‹ Recherches sur la circulation des lamellibranches marinsChapitre 4 sur 66 · TUE · texte numérisé non relu

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Wendet man diesem seine Aufmerksamkeit zu, so markiren sich klar und deutlich in ihm helle Canaele von 0.0008® Durchmesser einfach oder verzweigt. Die aeussere Muendung ist zwischen den Flimmerhaerchen angebracht, die innere geht in das Lueckennetz ueber, welches zwischen der Fussmuskulatur bleibt ».

H. von Jhering (61, 1 et 2) considère cette opinion comme une grossière erreur et admet que ces canaux ne sont que de simples plis de l'Epithélum.

Langer (70), qui étudia avec tant de soins le système circulatoire de l'Anodonte, nie les pores aquifères pédieux. Pour lui, l’eau arrive dans le péricarde par l'organe de Bojanus et là seulement le système circulatoire est ouvert.

Agassiz (5) se déclara de l'opinion contraire après ses expériences sur la Natica Heros, la Mactra solidissima et la Pyrula carica. On sait qu'ayant placé cette Natica rétractée dans l’eau contenue dans un tube gradué, 1l ne vit pas le niveau changer malgré l'énorme extension dont est capable cet animal. Il devait donc y avoir des pores aquifères permettant un afflux rapide et momentané de l'eau : le volume total ne pouvait donc augmenter. Ces pores existent peut-être dans ce cas particulier, car Schiemenz semble en avoir vraiment démontré la présence dans la Vatica Josephina, mais aucune généralisation n’est possible.

Peu après, Milne Edwards adopta l’idée d’Agassiz dans son grand ouvrage sur la Physiologie et l'Anatomie comparées (83,3), et von Hessling (56) dit avoir vu très nettement un pore aquifère conduisant dans un canal de 4" de large et 20 à 22 de long, et il put injecter les Anodontes perlières par cet orifice après les avoir maintenues dans l’eau fraiche deux jours après leur mort.

Je ne citerai que pour mémoire, l'erreur de Rolleston et Robertson (110,1) qui regardaient les ouvertures génitales décrites par Lacaze-Duthiers (67,6) comme les orifices d’un système aquifère spécial. Les auteurs rectifièrent

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eux-mêmes leur erreur (110, 2), après une protestation de Lacaze-Duthiers, en ce qui concérne les orifices génitaux. mais maintinrent l'existence de leur système aquifère.

Dans ses Eléments d’Anatomie comparée, Gegenbaur (48) admet chez les Mollusques une communication avec le milieu ambiant, au moyen des organes d’excrétion, en sorte qu'il y a afflux d’eau et mélange de cette eau avec le sang.

Le travail où Von Jhering (61) réfutait les opinions de Leydig fut publié dans la même année que le grand mémoire de Kollmann sur la circulation des Lamellibranches des Aplysies et des Céphalopodes (66,1). Pour lui, l’organe de Bojanus n'intervient pas. l’eau entre par des pores spéciaux difficiles à constater sur le pied. Elle va aux branchies avec le sang, les parcourt et ne revient qu'ensuite dans les oreillettes et le cœur. Il a vu ces orilices dans l'Anodonte, l’'Unio ainsi que dans le Pecten, le Spondyle, la Moule dont il propose d'appeler le pied fwbe aquifère (Wasserræhre). !

Sabatier (113,2) affirme très catégoriquement l'existence d'un pore du système aquifère, placé près de l’extrémité libre du pied, sur la surface postérieure de ce organe. Malgré des recherches très minutieuses Tullberg (129) n’a pu trouver cet orifice à l'extrémité du pied de la Moule. Sabatier (113, 1 et 2) n’admet pas non plus un afflux d'eau par l’organe de Bojanus. Griesbach (49) est de cet avis. D’après lui l’eau entre par le pied et par l'organe rouge brun.

La question, comme on le voit, commençait à devenir diffuse quand J. Carrière fit paraître son premier travail sur les glandes du pied des Lamellibranches (25, 1). I admet l'existence des orifices cités, mais pour lui ce sont les embouchures de glandes byssogènes, dégradées et modifiées, par lesquelles l’eau ne peut pénétrer dans le pied. Si de grandes quantités d’eau sont nécessaires à certains moments, l'entrée ne peut se faire que par les reins. Il est

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remarquable que Th. Barrois (9, 1,2,3) isolément et à peu près en même temps, soit arrivé aux mêmes conclusions en ce qui concerne les orifices situés dans le pied des Lamellibranches.

Malgré l'excellence de leurs figures, le nombre des espèces étudiées et comparées, ces deux auteurs étaient trop affirmatifs pour qu'il ne fussent pas en butte à de nombreuses attaques de la part des défenseurs des anciennes idées.

Griesbach modifia el accentua ses conclusions précédentes dans un travail (49,2) paru en 1883 :

6° Le système circulatoire n’est pas fermé mais communique avec le milieu ambiant.

7 Le liquide contenu dans les vaisseaux est un mélange d’eau et de sang.

8 L’afflux d’eau se fait par les pores aquifères, tandis que la sortie de l’eau s'effectue par l'organe de Bojanus.

9% Il n’y a pas un système aquifère spécial.

10° L'introduction d’eau est constante.

Griesbach a étudié les Naïadés et a signalé des pores longs de 1 à 3". Il serait étrange que l'existence de pores ayant cette dimension ne fût pas facilement constatable.

Cattie (27) confirme’les idées de Barrois. Quant à Hanitsch (52), il admet que le système circulatoire et le milieu ambiant communiquent, mais grâce à des fentes intercellulaires (Spaltraeume) servant en même temps de conduits excréteurs aux nombreuses glandes qui tapissent la surface du pied.

Les idées de Carrière et de Barrois étaient un premier acheminement vers une explication rationnelle de la turgescence. Déjà Griesbach (49), Sabatier (113) et Kollmann (66) avaient fait perdre de l’importance à l'opinion de l'introduction de l’eau. Ils ont montré qu'elle ne sert pas seule au gonflement, bien que, d’après eux, l’eau soit encore nécessaire. puisque la quantité de sang n’est pas suffisante pour remplir les lacunes.

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Ray Lankaster (71) nie les communications avec l'extérieur et suppose que le simple refoulement rapide du sang dans le pied suffit à expliquer la turgescence.

Fleischmann (41) porta un dernier coup à la théorie de l'entrée de l’eau dans le pied, non-seulement en remettant en lumière l’ancienne opinion de Keber pour l'Anodonte, mais en montrant que le sang, pendant la rétraction, est emmagasiné dans le manteau, que son poids est égal à la moitié de celui du corps et non pas égal au sixième (Ermann 38) et que de plus l’orifice bojano-pédieux est muni d’un sphincter qui permet dans le pied la stase de cette énorme masse de sang. Ces résultats, vrais pour l’Anodonte, étaient-ils vérifiés dans tout le groupe des Lamellibranches ?

Avec Schiemenz (115) nous entrons dans des idées nouvelles. Il nie la communication des vaisseaux sanguins avec l'extérieur, mais il admet un afflux d’eau temporaire par des pores pédieux microscopiques, dont le plus grand avait 8 ,. Ses expériences bien conduites lui permirent de montrer qu'ils conduisent dans un système aquifère spécial, distinct du système circulatoire, tapissé par une fine membrane qui n’est pas toujours visible ad oculos, mais dont l'existence peut toujours être affirmée grâce aux noyaux de ses cellules. Ce système aquifère, si nettement démontré par Schiemenz pour la Watica Josephina, serait peut-être une exception dans le groupe des Mollusques et sa présence s’expliquerait par ce fait que les Natices sont capables d’un gonflement plus considérable que les autres genres.

On a signalé d’autres ouvertures faisant communiquer le système circulatoire avec l’extérieur dans beaucoup d’autres Mollusques. Mais je m'arrète ici ; l'exposé que j'ai fait des théories successives relatives aux Bivalves étant déjà peut-être trop long.

La circulation dans la branchie des Lamellibranches et sa structure même présentent encore de nombreuses

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