On part de 9,840 de sel cristallisé
On dissout dans 250 centimètres cubes d'eau, puis on ajoute pendant l’ébullition et peu à peu, 6 grammes de SO‘H? pur étendu de 50 centimètres cubes d’eau.
À chaque additionil se faitun très léger trouble blanchâtre.
Au bout d’une heure l'hydrolyse commence; à la surface du liquide monte des traïnées huileuses blondes d'acide cholalique. L'attaque est continuée pendant 14 heures.
On sépare alors l’acide cholalique qui, sec, pèse 6,96.
Les eaux débarrassées d’acide sulfurique donnent par concentration, o gr. 25 de taurine cristallisée, c’est-à-dire 2,520/0.
Le rendement moyen de taurine est donc de 2,6 pour 100 grammes de $ taurocholate de soude cristallisé.
IV. Recherches biologiques sur le 5 taurocholate de soude cristallisée. — Comme pour le glycocholate, nous avons étudié Paction du taurocholate sur les globules sanguins et sa toxicité pour l'organisme,
1. Toxicité. :— Recherches faites en collaboration avec M. Guillaume Lévèque.
Elles ont porté sur les animaux de laboratoire, cobayes, chiens et sur quelques types inférieurs appartenant aux genres lymnea, planorbis, nephelis, glossiphonta.
1. Cobayes. — On uthise des solutions à 10 0/0. Les injections sont faites à la seringue, sous la peau ou en péritoine. Injections hypodermiques. — 3 novembre. Cobaye n° 1 (poids = 370),
reçoit 2 em b sous la peau de la cuisse droite. L'animal meurt en 16 heures.
Autopsie : Légères lésions hémorragiques au point d’inoculation ; dans la cavité abdominale, faible quantité de sérosité rosée, congestion des organes viscéraux, en particulier de l'intestin grêle, urine normale.
Cobaye n° 2 (poids= 390), on injecte 2 centimètres cubes en arrière de l'épaule gauche.
Le 4, sujet est triste, se cache dans sa cage ; œdème au niveau de l’im- Jection.
Le 5, mêmes symptômes généraux, poids hérissés, anorexie complète.
Le 6 et 7, amélioration sensible, l’œædème évolue vers l'induration fibreuse.
Cobaye n° 3 (poids —410), injection de 2 cm° 5 sous la cuisse droite, même réaction générale, moins alarmante, guérison rapide.
Cobaye n° k (poids=—255), reçoit seulement 2 centimètres cubes à cause de sa ii taille.
Le 4 et 5, aflaiblissement général, œdème très douloureux, perte d'appêtit.
Le 6, 1l est trouvé mort.
Autopsie : Au niveau de l’œdème, infiltration abondante gélatineuse du tissu conjonctif, sérosité jaune citrin.
Absence de lésions viscérales et de sérosité intra-péritonéale, urine normale.
Cobaye n° 5 (poids — 300), injection de 2 cm 5 dans la cuisse gauche, faibles accidents locaux, guérison en 3 jours.
Cobaye n° 6 (poids= 280), reçoit 1 em° 5- sous l'abdomen, œdème peu étendu, guérison.
Cobaye n° 7 (poids=—468), reçoit 7 centimètres cubes : 4 centimètres cubes cuisse gauche, 3 centimètres cubes cuisse droite.
Le À, grande prostration, abdomen dur, tendu, douloureux, anorexie totale, mort le 5.
Autopsie .: Infiltration œdémateuse dans toute la région abdominale, rien d’anormal dans le péritoine et l’urine.
Cobaye n° 8 (poids = 45o), injection de 3 centimètres cubes sous la peau du dos, œdème peu accusé, guérison rapide.
Gohee n° 9 (poids = 384), reçoit 5 centimètres cubes en arrière des deux épaules, 24 heures après il succombe avec une infiltration pest-scapulaire assez abondante.
Cobaye n° 10 (poids —/80). On injecte 6 centimètres cubes, 3 centimètres cubes sous chaque cuisse.
Le 4, état général très mauvais, frissons, poils hérissés, yeux larmoyants, mort le 5 au matin.
Autopsie : OEdème abondant s'étendant à tout l’abdomen, sérosité légèrement jaunâtre.
Dans le péritoine aucune exsudation, intestin et foie congestionnés.
Le contenu de la vésicule biliaire est ici légèrement dors en rose, Jaisant supposer la présence de pigment sanguin dans la bile.
Nous avons, en effet, constaté à l'examen spectrocopique et répéré les trois bondes de l’hémoglobine } — 634, À — 675. À — 535.
C’est le seul cas où nous avons observé ce phénomène intéressant d’élimination de matière colorante du sang par le foie et la bile.
Si Jon calcule en se basant sur ces expériences, la toxicité du taurocholate ; on trouve que pour tuer un cobaye du poids moyen de 392 gr. il faut employer 4 em 5 de la solution à 10 % de sel biliaire, c’est-à-dire o gr. 45 de sel sec.
La dose toxique est donc de o gr. 115 pour 100 gr. de cobaye. Les lésions rélevées sur le cadavre sont de nature congestives, et toujours faibles. La mort est donc le résultat d’une intoxication générale.
Injections intra-péritonéales. — Une série de 8 cobayes ont été inoculés par cette voie.
12 novembre. Cobaye n° 1 (poids —295) infection de r em° 5.
Les jours suivants douleurs vives au milieu de l’abddomen, puis tout rentre dans la normale sans accident local.
Cobaye n° 2 (poids= 370), reçoit 2 centimètres cubes.
Symptômes généraux graves, immobilité, frissons, anorexie complète ; la mort survient en moins de 24 heures.
Autopsie : Sérosité rosée dans le péritoine, congestion du grand épiploon, du mésentère, et de l'intestin grêle.
Cobaye n° 3 (poids —35o), injection de 2 centimètres cubes.
Douleurs abdominales, le sujet se déplace avec difficulté en écartant les membres postérieurs, dès le 3° jour il se produit une amélioration sensible, guérison. |
Cobaye n° 4 (poids=—269), injection de 3 centimètres cubes, mort en 15 heures.
Autopsie : Lésions congestives uniquement localisées sur l'intestin grêle.
Cobaye n° 5 (poids —558) reçoit 4 centimètres cubes, mort en 24 heures.
Autopsie : Mêmes lésions avec en outre de la sérosité rosée dans le péritoine.
Cobaye n° 6 (poids=— 207), injection de 2 centimètres cubes, mort dans le coma en 13 heures.
Autopsie : Congestion intestinale, sérosité rosée.
Cobaye n° 7 (poids=—85o) injection de 5 centimètres cubes, mort en 24 heures, abdomen très ballonné.
Autopsie : Mêmes lésions, légère infiltration des parois abdominales.
Par la voie intra-péritonéale, pour tuer un cobaye du poids moyen de 44 gr. il faut injecter seulement 3 cm° 2 d'une solution à 10 o/o de taurocholate, c’est-à-dire 0,32 de sel sec.
La dose toxique est donc de 0,071 pour 100 gr. de cobaye.
2. Chien: — Nous avons administré le sel biliaire d’abord par la voie digestive.
Sujet n° 1 (poids=5,700). A l’aide de la sonde on introduit dans l’estomac vide, 30 centimètres cubes de solution à 10 0/o.
Aussitôt après on observe de l'inquiétude, puis des nausées, des efforts de vomissements dont un s'accompagne du rejet d’un liquide légèrement jaunâtre. Tout cesse et l'animal consomme son repas avec appétit.
Sujet n° 2 (poids —6.500). On. verse 35 centimètres cubes par la sonde, mêmes phénomènes, anxiété, nausées, vomissement incomplet arrêté par une déglutition rapide. Absence de diarrhée ou de tout autre trouble intestinal.
Comme l'avait déjà démontré M. le Professeur Dastre pour la bile nature, le tube digestif jouit d’une grande tolérance vis-à-vis des sels biliaires soufrés.
Injections hypodermiques. — Solution à 10 0/0.
6 octobre. Sujet n° 3 (poids=—7.4o0). On injecte 6 centimètres cubes dans le flanc droit et 10 centimètres cubes à gauche.
Le 7, aux deux points d’inoculation présence de tuméfactions œdémateuses, chaudes, sensibles : l'animal est très abattu ; il se tent le dos voussé, les conjoncelives injectées, de fréquents tremblements le secouent.
Circulation et respiration très accélérées, température — 4097
On fait deux nouvelles injections de 5 centimètres cubes en arrière de chaque épaule.
Le 8, même état, plus alarmant encore, température — 1° : Je malade maigrit, appétit très diminué ; seule la Mo est consommée 5 en petite quantité.
Dans la soirée, on observe des vomissements fréquents avec expulsion de mucosités jaunâtres ; en même temps apparaît une diarhée, peu abondante : fèces noirâtres, siniées de mucosités et répandant une odeur fade, écœurante.
Le 9, amélioration de l’état général, mouvements respiratoires moins nombreux ; pouls légèrement accéléré, température = 39,8.
A deux heures, température = {o°3. On injecte à nouveau 16 centimètres cubes en deux fois, en avant de chaque épaule.
Le 10 aggravation très sensible, les vomissements ont repris plus nombreux, la matière rejetée est un liquide visqueux, mais incolore. L'animal est triste, abattu et reste couché, suppression de l'appétit ; température — Lo°8. -
Tous les points d’inoculation sont fortement engorgés ; au niveau des premiers (flancs droit et gauche) foyers d’abcédation.
Le 11, vomissements ; diarrhée profuse, verdâtre, d’odeur infecte, urine foncée, rougeâtre mails sans pigments d’ origine hématique.
Le r2, Pa est sacrifié ; 1l a maigri d’une façon effrayante (poids —b.200).
Autopsie : Chaque œdème dû aux injections constitue un foyer purulent ; les premiers en date sont plus près de leur maturité que les derniers dont le centre est à peine ramolli : Le pus est liquide, crémeux, sans fragments de tissus nécrosés, c’est un pus de bonne nature.
L'étude bactériologique démontre qu'il s’agit d’abcès extrêmement pauvres en agents microbiens ; on trouve une seule bactérie très courbe, à bouts arrondis et colorable par la méthode de Gram, absence de pyogènes.
“Rien d'anormal dans la cavité thoracique.
Aucune exsudation intra-péritonéale ; intestin vide d’aliments, ne contenant qu'une petite quantité de mucosités jaunâtres.
Le foie seul présente des lésions : notable bypertrophie (poidsr,050), tissu lavé, friable, de coloration feuille morte.
Vésicule biliaire gonilée contenant 28 centimètres cubes de bile orangée, sans pigment sanguin.
10 octobre. Sujet n° 4° (poids — 6.000), obaton à à 5 o/o.
On injecte 5 centimètres cubes dans chaque flanc, la température s'élève le soir même à 39°7.
Le 11, température 40°, l'animal est triste et mange à peine.
On injecte 10 centimètres cubes en arrière de l'épaule droite.
Le 12, température — 40°, ædèmes au niveau des points d’inoculation, douloureux, mais peu volumineux. $
Nouvelle injection de 10 centimètres cubes sur le côté droit du thorax et de 16 centimètres cubes en arrière de l'épaule gauche.
Le 13, température = 4o°4, forte aggravation, tristesse augmentée, anorexie complète ; fréquentes nausées. Urine normale.
L'exploration des œædèmes montre que les uns ont évolué vers la sclérose conjonctive (ce sont ceux qui se sont produits sous l'influence des faibles volumes de solution bihaire, 5 centimètres cubes, les autres vers la suppuration (injection de 10, 16 centimètres cubes).
En réalité ce n'est pas le volume qui a de l'importance c’est avant tout le poids.de substance injectée.
Tant qu'on ne dépasse pas o gr. 25 de sel biliaire sec quelle que soit la dilution, 1l se produit sans doute un œædème, mais qui guérit et se termine par un foyer de selérose.
Au contraire au-dessus de cette concentration l’œdème aboutit toujours à la suppuration.
Le 14, mêmes symptômes généraux, douleurs très vives, frissons, cependant pas de vomissements, nausées peu nombreuses, température = 4o°2.
Le 15, légère amélioration, température= 39°7 ; l’ædème en arrière de l'épaule gauche s'est ouvert donnant écoulement à du pus crémeux.
Le 16, on sacrifie le sujet qui a refusé toute nourriture depuis 2 jours.
Autopsie : Parmi les lésions sous-cutanées provoquées par les injections de taurocholates, les unes sont devenues des noyaux d’induration fibreuse, les autres des foyers de fonte purulente. Pus louable, sans îlots de nécrose, très pauvre en bactéries. Par l'examen et les cultures on constate la présence de staphylocoques.
Les organes des grandes cavités thoraciques et abdominales sont indemnes ; bile, urine, de coloration normale.
Ce qui frappe le plus c’est en somme l’élat de cachexie avancée dans lequel se trouve le cadavre.
Le 16 octobre. Sujet n° 5, jeune chien {poids=8.400), très robuste, reçoit 5 centimètres cubes dans le flanc gauche.
Le 17, œdème peu volumineux, mais chaud et sensible ; on injecte 12 centimètres cubes dans le flanc droit.
Le 18, température —39°5, léger abattement, diminution de l'appétit, fortes souffrances dans le flanc droit. On injecte 10 centimètres cubes en arrière de l'épaule gauche.
Le 19, température /o°r, frissons nombreux, anorexie.
Le 20, l’œdème du flanc droit s’est abcédé largement, pus peu riche en bactéries, rares staphylocoques, température = 39°8.
Le 21 et 22, l’état général est devenu très inquiétant ; prostration complète, affaiblissement considérable. La maladie du jeune âge s’est déclarée sous la forme d’inflammation catarrhale de loutes les muqueuses digestives et respiratoires.
On sacrifie le sujet pour éviter d’inutiles souffrances.
Autopsie : Abcès du flanc droit en période de bourgeonnement cicatriciel, engorgement post-scapulaire en voie de suppuration centrale.
Sérosité rougeatre dans le péritoine.
Desquamation épithéliale abondante au niveau de la muqueuse intestinale avec mucosités jaunâtres.
Tels sont les résultats observés à la suite d’injections de $ taurocholate de soude chez le chien.
Ce sont, d’une part, des phénomènes dus à l'absorption du sel biliaire et à son élimination par les voies digestives ; et d'autre part des réactions locales avec répercussion générale.
Les premiers se traduisent par des troubles digestifs : baillements, nausées chez tous les sujets, vomissements chez quelques-uns avec expulsion de mucosités, jaunâtres, d’odeur fade, souillées de produits biliaires, enfin diarrhée à-tous les degrés. Ils sont dus à un passage du sel biliaire dans la circulation générale et à son élimination au moins partielle au niveau du tube digestif.
Les secondes sont des suppurations plus ou moins diffuses causées par une irritation produite sur place par la matière injectée, ou plutôt par une non adsorption totale de cette même matière qui injectée en trop grande quantité devient corps étranger et doit être éliminée par le procédé ordinaire de la suppuration. Les phénomènes généraux, élévation de la température, trouble des grandes fonctions, sont une conséquence de celle-ci. ; ,
Nous venons de voir que la question « poids de matière » joue un rôle considérable dans la formation des foyers de suppuration et des troubles généraux graves qui en résultent. En effet, au-dessous de o gr. 25 par injection il y a obsorpsion totale et pas d’abcès.
Il nous a semblé que le problème devait avoir une solution plus générale et qu’il fallait très certainement mettre en cause la constitution moléculaire elle-même de la substance étudiée.
Nous avons cherché dans cette voie et nous avons choisi des composés chimiques voisins des sels biliaires. |
Les sels alcalins des acides gras élevés, c’est-à-dire les savons, nous ont paru très favorables à ces études.Ces substances ont, d’ailleurs, au point de vue chimique et physique, de grandes analogies avec ces derniers, nous l’avons déjà montré plus haut. ,
Nous avons d’abord utilisé le stéarate de soude.
On en fait une solution à 5 % dans de l’eau distillée. La liqueur est neutralisée avec soin, en présence de tournesol, par de l’acide acétique étendu ; il se fait un trouble très léger. On injecte tiède.
18 novembre. Un chien de 5 kilos reçoit 10 centimètres cubes de cette solution en arrière de l’épaule gauche et 5 dans le flanc droit.
Le 19, l'animal est triste, abattu et se meut avec difficulté : à gauche volumineux œdème, sensible au point d’inoculation ; à droite œdème plus modéré, mais douloureux aussi, température — 39°9.
Le °0, température ho, l’œdème de gauche est abcédé, large lambeau de peau snhacelée, pus liquide pauvre en éléments figurés.
Celui de droite est ramolli au centre, mais encore fermé : on y puise aussi vite que possible du pus avec lequel on fait des frottis pour la recherche
des bactéries et des cultures sur les différents milieux. Absence d'éléments microbiens par les deux méthodes.
Le 91 on sacrifie l’animal qui a beaucoup maigri, aucune lésion en dehors des désordres locaux.
Le 22, on injecte la même solution à deux cobayes.
L'un reçoit 6 centimètres cubes sous la peau des cuisses et l’autre 5 centimètres cubes en péritoine.
Le 23, le premier sujet présente un volumineux œædème sous-ventral qui s'obcède avec nécrose de la peau le 24, suppure abondamment puis se cicatrice les jours suivants.
Le second succombe en 48 heures à une péritonie fibrimeuse. Dans les fausses membranes présence d'une strepto-bacille prenant le gram.
Nous avons refait ces expériences avec les savons alcalins, des acides oléiques et lauriques purs.
Déjà, nous avons obtenu au point de. vue absorption et formation d'abcès aseptiques, des résultats tout à fait identiques que nous poursuivons en ce moment.
Les sels biliaires, en particulier les taurocholates possèdent donc, en dehors de leurs pouvoirs toxiques vis-à-vis des hématies et de l’organisme tout entier, la propriété d'être difficilement absorbables à partir d’une certaine concentration tout comme les savons des acides gras élevés, propriété qu'ils doivent à leur constitution moléculaire.
3. Animaux inférieurs. — Dans des solutions aqueuses contenant des poids connus de taurocholate on dépose un certain nombre de ces animaux et on observe comment ils se comportent dans ce milieu.
18 août. &. — À 5oo centimètres cubes d’eau ordinaire, on ajoute 4 centimètres cubes d’une solution à 10 0/0 de sel bihaire (solution à 0,8 0/00). La liqueur reste clair malgré la présence de chaux, les taurocholates alcwlino terreux sont, en effet, solubles.
Dans le milieu on place
2 planorbes (planorbis cornua).
2 planorbes (ombilicata).
3 lymnées (/ymnea palustris).
2 néphelis.
Le 19 et le 20, on note une simple diminution d’achivité ; une des * lymnées se fixe sur les parois du vase et reste immobile.
Le 21, elle est entourée d’une épaisse couche de mucus blanc qui forme bouchon à son orifice, sensibilité très atténuée.
Le 22, toute sensibilité à disparu et la putréfaction a déjà commencé.
Les autres ont repris leur activité normale,
6. .— À 1.000 centimètres cubes d’eau on mèle 16 centimètres cubes de solution de taurocholate à 100/0 (liqueur à 1.6 0'00 de sel biliaire).
3 planorbes (planorbis cornua).
3 planorbes (planorbis ombilicuta).
lymnée (/ymnea palustris).
4 lymnées (Z. limosa).
I paludine. À
3 néphelis.
1 glossiphonie. .
Au bout de trois jours, on constate la mort de 3 planorbes (3 planorbis ombilicata, 2 planobis cornua) avec forte secrétion de mucus, les autres restent un certain temps immobiles, puis elles reprennent leur activité et se débarrassent du mucus qui tombe au fond du liquide.
y. — Solution à 2,5 0/00 de taurocholate.
4 (L. limosa).
2 (L. palustris).
> sangsues (Ayrado officinalis).
1 glossiphonie.
6 lymnées
Dès le deuxième jour tous ont succombé sauf une sangsue de grosse taille qui résiste jusqu’au cinquième jour.
De ces quelques expériences 1l résulte que les taurocholates sont nettement toxiques pour ces êtres inférieurs puisqu ils peuvent être tués déjà avec des concentrations de 0,8 pour 1.000.
Les mollusques manifestent leur sensibilité vis-à-vis de ces sels d’une façon inattendue par une forte sécrétion de mucus qui doit être considérée comme une réaction de défense.
Ces recherches, en dehors de leur intérêt théorique, peuvent dans une certaine mesure recevoir une appheation pratique en agronomie.
On sait, en effet, que les Iymnées et les planorbes sont les hôtes nécessaires chez lesquels les embryons de douves accomplissent leur passage à l'état de cercaires.
La destruction de ces mollusques par addition de-bile dans les mares où elles vivent, permettrait d’atténuer dans une certaine proportion les progrès de ce fléau de l'élevage. qui constitue la distomatose du bœuf et surtout du mouton et qui est si répandue dans les régions basses et humides.
Pouvoir hémolytique. — Nous nous sommes servis d’hématies de cobaye, lavées plusicurs fois, sur lesquelles on fait agir une solution à 2 0/0 de sel biliaire.
4". série d'expériences. — On emploie © em 2 de globules dilués dans 5 centimètres cubes de sérum physiologique.
Solution de taurocholate à 2 °\, TT
Té-
T 2 + À ubes solutiou de sel biliaire moin a
Globules sanguins =ocm.2.| . . il IHIIHIIVI V | VI VII VIH IXI X
Sérum physiologique—5cm? . |. Jocer|o,210,3l0,4[0,5|0 610,7| 0,8 |0,g{1 cm? Nacl à 8,5 0/00. |
4 heures, les mélanges de globules et de solutions biliaires sont mis à l'étuve à 38°. |
h h. 30, hémaues partiellement déposées ; à parur de (IV), légère hématolyse, facile à apprécier seulement sur une zone superticielle de quelques millimètres, et qui est d'autant plus accusée qu'on se rapproche du dermer tube plus riche en taurocholate.
4 h. 35, après ces observations on remet à l’étuve.
5 h. 15, tube (X), hémol, se tolale, liqueur limpide, rouge, stromas dis- SOUS :
Tube (IX et VII) hématolyse se non encore achevée, solution trouble au microscope, présence de globules intacts et de stromas hibres.
Tube (I et Il), nalle.
Tubes intermédiaires, plus ou moins avancée, mais partelle.
9 h. 15, hémolyse totale dans VIIE et IX.
6 h. 30, hémolyse totale dans VIT, VI, V, début dans IE.
7 h. 30, encore incomplète dans HI et IV, nulle dans Il.
Examinées au spectroscope les liqueurs laquées possèdent la bande 7 =634 que le fluorure de sodium fait transporter à ? —612.
2° série. -— On expérimente sur un volume moindre de globules o em* 1.
Solution de taurocholate de soude à 2,/°