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franchir des idées généralement admises et commencer par les formes les plus simples, c’est-à-dire par les branchies lilamenteuses pour arriver aux branchies plissées qui, pour lui, représentent done un degré supérieur de développement. Au trois types de branchies admis par Adler et Albany Hancock, branchies Æliformes, fenestrées et plissées, il ajoute un quatrième type : c’est la Cowlissenkieme du Pecten Jacobaeus. Je montrerai combien est fausse son idée.
L'année suivante, Peck (92) en étudiant l’'Arce, la Mytilus, Y Anodonta, la Dreissena. arriva à cette conclusion intéressante que la branchie des Naiadés est un organe très modifié et que primitivement la branchie des Lamellibranches n’était pas lamelleuse, mais formée de filaments Juxtaposés et indépendants. En même temps, Sabatier (113) publiait ses recherches si originales sur la branchie de la Moule. Puis Sluiter (122), von Haren Noman (4), étudièrent un certain nombre de types se rapportant aux divisions admises par Bonnet et qu'ils adoptèrent.
C’est alors que parut le travail de Mitsukuri (84) sur les branchies de la Mucula proxima Say et de la Yo/dia limatula Say. La Nucule, aussi ancienne géologiquement que les Avicules et les Arches, devait être particulièrement intéressante à étudier. Il put voir que dans ces deux types l'appareil branchial existant représente seulement les feuillets directs des branchies des Area: les feuillets réfléchis ne se seraient pas développés. C’est donc un appareil branchial déjà très simple. De là, l’auteur conclut que la forme primitive était peut-être un simple bourrelet longitudinal parcouru par un vaisseau et que pour augmenter la surface respiratoire, il s’est formé des replis qui ont donné la disposition observée chez les Vucula et les Foldia, puis celle de l'Arca et enfin les branchies plus complexes des autres Lamellibranches.
Tel était l'état de la question quand j'ai entrepris le présent travail. Les résultats auxquels je suis arrivé
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avaient déjà été enseignés au laboratoire des Hautes Etudes par mon excellent ami Bouvier, puis résumés dans une note présentée à la Société Philomathique et mon travail avait été accepté à la Sorbonne, lorsque a paru la communication de Pelsener sur la classification phylogénétique des Lamellibranches, publiée dans le Bulletin scientifique du Nord (93, 3). J’ai été très heureux de voir la concordance qu'il y a entre mes idées et celles de Pelsener. J’exposerai plus loin les résultats synthétiques de mon travail. Mais auparavant et pour faciliter la lecture du présent mémoire, je crois devoir dire en quelques mots les changements que je suis appelé à introduire dans le langage usité à propos des branchies des Lamellibranches.
Je démontrerai que, comme chez les Seutibranches, il n'y a qu'une branchie de chaque côté du Pélécypode ; que chacune se compose ordinairement de deux lames branchiales, Vexterne etl'interne ; que chaque lame est formée par deuæ feuillets , le direct. celui qui part du vaisseau afférent collecteur, et le réfléchi, qui part du bord libre de la lame et remonte en s'appliquant plus ou moins contre le feuillet direct. La nomenclature est assez embrouillée, chaque auteur ayant voulu employer ses termes propres, aussi n’utiliserai-je, dans ce travail, que ceux que je viens de définir. Pelsener donne une concordance des différents termes qui ont été en usage. Les expressions de Dibranches et Tétrabranches, créées par M. Fischer pour désigner les Pelécypodes qui ont « deux ou quatre branchies » ne pouvant plus être employées par moi, il m'a semblé utile de grouper sous la dénomination de Monobranches (= Tétrabranches Fischer), tous les Bivalves qui ont de chaque côté une branchie complète. et d'appeler Æémibranches (— Dibranches Fischer), ceux qui ont un appareil branchial incomplet. Je m'empresse d'ajouter que je n’emploierai ces termes que pour faciliter le langage et que je n’y attache aucune valeur taxionomique.