ANT TIC CNET DES
AVICULA Brug.
L'Avicule n’est pas très commune sur nos côtes; pourtant M. Durègne, directeur de la Station zoologique d’Arcachon, a pu me procurer de ces animaux frais en assez grande quantité pour mes études. — L'espèce que l’on trouve assez communément à Arcachon est l'A. tarentina Lam. Je commencerai cette étude par l'appareil cireulatoire des Aviculidés lequel offre des particularités remarquables, tant à cause de la forme spéciale de l'animal qu'à cause de la présence d’un byssus très développé.
La forme de la coquille de l’Avicula a des rapports avec celle de l'Huître perlière. Elle est bien connue avec sà courbe vers l'arrière et sa charnière allongée que continuent deux prolongements, antérieur et postérieur, sur chaque valve.
L'animal que l’on trouve entre les deux valves est un Monomyaire. Il possède un manteau très grand, très extensible grâce à une série de faisceaux musculaires rayonnants. Les lobes postérieurs remontent derrière le muscle adducteur, se relèvent et vont se souder sous le bord
I opus cardinal pour donner un rostre palléal postérieur qui est exactement placé dans le prolongement de la suture palléale antérieure. Le manteau est donc très allongé dans le sens antéro-postérieur. — La position de ces animaux est variable puisqu'ils s’attachent par un fort byssus. Aussi les suppose-t-on toujours placés sur le pied (la gouttière pédieuse formant la sole du pied) et reposant sur le substratum : la bouche est en avant, l’anus en arrière, la droite et la gauche sont la droite et la gauche de l’observateur. Le dos sera la partie sous-cardinale. Ceci était nécessaire pour nous orienter et chercher le cœur qui, comme on le sait, est toujour dorsal et entouré par une membrane, le péricarde.