mort en 22 heures.

Autopsie : Sérosité rosée dans le péritoine ; reins congestionnés ; urine normale,

Cobaye n° 15 (poids — 380). On injecte 4 cm° 5.

Après la réaction locale au niveau de l’abdomen la guérison survient en 5 Jours.

£Zobaye n° 16 (poids — 400), reçoit 7 centimètres cubes. La mort arrive en 24 heures dans le coma.

Autopsie : Même exsudation en péritoine et congestion rénale,

Cobaye n° 17 (poids — /20), reçoit 7 centimètres cubes et cobaye n° 18 (poids — 340) 6 centimètres cubes.

Ils succombent le premier 40 heures et le deuxième 15 heures après les

injections.

Les lésions dans tous ces cas sont identiques et toujours discrètes.

Si on calcule la dose mortelle, on trouve qu’il faut injecter 6 cm3 5 d’une solution à 10 0/0 de glycocholate, c'est-à-dire o gr. 65 de sel biliaire sec pour tuer un cobaye moyen pesant 377 grammes.

Pour 100 grammes de cobaye la dose toxique est donc égale à 0,172.

Lapins. Injections hypodermiques. On injecte la solution à 10 0/0 de sel. — Lapin n° 1 (poids — 2.100), reçoit 20 centimètres cubes en quatre injections.

Le lendemain, æœdèmes peu accentués presque indolores.

Les jours suivants ils diminuent puis donnent naissance à des îlots fibreux.

Lapin n° 2 (poids — 2.000). Injections de 25 centimètres cubes; mêmes lésions ; guérison rapide.

Lapin n° 3 (poids = 1.800), reçoit 21 centimètres cubes, dont 15 centimètres cubes sous la peau du ventre. Il se fait à ce niveau un vaste plastron œdémateux qui aboutit à uv îlot de gangrène à droite. Symptômes généraux graves ; vives douleurs, affaiblissement, anorexie.

Après élimination de l’eschare, tout rentre propressivement dans l’ordre.

Lapin n° 4 (poids — 2.100); 30 centimètres cubes en cinq régions ; œdèmes qui évoluent rapidement vers la guérison par sclérose.

Le lapin résiste donc aisément à des doses élevées de glycocholate injecté par la voie hypodermique.

Des quantités égales à 2 gr. 5 et 3 grammes de sel biliaire ne provoquent que des lésions bénignes qui guérissent vite.

Nous sommes assez loin des conclusions de MM. Boucnarp et ToPreL qui fixent à 0,54 la dose toxique du glycocholate de soude par kilogramme de lapin.

Nos expériences montrent que cette limite peut être reculée et reportée au delà de 1 gr. 25 par kilogramme d’animal

Injections intraveineuses. — Elles sont faites lentement dans les veines auriculaires et marginales avec des solutions de même titre.

Lapin n° 5 (poids — 1.750), reçoit le même jour (1er octobre) 5 centimètres cubes dans la veine marginale droite et 7 centimètres cubes dans la veine auriculaire du même côté. Aussitôt après l'injection le sujet se débat et pousse des cris aigus ; la respiration devient très accélérée, sac-

cadée; le cœur bat extrêmement vite, Ces symptômes d'excitation générale durent 15 minutes environ et cessent progressivement.

Le 2, rien d’anormal au niveau de l'oreille injectée, ni au point de vue général; appétit conservé ; urines normales, :

Le 4 on injecte de nouveau 10 centimètres cubes à l'oreille opposée, 5 centimètres cubes dans chaque veine auriculaire et marginale; mêmes phénomènes d’excitation mais moins accusés.

Lapin n° 6 (poids — 2.000), reçoit 15 centimètres cubes en deux fois, ro centimètres cubes dans une veine, 5 dans l’autre.

Absence de lésions locales ; mêmes manifestations générales fugaces.

Lapin n° 7 (poids — 1.500). On injecte 18 centimètres cubes, 8 à droite, 10 à gauche; même réaction. avec en plus un petit œdème suivi de nécrose par suite d’une légère injection accidentelle dans le tissu conjonctif périveineux.

Lapin n° 8 (poids 1:600), reçoit 11 centimètres cubes. La période d'excitation a duré plus longtemps chez ce sujet qui semblait moins vigoureux.

Ces expériences montrent donc que par la voie intraveineuse un lapin du poids moyen de 1.712 grammes peut recevoir sans succomber plus de 17 cm° 7 de solution de sel biliaire à 10 0/0, c’est-à-dire en poids 1 gr. de matière sèche. s ;

La dose toxique pour 1 000 grammes de lapin est donc supérieure à 1 034 et par suite notablement plus élevée que la dose classique malgré le mode d'administration par la voie sanguine qui est certainement le plus sévère et le plus brutal de tous.

2. Animaux inférieurs. — Ces animaux provenaient du laboratoire de M, le professeur Jouain, du Muséum.

Nous avons cherché à étudier leur sensibilité vis-à-vis du glycocholate de soude et à déterminer la toxicité de ce sel.

Ces expériences sont réalisées en ajoutant une quantité donnée de sel biliaire dans des volumes connus d’eau non distillée contenant ces êtres, avec des algues comme aliments, L'addition du glycocholate provoque la formation d'un léger précipité de sel de chaux insoluble qui se dépose.

«) Dans deux litres d’eau on ajoute suffisamment de glycocholate pour obtenir une solution à 1 o/o de sel biliaire.

8 planorbes (planorbis cornua).

4 lÿmnées ({ymnea limosa).

2 — ( — palustris).

1 glossiphonie.

On dépose dans la liqueur

Le lendemain ces êtres éprouvent du malaise ; les planorbes et les lymnées, après avoir fait des efforts pour s'éloigner du milieu, restent immobiles, se rétractent définitivement et meurent en deux jours.

La glossiphonie nage vivement en tous sens, puis elle perd sa vigueur et succombe le troisième jour.

B) On fait une solution à 1 pour 150 de glycocholate de soude dans laquelle « on place :

4 lymnées (/ym. limosa).

5 — ( — palustris),.

2 sangsues (Airudo officinalis).

Le lendemain 5 lymuées sont mortes, les 4 autres sont immobiles mais encore vivantes : elles succombent à leur tour 24 heures après,

Les deux sangsues sont tuées en 36 heures; c’est la mobilité qui dispa- - raît la première, puis la sensibilité en même temps que la vie. 7) Solution de glycocholate à 1 pour 200 :

4 lymnées (/. palustris).

2 — (l. limosa).

Toutes meurent en trois jours.

d) Solution à 1,66 pour 1.000, 1er août :

6 planorbes (planorb. cornua).

2 lymnées (/ym. palustris).

2 sangsues (Lirudo 0/f.), l’une de petite taille, l’autre adulte.

Du 2 au 4, rien de particulier sauf une légère diminution d'activité: les planorbes et les lymnées se sont fixées sur les parois du récipient et restent. immobiles. La petite sangsue ne se déplace que sous l’influence des excitations.

Le 5, les planorbes et les lymnées ont succombé ainsi que la petite sangsue.

La grosse sangsue a conservé sa vigueur.

£s) Solution à 5 pour 1.000,

3 sangsues de bonne taille sont tuées en 4 jours.

La toxicité pour les lymnées et les planorbes est donc fixée par l’expé: rience (9); la solution contenait 1,66 0/0 de sel biliaire.

Pour les sangsues il faut une plus forte concentration : 5 0/00 de glycocholate.

2. Pouvoir hémolytique. — La question de l'hémolyse sous l'influence des sels biliaires présente un grand intérêt au point de vue théorique et surtout au point de vue de la pathologie générale. é

On'admet, en effet, que c’est à leur action sur les hématies que doit être rapportée une grande part de leur toxicité, Lorsque au cours des affections hépatiques ces sels sont déversés, en quantité anormale, dans la circulation, ils provoquent la libération d'hémoglobine qui évolue vers son terme normal, la bilirubine et les pigments biliatres qui en dérivent.

Peu de travaux ont été faits sur lhémolyse #n vitro. Nous

citerons les recherches de Vox Duscx sur les acides biliaires, de Rywosca sur la toxicité hémolytique des différents sels biliaires (d’après lui l’hyoglycocholate serait quatre fois plus toxique que le glycocholate et ce dernier douze fois moins toxique que le taurocholate), enfin d'ArRHéNIUS sur la rapidité d’hémolyse sous l'influence des sels biliaires : « le degré d’hémolyse croîtrait plus rapidement que le carré de la concentration du sel biliaire ».

Nous avons repris ces recherches pour chacun des deux sels biliaires cristallisés.

Nous nous sommes servis de globules de cobayes débarrassés du sérum sanguin par trois lavages successifs dans l’eau salée à 8,5 0/00. A une émulsion de ces globules dans le sérum physiologique on a ajouté des volumes connus de solutions titrées de glycocholate cristallisé.

Première série d’expériences : On utilise une solution à 1 0/0 de sel biliaire.

Solution de glycocholate à 1 010

Tube témoin Tubes + solution de sel biliaire

Solution physiologique de NaCl ED CCE

I} IV | V| VIIVIHI|VIIIIX | X | XI

Emulsion glo-

bulaire—o cc., 2 0,1/0,15|0,210,2510,3|0,35l0,4|0,45|0,510,55|0,6

Après quatre heures de contact à l'étuve à 37°, aucune trace d’hémolyse n’a été observée.

Deuxième série : Même concentration en sel actif.

Solution de glycocholate à 1 0[0 EEE ECO QU QG QQUQQQUUQUQUQUQUUYQUYQYUUQUQUQUQUQUQUQ QUEUE QU

Tube témoin Tubes + solution de sel biliaire

Solution PRO ENANE ==) CRIE OS ON CT TS ID ET E MEN VS NV IV TIVEIR ER ERIC

Emulsion globulaire == |0ICE., 2

Conditions identiques de séjour à l'étuve, résultats négatifs. Troisième série : On fait une solution à 6 0/0 de sel biliaire, titre qu’on ne peut dépasser à cause du peu de solubilité de la substance.

Solution de glycocholate à 6 0/0 à

Témoin Tubes + solution du sel biliaire

Solution physiologique 5e |# "0, IV |V [VI VIH] VINIIX| X|XI

Emulsion globulaire =—’orcctas le "0" l'CC:

Après trois heures d’étuve, il ne s’est produit aucune hémolyse ; on conserve cependant jusqu’au lendemain à < 100. À

On constate alors que dans le tube témoin et les tubes I, IL et II les hématies se sont déposées ; le liquide surnageant restant parfaitement clair.

Dans tous les autres tubes, il existe .un trouble uniforme sauf au riveau supérieur et sur une hauteur de quelques millimètres où le liquide limpide est coloré en rouge dont l'intensité va en croissant avec la teneur en sel biliaire.

Le trouble des parties inférieures s'explique par la cristallisation du glycocholate, L'examen microscopique montre, en effet, la présence de très belles aiguilles cristallines bien connues.

Les hématies sont conservées dans les quatre premiers tubes avec leur forme, leur plasticité normales.

Il ne reste plus, dans les autres, que des stromas.

L’hémolyse se produit donc à partir d’une certaine concentration et après un temps relativement long. |

Il est d’ailleurs difficile de fixer exactement, dans ce résultat, la part du glycocholate dont la faible solubilité nécessite une dilution relativement grande, défavorable par elle-même à l'intégrité globulaire.

On peut cependant tirer de ces expériences une conclusion

importante, c’est que la toxicité hémolytique du glycocholate très faible sn vitro a toute chance de l’être aussi ?n vivo.

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